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anarkali

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  • anarkali 9 novembre 2007 02:53

    J’ai un double sentiment devant votre papier, il est plein d’approximations et d’erreurs, mais il apporte beaucoup d’éléments de compréhension peu cités autre part par d’autres « journalistes » ou blogueurs, etc.

    Juste l’introduction par exemple (je vous cite entre guillemets) : « Le Pakistan est en train de vivre des moments délicats. Sorti « de la cuisse de l’Inde » en 1947, cette jeune nation islamique a eu à affronter des partitions meurtrières. »

    Bon, le Pakistan ne sort pas de la cuisse de l’Inde, cela ménerait à croire qu’il y eut en 1947 deux pays dont le Pakistan a fait sécession, or il y a bien eut Partition de l’empire des Indes, et donc, deux Etats indépendants dès 1947.

    « On se rappelle des mots du jeune BHL visant à alerter la communauté internationale de la catastrophe Bangladhi. À l’époque, le Pakistan désespéré tentait de reprendre par une brutalité toute militaire un quart de son territoire qui lui échappait. »

    La Sécession du Pakistan Oriental mériterait évidemment un article à lui tout seul. Je précise seulement que le Pakistan oriental représentait la moitié de la population, elle-même musulmane mais avant tout bengalie, parlant bengali et revendiquant la culture bengalie. La sécession du Bangladesh fut l’échec de la théorie des deux nations.

    « Après cette cuisante débâcle, le Pakistan lorgna sur le Kashmir à dominante musulmane et sous l’autorité de l’Inde... Là, s’ensuivirent d’interminables escarmouches qui débouchèrent parfois sur des péripéties humiliantes pour le Pakistan : on rappellera la retraite de l’armée pakistanaise qui pourtant avait mené une campagne victorieuse au Kashmir en 1999 sous la pression internationale. Erreur fatale qui décida notamment le général Musharraf à évincer le chef de l’État Nawaz Sharif dont le pouvoir se confondait avec une corruption sans précédent couplée à des réformes islamisantes très anxiogènes pour l’Occident. »

    Bon, le Pakistan n’a pas attendu 1971 pour s’intéresser au Cachemire, et dès 1947-1948, la première guerre indo-pakistanaise porte sur ce point de tension.

    « Mais le Pakistan reste également le premier pays musulman à s’être doté de l’arme nucléaire le 28 mai 1998 dont le concepteur Abdul Qadeer Khan est élevé en gloire nationale... Particularité donc d’un pays qui arrive à une excellence technologique et dont la population conserve un mode de vie quasi-médiéval. »

    Je passe sur le mode de vie quasi-médiéval, cela relève du mensonge pur et simple, ou de la simplification abusive. Je veux bien décrire un « retard technologique » (avec toutes les connotations progressistes et pas forcément positives que cela charrie), mais pas un mode de vie médiéval. Dommage que vous tombiez facilement dans le cliché.

    « Contradiction d’un pays qui conduisit une femme, Benazir Buttoh, aux plus hautes fonctions exécutives alors que certains mouvements politiques soutiennent des positions très radicales ouvertement proches d’Al Qaeda. »

    Point essentiel, trop souvent oublié, le Pakistan est bâti sur une contradiction, état fondé pour des musulmans pour les protéger, mais devant resté « progressiste » dans son esprit. On observe très bien cette schizophrénie aujourd’hui où on a les talibans d’un côté et les avocats de l’autre.

    « Rappelons également l’étanchéité relative de la frontière Afghano-pakistanaise... Christophe de Pontfilly, reporter international, était d’ailleurs intarissable sur le sujet. Il mentionnait notamment « les avions pakistanais bombardant les troupes du général Massoud en juillet et en août 2000 autour de la ville de Taloqan ». Inversement il ajoutait que « des observateurs virent plus tard des hélicoptères faire des allers-retours entre des poches de combattants talibans et le Pakistan afin d’exfiltrer hors du champ des caméra la présence logistique pakistanaise et des islamistes de l’Afghanistan ». Enfin, les NWFP pakistanaises (régions tribales) servent toujours de position de repli aux Talibans à la suite de la bataille de Tora-Bora comme l’indique l’ambassadeur Robert Black Hill qui voyait en ces zones montagneuses « des sanctuaires terroristes et des provinces totalement ingouvernables » (21 octobre 2001). »

    Une faute continue dans l’article, vous assimilez NWFP aux zones tribales, or ce sont deux entités bien différentes. La NWFP est l’une des 4 provinces du Pakistan (Punjab, Sind, Balouchistan, NWFP) ; les zones tribales, à l’intérieur de la NWFP sont des zones administratives spéciales avec des lois différentes. Peshawar est la capitale de la NWFP mais n’est pas une zone tribale.

    « Elle fut un levier majeur de la survivance de la résistance talibane et surtout de l’autogénération des partisans d’Al Qaeda. »

    Bon, je pourrais faire tout l’article comme cela, mais ce n’est pas le but, peut-être un peu plus de rigueur serait bienvenu, mais je ne peux que saluer votre effort réussi de décrire ce pays si complexe. De la, à considérer que Lal Masjid fut le tournant historique de la péninsule indo-pakistanaise, je laisse cela à votre appréciation.

    Cordialement,
    - anarkali







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