Bref la conclusion George, est que les hommes peuvent s’éclater dans leur boulot mais pas les femmes, parce qu’il y a les enfants, les corvées ménagères et que l’on ne peut pas tout faire. Un tel ramassis de poncifs est triste mais je suis rassurée par les hommes que je connais, qui partagent tant bien que mal les soucis, les responsabilités, mais aussi les plaisirs et les satisfactions que leur donne leur vie familiale et professionnelle, et qui ne se sentent pas émasculés pour autant.
Beaucoup de gens se sont identifiés avec les valeurs défendues par Jean Ferrat. Il a fait appel avec ses chansons au meilleur de nous-mêmes, à notre compassion et notre sens de justice et de solidarité, des valeurs jugées naïves et tellement moquées et décriées de nos jours lorsqu’elles s’appliquent à la sphère sociale. Il a célébré les luttes des plus humbles et des plus désarmés. Lorsque j’ai entendu parler de ces funérailles, j’ai repensé à celles de Zola, et aux mineurs venus du Nord qui ont suivi le cortège en scandant "Germinal".
@Arthur, Vous donnez la réponse dans votre commentaire. La question est moins celle d’une égalité de traitement que d’une égalité d’accès. L’ambition ne devrait pas être celle de l’égalité mais de la suppression des inégalités, et il y a une nuance.
Pas Coluche mais George Orwell. Si j’étais l’auteur, je ne me ferai pas trop de mauvais sang. Le monde n’a jamais été aussi inégalitaire qu’aujourd’hui.
@Armand, deux choses remarques à propos de votre commentaire. D’abord il n’est pas impossible d’élever un enfant ou plusieurs à deux. Cela voudrait bien sûr que les deux parents devront sacrifier jusqu’à un certain point leur parcours professionnel. En général si le salaire de la mère est inférieure, c’est elle qui fera le sacrifice et s’occupera des enfants. Ensuite, pour avoir fait le choix d’élever mes enfants sans travailler, je peux vous assurer que l’on tire le diable par la queue, avec un seul salaire. En plus à l’époque en Angleterre, il n’y avait ni allocations familiales, ni parts d’impôts déductibles pour les enfants à charge. Travailler et avoir des enfants n’est pas toujours un choix, malheureusement.