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Anka

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Derniers commentaires



  • Anka 12 février 2009 20:35

    Rhalala, je me sens mauvaise dans le fond, vraiment, mais je regarde cette photo, je lis le titre, j’ai envie de fuir, et Proust, qui pourtant me donne envie de sourire, n’y est pour rien... C’est incroyable ce qu’un imaginaire peut entrer en dissonnance avec une simple photographie. Désolée de cette première impression toute stupide j’en conviens. Je me renseignerai, merci pour l’info.



  • Anka 31 janvier 2009 19:35

    @ M.Bilger
    Article très plaisant à lire. Merci.
    N’appréciant pas Siné (notamment pour certains propos bien plus méprisables que ceux qu’il a tenu sur Jean Sarkozy, mais je passe sur ce triste sire dont la bétise, crasse à force de manichéisme soi-disant anarcho-laique, ne mérite guère plus...), je cherche pourtant encore ce qui peut bien relever de façon certaine de l’antisémitisme dans les propos au sujet desquels il a été incriminé.
    Concernant BHL, j’avoue avoir également lu avec un grand plaisir le chapitre consacré à sa Majesté dans "Les maîtres Censeurs" d’Elisabeth Lévy, où elle retrace le parcours et les errances médiatiques sur fond de guerre en Bosnie du poseur BHL. Ce retour sur les hauts faits du Chevalier à la blanche chemise est très agréable à relire quand le choeur médiatique se plaît à faire réapparaître le trublion. 
    Cordialement,



  • Anka 17 décembre 2008 19:57

    @ Cosmic
    Bonjour m’dame,
    Et un livre que je promets de m’acheter, un !

    Je ne connaissais pas Naulleau, du moins pas avant d’avoir vu cette fameuse intervention, suivie de celle de Luchini (je ne m’inscrirai pas dans la liste des souscripteurs pour son clonage, bien que l’idée soulevée plus haut dans les commentaires soit tentante : l’existence unique et pour le moins singulière d’un esthète tel que lui suffit amplement à mon bonheur, et point trop n’en faut, si l’on aime se conserver quelques trésors...) dans une émission citée plus haut, qui peut être intéressante, parfois, quand les invités mènent la danse (parce que son présentateur...hum...). Je te conseille de jeter un oeil sur ces deux vidéos mises en lien sur Avox, car elles synthétisent à merveille deux positions intéressantes concernant la critique :
    www.agoravox.tv/article.php3

    L’on n’y apprend rien de très neuf, mais enfin, cela reste intéressant... Personnellement, si je rejoins Naulleau et bénis le ciel qu’il existe quelques regards lucides concernant la "qualité littéraire" d’une Angot ou d’un Sollers, je me refuse absolument, encore plus que Pierre Bergé ne le fait, à considérer que nos errements de lecteurs soient passibles d’un jugement méprisant teinté à ce point d’irrémédiable. S’il réfute la posture de Jourde et Naulleau dans leur ouvrage, critiquant la façon dont ils font se côtoyer Marc Lévy et Sollers (héhé...), P.Bergé ne rechigne pas à affirmer de façon péremptoire que la mauvaise littérature (Marc Lévy, encore et toujours) ne saurait tutoyer la "Grande". Il doute que celle-là puisse ouvrir la voie à de saines lectures, et j’aurais plutôt tendance à penser qu’un lecteur de Marc Lévy n’a pas à être méprisé, et qu’en outre, Bergé ne fait que déplacer une frontière littéraire sans l’expliciter pour autant. Je me promets de chercher une réponse à cette question dans le Naulleau & Jourde, ainsi que dans l’ouvrage de Bergé, dont la colère m’a semblé saine (oui, je cite Ségolène, avec délice, lol) malgré tout. 
    Et puis Luchini, enfin bref...

