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Alli Gator

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  • Alli Gator 8 juin 2007 15:32

    Les larmes du sieur Krokodilo sont celles du défaitisme. Considérer l’hégémonie de l’anglais dans les masters Erasmus Mundus comme un enterrement de première classe des autres langues européennes, c’est commettre une erreur de jugement en se fiant aux apparences. L’objectif de ce programme est d’attirer dans les établissements européens d’enseignement supérieur les meilleurs étudiants du monde (www.europe-education-formation.fr). Ces étudiants devant étudier dans aux moins deux établissements des trois qu’impose a minima un master Erasmus Mundus, prenons l’exemple d’un master bulgaro-franco-finlandais. Où dans le monde, en dehors de l’espace européen, va-t-on trouver des étudiants maîtrisant à la fois deux des langues de ces trois pays d’accueil potentiels ? Nulle part, évidemment, sauf rarissime exception. Au nom de quoi s’offusquer dès lors que des étudiants américains, australiens ou asiatiques viennent suivre chez nous un cursus en anglais, dans le cadre d’un master européen ? Ne peut-on imaginer au contraire que, immergés pour un temps en milieu francophone, grâce à Erasmus Mundus, ces étudiants vont s’imprégner de notre langue et de notre culture et peut-être, pour certains, s’y arrimer pour la poursuite de leur troisième cycle, par exemple dans une thèse sous cotutelle ? Je crains donc, monsieur Krokodilo, que votre posture ne vous condamne aux eaux stagnantes du marigot, et la langue française avec vous. Est-ce donc cela que vous voulez pour elle ? On n’attire pas, voyez-vous, les mouches avec du vin aigre (je l’écris bien en deux mots). Soyons donc imaginatifs et habiles. Les voies de la francophonie ne sont pas, à l’instar de celles du Seigneur, impénétrables, pour autant qu’on admette que la ligne droite n’est pas forcément le plus court chemin entre un étudiant d’une région éloignée du monde et notre langue. Plutôt que de pleurer sur la mort inéluctable du français, faisons confiance à sa force de séduction, une fois les étudiants des autres continents attirés sur notre territoire par Erasmus Mundus. C’est aussi cela la force de l’Europe, au service de toutes ses langues, et donc de la francophonie.







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