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angelo

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  • angelo 10 novembre 2006 10:58

    Le rachat par l’OPAC de l’immeuble de la rue Cabanis suscite manifestement des réactions. Et quelques manipulations basées sur une bien mauvaise compilation des communiqués de presse de l’UMP. Merveilleux exemple des débats souvent faussés sur le logement social.

    En premier lieu, si les ventes à découpe ont connu une telle flambée ces trois dernières années, c’est suite à l’adoption par le gouvernement actuel de dispositions fiscales et juridiques des plus généreuses, éminemment contestables pour les marchands de biens et bien peu protectrices pour les locataires. Je vous indique que le site de l’association du square du Roule et de la rue du faubourg St Honoré (tiens, y aurait il donc des gens du coté du Faubourg St Honoré qui contesteraient les ventes à la découpe ?) propose une revue de presse très complète sur ce sujet assez complexe.

    http://www.associationduroule.org/presse/presse2005/2005-04-13lecanard.pdf

    Je vous recommande notamment celui du canard enchainé intitulé : « un amendement miracle a fait la fortune des vendeurs à la découpe. L’affaire était si belle qu’un juge soupçonne un délit d initié d’un nouveau genre »

    Le rachat par la Ville de Paris ou par l’OPAC de Paris des immeubles mis en vente à la découpe ont pour objectif tout à la fois d’empêcher l’expulsion des locataires incapables d’acheter aux conditions exigées, souvent majoritaires, de maintenir une certaine mixité sociale existante mais également d’augmenter le parc de logements sociaux parisien.

    Refuser le rachat d’immeubles occupés au motif que cela ne libère pas immédiatement des logements pour les demandeurs est un raisonnement à très court terme.

    C’est surtout ne pas prendre en compte le fait suivant : les locataires laissés sur le bord du chemin par les ventes à la découpe, souvent très nombreux, viennent gonfler la liste des demandeurs de logements. Au final, quelque que soit le cas de figure, c’est toujours la collectivité qui prend en charge ceux dont le marché ne veut pas.

    Enfin, il est toujours pour le moins étrange de considérer que les prêts octroyés par la Région, l’Etat ou encore la Caisse des dépôts sont une dépense nette du contribuable. Tous les prêts contractés par les bailleurs sociaux pour financer leurs opérations sont remboursés par le montant des loyers dont s’acquittent les locataires.

    L’immeuble de la rue Cabanis, acheté 18,7 millions d’euros par l’OPAC, serait-il ainsi une dépense inconsidérée supportée par les contribuables ?

    A 3700 euros/m², remarquons que l’achat est manifestement bon marché. Pour ce qui est de l’exemple flagrant de gabegie, on cherchera ailleurs.

    Une simple lecture de la délibération en question indique ensuite que les participations de la Ville de Paris prennent deux formes : une garantie pour un prêt contracté par l’OPAC auprès de la Caisse des Dépôts (dont le coût est nul) et une subvention d’un montant 4.236.000 euros attribuée à l’OPAC. Ce dernier chiffre est donc le seul vrai coût supporté par les contribuables.

    Loin donc de ceux avancés par Fabrice, l’auteur du précédent article sur le cas Cabanis qui mélange sciemment les choux avec les carottes pour clamer haut et fort son refus des logements sociaux.

    Et à votre avis, qu’est ce qui lui pose le plus problème ?

    - Le fait que le libre jeu du marché soit perturbé ? Ah marché chéri... ;
    - que de l’argent du contribuable y soit consacré ?
    - ou bien enfin que d’horribles « pauvres » puissent continuer à habiter le 14ème ?







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