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alaincollet

Cadre EDF retraité. Différents postes occupés dans les domaines des essais, de la chimie, de l’ingénierie, en centrales thermiques classiques à partir de 1967 puis nucléaires à partir de 1973 : Marcoule, Bugey, Tricastin.

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Derniers commentaires



  • alaincollet 9 octobre 2008 17:58

    Bonne idée que de vouloir "éclairer "le débat, mais il y a du boulot car l’idéologie l’emporte souvent sur les faits objectifs. Toute source d’énergie, aussi importante que l’énergie nucléaire (>15% de la production électrique mondiale, à la hausse...) a un impact environnemental. Les hydrocarbures et le charbon provoquent les changements climatiques qui constituent le risque majeur pour l’humanité au 21ème siècle (On n’aurait plus, selon le GIEC, que 7 ans pour inverser la tendance... ) L’éolien même limité à 10% de la production électrique coûtera la "peau des fesses" aux citoyens français sans satisfaire les besoins notamment en terme de réduction du CO2 (100 E/an/français en plus de la facture, estimation actuelle). Idem pour le photovoltaïque mais en pire...
    Reste la biomasse, le thermique solaire et les économies pour "limiter la casse", mais en aucun cas permettre de satisfaire tous les besoins futurs (moins de chauffage mais plus d’autos électriques), surtout si on a l’intention de rapatrier qq productions industrielles pour préserver l’emploi et la balance commerciale. Heureusement il y a le nucléaire, qui préserve le climat au meilleur prix de revient actuel, et qui préserve la balance commerciale. En plus de 40 années d’exploitation de centrales nucléaire en France, pas un seul accident sérieux pour l’environnement, même si des risques, étudiés, existent. Mais dans le même temps des morts par centaines de milliers en lien direct avec la consommation des hydrocarbures (effet de la pollution atmosphèrique et du réchauffement) et d’autres milliers dans le monde pour extraire le charbon. Des morts même dans les hôpitaux français qui manipulent mal les sources radioactives, alors qu’ils ont mission de préserver notre santé. Et toujours pas la moindre victime pour le nucléaire civil français depuis 50 ans... Mais par contre des associations comme la CRIIRAD qui siègent dans des Commissions Locales d’Information de centrales nucléaires, ou investissent les médias d’information, alors qu’elles sont des antinucléaires déterminées et déclarées. De quelle indépendance de jugement peuvent-elles se réclamer pour renforcer l’information objective du public ? Si des élus nationaux, régionaux, locaux, veulent des éclairages objectifs, ils ont tout le loisir d’en mobiliser, de s’en "offrir", sans devoir recruter dans le personnel militant et politique. Pour finir, quid des déchets nucléaires ? Et bien rien de dramatique à avis, hors le discours des antinucléaires... Jamais une industrie lourde n’a pris autant de précautions en matière de gestion des déchets et rejets, car la prise en compte des risques est un principe fondateur de cette énergie, tout au long de sa chaîne. EDF sait combien elle a rejeté et rejette de radioactivité. On pourrait lui demander des comptes à tout moment. Mais qui est responsable des pollutions pour plusieurs siècles des fleuves au PCB, des pollutions terrestres aux produits chimiques, ou de l’atmosphère au CO2 ? Les techniques sûres pour gérer à long terme les déchets nucléaires existent et les volumes à traiter semblent trés raisonnables au regard du service rendu. Et pour les futures générations de réacteurs, les volumes vont diminuer. Un grand souci pour l’avenir est soi-disant de conserver la mémoire des lieux de stockage, au fil des siècles... Un problème de déchets qui réside dans sa mémorisation à trés long terme, est un problème qui encombrera sans doute peu l’esprit des futures générations...
    A propos de la fin du nucléaire, les USA ont mis au point un réacteur miniature (primé) qui pourra alimenter en chaleur et électricité durant 10 ans et sans intervention, une ville de 30 000 habitants. Retour à l’usine, par la route, pour rechargement en combustible. Certains voudraient donc voir la fin de cette énergie abhorée, mais ils risquent de devoir s’habituer à croiser de plus en plus de réacteurs dans leur "paysage". Car quelle souplesse pour alimenter les aglomérations éloignées des centres de production, et sans attendre que le vent veuille bien souffler, et sans gâcher le paysage... Et oui, nucléocrate ils vont dire...



  • alaincollet 1er octobre 2008 18:39

    Bonjour. Il me semble que votre interprétation est un peu rapide vis-à-vis de l’insuccès actuel de la filière rapide. Si en France cette filière a été stoppé en 97 c’est avant pour que le PS en tire un avantage politique en s’alliant avec les Verts pour les législatives 97. Et le coût de l’opération, jamais annoncé, ne semblait pas un problème contrairement au bouclier fiscal de N SARKOSY... Pourtant Superphénix, juste avant d’être arrêté, avait obtenu le reccord annuel de disponibilité du parc nucléaire. Comme c’est ballot après tant d’ennuis de jeunesse, enfin corrigés...
    La filière rapide ce n’est pourtant pas fini puisque en plus de l’Inde qui fait partie du club, et que vous avez oublié, la France, le Japon et les USA viennent de signer un accord pour mutualiser leurs efforts de recherche. Si la filière redémarre, l’argumentaire sur le manque de ressource d’Uranium ne pésera plus trés lourd dans les futurs choix. L’optimisation des consommations électriques comme le développement des énergies renouvelables sont certainement un progrès souhaitable, à condition d’avoir les moyens de se les offrir dans une économie mondiale chahutée. Il n’est pas sûr que l’Inde dont des populations miséreuses survivent avec nos déchets industriels ou les Ukrainiens, sans gaz ni pétrole, qui ont accepté de vivre 15 ans à coté de réacteurs en service, jumeaux de celui qui a explosé, comprennent dans leur situation, les discours écologiques de restriction ou de mise en oeuvre d’investissements peu rentables. Depuis le début de l’ère industrielle seuls les pays disposant d’énergie abondante et bon marché (physique ou humaine) ont pu se développer fortement. L’énergie c’est toujours le nerf de la croissance économique (Choc pétrolier de 73 = + 1 millions de chômeurs) et sa consommation ne décline pas au niveau mondial, comme les rejets de CO2 qui augmentent de plus de 3,5% / an contre 2% dans les années 90. Or le changement climatique c’est la problématique urgente du moment, et toutes les énergies sans émissions de GES devraient être mises à contribution, en ne rêvant pas d’un chute rapide de la demande globale, à moins d’espérer une récession économique majeure qui ne rendra pas les terriens plus soucieux de l’écologie, ou plus heureux. Cordialement.







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