    Pour en revenir à ton papier... tant pis pour "ester", tant pis pour les subordonnées compliquées, tant pis pour la pureté du verbe ; parfois quelque chose qui fut jouissif à écrire, tangue encore un peu dans les virages, mais c’est l’accélération qui fait flotter le plaisir, aussi. On sent que tu as apprécié cette lecture, qu’il fut urgent de nous le dire, et j’apprécie cela de ce style un peu déroutant sous ta plume, qui sonne un peu différemment cette fois. Ce n’est pas un papier très "posé", je l’accorderais volontiers, mais cette file de commentaires répétitifs presque hargneux -et je suis gentille- est assez impressionnante...
    (ça c’est pour contrebalancer les critiques pisse-vinaigres qui ont choisi semble-t-il ce qu’il est urgent de critiquer, comment, et sur quel ton... Tant mieux pour votre assurance, d’ailleurs, dans le choix de vos poses d’incorruptibles ; personnellement, je trouve que sur un article destiné à faire partager un plaisir de lecture il n’est pas forcément nécessaire de rajouter trois tonnes de remarques du même tonneau pour savoir qui piquera le mieux en repérant le premier la p’tite bête- drôle de débat tout de même... sur l’article d’un autre, m’est avis que si le style ne vous avait pas plu, pour un article qui ne relève pas de politique internationale et ne prétend pas "révolutionner la littérature" mais conseiller un bouquin, vous auriez simplement passé votre chemin...)

    En conclusion je me permets de citer ici encore une fois ces lignes que j’adore du "Pays perdu" de Jourde, parce que sincèrement, elle forcent mon admiration :
    "Vidalenc clopina dans des fonds, revint en serrant des poings les cols de deux bouteilles de mousseux. Avec son crâne nu sous la casquette, son nez en bec de busard, sa peau rougeâtre parcourue de trainées noires et sa manche où pendait une poignée de plumes, il avait l’air d’un très vieil ange, cuit dans des fournaises et des beuveries, jusqu’à en perdre la mémoire du ciel." 
    Je ne sais pas encore si ça sait critiquer de façon intéressante, mais ça n’écrit point trop mal...  smiley





  • Anka 15 novembre 2008 23:45

    @ Docdory ... Votre jeu de mots est d’assez mauvais goût non ?

    @ Arlequin, Bien d’accord avec votre dernier commentaire (alors imaginez, vu que déjà Ferré me paraît très mauvais dans ce registre... )

    @ l’auteur

    "Les mots de Cantat prononcés contre le grand capitalisme s’étaient transformés en images d’archives, les crises et les élans de violence sur scène faisaient désormais figure d’époque révolue. Mort au libertaire, à l’anarchiste ! La chanson française était abandonnée à des saltimbanques désengagés qui se revendiquaient pourtant du grand groupe bordelais. Or, le talent de celui qui refuse toutes compromissions n’est pas donné à tous"

    Personnellement, le texte politique autoproclamé "engagé" n’est certainement pas, et de très loin, la veine de ce qui me fait apprécier les productions de ce groupe depuis plus d’une dizaine d’années maintenant. Alors cette figure de "celui qui refuse toute compromission", armé de ses mots face au "grand capitalisme" me paraît plus que douteuse, ridicule. Je choisirais un terme moins fort que "dénonciation" - souvent employé pour caractériser cette musique, pour parler des chansons qui évoquaient la politique dans le répertoire du groupe jusqu’ici, simplement car elle se mêlait à bien d’autres éléments, qui me faisaient pardonner ce discours parfois simpliste (notamment de Cantat dans certaines interviews assez décevantes, et bon sang qu’il fut difficile d’être objective quand pourtant leur musique est et reste de très loin celle que je préfère...). J’y retrouvais ce mélange de colère qui cherche son objet et sent plus qu’il ne pourrait l’argumenter à quel point certains aspects de la vie publique vous dégoûtent de ne savoir par quel bout les analyser et lesquels combattre, en quel nom et comment... Je n’apprécie du titre que vous avez mis en ligne que la ritournelle, et le flot chantant assez bien posé sur les notes, comme toujours, avec ce plaisir de reconnaître "noir des’" que je ne peux bouder.

    Et pourtant, je n’en apprécie sûrement pas l’essentiel car les paroles m’en paraissent simplistes, faciles. Cela ressemble au Ferré de la pire époque, et sincèrement c’est une déception. La reprise du "temps des cerises" est une merveille, c’est toujours ça de pris. Reste une déception certaine et l’espoir qu’il n’y aura dans le futur album, pas trop de brouet du même tonneau que cette chanson si « urgente » aux yeux du groupe. Je préfère de très très loin la chanson "désengagée" que vous pointez du doigt, ne voyant pas très bien ce qui en serait la tare.

    Je me permets de vous renvoyer à un article dont je partage certaines vues, sur "Causeur", notamment à propos de la pseudo "urgence" qu’il y aurait à mettre en ligne la dite chanson :
    www.causeur.fr/vive-la-crise,1319



    "le poussaient irrémédiablement à dénoncer l’asservissement des foules et l’étendue de la stupidité de nos élites."
    Ce que vous analysez reflète en partie ce que le groupe pouvait dire de lui-même (à travers la voix de Cantat) il y a quelques années, mais il me semble qu’il y a justement une contradiction à critiquer les errements de la foule tout en cherchant soi-même à l’amalgamer dans un « on » bien imprécis dans les paroles, et vous soulignez-vous même que la foule a meilleure figure quand elle serait déchaînée par les « forces démiurgiques » de tel ou tel. Pour moi il y a là un drôle de paradoxe...  

    Cette contradiction que ne pointe pas votre article dans ce passage me semble justement être le creuset de ce qui pose problème quand un artiste se pique de critiquer la "foule", les "gens", ce grand tout bien facile à mépriser, alors même que c’est celui auquel on s’adresse.

    J’ai en mémoire un concert très précis où Cantat cessa de chanter pour quitter la scène après avoir insulté une jeune personne au premier rang dans la fosse, laquelle avait "osé" comparer "septembre en attendant la suite" avec une ritournelle de Goldman... Il revint ensuite nous livrer une merveilleuse version de "Tostaky", et tout en appréciant que le concert prenne alors un autre ton je regrettai qu’une personne capable de tant de poésie dans ses textes, soit capable d’une réaction et d’une critique aussi stupides d’égocentrisme. Faut-il être à ce point dénué de poésie pour dénier à une chanson, fût-elle de Sardou (citons un triste sire dont je déteste les ritournelles...), la capacité à emporter quelqu’un, lui parler.
    Un "engagement" ne saurait être louable à mes yeux s’il ne peut éviter l’écueil limpide du mépris. Ces petites gens (au rang desquels je me compte) auxquels Cantat prétend donner voix, sont de beaux fantasmes, et ce titre « gagnants perdants » ne fait que brosser certains de ces fantasmes : les « esclaves », les « cons », les « chiens » opposés à un « nous » bien facile à placer dans le bon camp, « toi qui vient de loin d’ici avec ta peau et tes os », « mon frère », cette image du sans papier misérable « fait joli », oui, notamment dans la « chanson engagée ». C’est manichéen, la plupart du temps, la « chanson engagée », et du coup pour l’engagement on repassera.

    L’engagement réclamerait une pensée à la mesure des enjeux, une pensée précise pour une action précise, et pas de manichéisme de bon aloi, parce que nous, les petites gens, méritons bien, justement, l’intelligence qui serait une moindre politesse, et non des discours convenus et faciles.      

    « Mais il arrive parfois pour celui qui est le réceptacle de ces pulsions du « bien » et du « mal », que ces énergies se heurtent en lui au point de le conduire au meurtre d’un être cher. »

    Nous sommes tous réceptacles de telles pulsions, et cette analyse me semble encore bien manichéenne, elliptique et facile. Ca sonne comme un refrain magique...

     « Dès cet instant, l’artiste redevient homme et porte en lui cette conscience torturante du crime commis par excès. Dans sa nuit, le chanteur se fait silencieux, il paie pour le mal qu’il a commis. »

    Je passe sur le pathos que je trouve de mauvais goût, en soulignant toutefois qu’évidemment l’artiste est toujours un homme, sauf dans un imaginaire fantasmé et poétique, mais alors il s’agit uniquement d’œuvre. Séparer œuvre et vie eût été à mon sens plus sain, et plus compréhensible. Plutôt qu’essayer vainement d’excuser l’homme à travers le poète. Cette figure du chanteur repentant que vous créez est une vue de l’esprit... non parce que vous auriez nécessairement tort, mais parce que cela ne nous regarde en rien.   

    J’espère arriver de nouveau un jour à entendre cette musique sans me poser cette question, et peut-être sera-t-il temps alors de retourner les voir en concert, en espérant n’être pas entourée alors d’imaginaires malsains venus comme à la curée au choix : voir à quoi ressemble celui qui a tué, lui faire comprendre qu’on ne lui en veut pas, etc. etc.

     « Doit-il pour autant demeurer dans l’isolement, conserver dans l’obscurité son désir de vérité ? L’homme portera toujours en lui cette vie perdue tandis que l’artiste continuera de ressentir cette vérité révélée. »

    Votre vision, de l’homme (qui, il me semble, est seul à savoir ce qu’il en ressent. Cela nous concerne-t-il, d’ailleurs ?) comme de l’artiste me semblent ici encore bien fantasmés. L’excès de lyrisme, sur un sujet si grave, est bien incongru.


    A mon avis, votre article aurait gagné à ne se consacrer qu’à la musique, (même si la qualité que vous semblez accorder à la chanson "engagée" serait à questionner), sans se livrer à d’aussi étranges hypothèses. (mince, désolée pour la longueur du commentaire)



  • Anka 23 octobre 2008 23:29

    Bonsoir,
    Votre article repose en partie sur la "mise hors contexte" d’une étude, et c’est très étonnant si l’on considère ce que dit le professeur dans cette scène. Si je peux rejoindre nombre de critiques sur ce film il me semble que le passage que vous citez ne se déroule pas comme vous l’évoquez, puisque dans l’extrait le professeur rappelle aux élèves qu’il leur a déjà présenté les conditions d’écriture de cette autobiographie. Votre critique ne prend absolument pas ceci en compte.
    Nous n’assistons certes pas à tous les cours sur le Jounal, mais rien ne permet de penser que les points que vous considérez comme ayant été passés sous silence l’ont bien été, justement car le professeur rappelle aux élèves qu’il leur a déjà précisé le contexte d’écriture du livre. Il est évident que cet extrait ne montre pas le seul cours qui ait eu lieu sur cet ouvrage, comme je viens de le souligner car le professeur le dit très distinctement, et également car les élèves ont tous un exemplaire du livre en main (il n’est pas besoin de rappeler que l’on ne fait que peu acheter de livres aux élèves, surtout en ZEP, où d’ailleurs lors des premiers cours sur une oeuvre complète que les élèves doivent posséder il est bien rare qu’ils aient tous leur ouvrage). Il est possible qu’il s’agisse d’un livre prêté en série par l’établissement, mais en tout cas il semble évident qu’il n’est pas nécessaire de se lancer dans un prêt ou un achat collectif pour étudier un seul passage d’une oeuvre.

    Ce cours ressemble bien plutôt au dernier cours sur une oeuvre étudiée intégralement, dans lequel le professeur s’éloignerait quelque peu de l’étude historique et littéraire pour tenter de montrer une autre dimension de ce texte, qui est aussi le portrait d’une adolescente en filigrane. (personnellement, ces études sur fond de "vous lui ressemblez-elle vous ressemble" m’ont toujours parues assez maladroites et peu constructives mais bon...)


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