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antoine (Montpellier)

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Derniers commentaires

  • Par antoine (Montpellier) (---.---.---.96) 24 mai 16:57
    antoine (Montpellier)

    Réponse à Traroth qui écrit : Et en fait, vous imaginez que Mélenchon pensait vraiment que Hollande allait le nommer premier ministre, donc.

    Etonnant : vous voulez donc dire que Mélenchon n’est pas sérieux dans ses propositions ? Qu’il ne pense pas vraiment ce qu’il dit ? Qu’il en est réduit à « faire des coups », à bluffer ? Ce serait donc cela la « nouvelle politique » citoyenne ? Ce qui est cocasse c’est qu’il faut que ce soit moi qui rappelle que Mélenchon est sérieux dans cette affaire comme le confirme un de ses plus proches : "Quand Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature au poste de Premier ministre, ce n’est pas pour faire échouer la gauche, mais précisément pour qu’elle réussisse.« (Front de Gauche : »C’est le Parti socialiste qui divise la gauche« ). Tiré de mon blog : Mélenchon premier ministre de Hollande, une »simple" boutade ?

    Le problème Traroth c’est que vous ne savez pas trop comment vous sortir d’un véritable guêpier politique. Vous défendez mal Mélenchon en le faisant passer pour un rigolo alors que malheureusement il est dans le sérieux d’une politique politicienne qui jette des ponts vers le PS en contradiction avec tous ses discours imprécateurs antiPS. Il n’en reste pas moins que, riigolo ou sérieux, Mélenchon défend une politique qui ne tient pas la route d’une alternative sérieuse au PS !


  • Par antoine (Montpellier) (---.---.---.96) 23 mai 16:23
    antoine (Montpellier)

    Réponse à Traroth Oh non, on ne va quand même pas encore revenir là dessus. Cessez de sortir les propos de leur contexte ! ...

    Il ne s’agit que de dire que Mélenchon croit pouvoir développer une politique antilibérale (même pas anticapitaliste : par exemple il ne met pas les banques sous le régime d’un pôle bancaire public unique et laisse donc le bancaire privé concurrencer un service public bancaire. Bonjour la capacité à peser contre elles). Il croit pouvoir faire de l’antilibéralisme sous une présidence libérale, social-libérale pur sucre. « Mieux », il prétend que son cours antilibéral peut être mis en oeuvre sous la direction d’un social-libéral comme Montebourg dont il ne serait que le ministre. Et pour finir de touiller cette mauvaise mayonnaise il prétend que cette politique peut être menée dans l’actuel cadre parlementaire, avec l’appui des députés PS et EELV qui se sont caractérisés, malgré leur label « a priori » plus à gauche pour une...petite minorité, par leur vote en faveur de toutes les crasses de leur parti !

    C’est vieux comme le mitterrandisme (on pourrait remonter à Guy Mollet) : la gauche du PS, sa capacité à ...être de gauche est un mythe qui a eu un bel effet de réel : casser toute dynamique de construction d’une démarche anticapitaliste. Mélenchon ne fait, sous ses rodomontades, que réactiver ce mythe...auquel il colle...depuis quasiment toujours : il poursuit à l’extérieur du PS en espérant instrumentaliser le PCF déclinant, son vieillissime projet de redresser le PS à gauche. C’est vieux, c’est con, même si ponctuellement ça a l’air de marcher.

    En attendant Mélenchon peut roucouler qu’il veut être ministre de Hollande ..pour faire la révolution citoyenne...Hollande, lui, continue à mener à fond sa révolution anticitoyenne, en fait capitaliste. Le résultat de cette brillantissime stratégie mélenchonienne-front-de-gauchesque n’est d’aucune utilité dans les luttes de classes actuelles. Avec le FdG il faut attendre, attendre les élections pour tout arranger ou vite, vite, s’allier à Montebourg avec l’appui des parlementaires PS, sous la présidence de Hollande...pour tout changer. Nul de chez nul. Cela frise même le ridicule...politique si l’on veut être gentil malgré tout.

  • Par antoine (Montpellier) (---.---.---.96) 22 mai 17:21
    antoine (Montpellier)

    Engager le fer en voulant être ministre de Hollande avec l’appui des députés PS qui ont tout voté contre les travailleurs ? En devenant ministre de Montebourg, celui qui louvoie de démondialisation en aplatissement proHollande et mène en bateau les ouvriers de Florange ? On n’a sûrement pas la même idée de ce qu’est le fer !

  • Par antoine (Montpellier) (---.---.---.96) 22 mai 14:28
    antoine (Montpellier)

    Dans l’alternative que vous posez être celle du PCF vous oubliez le point commun des 2 pôles : le refus d’engager le fer avec un PS qui, qu’on tourne la question dans tous les sens, applique un programme de transfert sur le peuple des coûts de la sortie de crise capitaliste ! Sur le premier pôle l’alliance avec le PG reste prisonnière de la même stratégie de fond que le 2e pôle : une alliance avec le PS ou une fraction de ce parti (Mélenchon premier ministre de Hollande ou ministre de Montebourg). La seule différence c’est que, dans le premier cas, on agite l’épouvantail de la révolution citoyenne qui est une rhétorique de la rupture qui fait l’impasse sur le développement et l’autonomie politique du mouvement social. Le centre de gravité politique reste institutionnel (électoraliste) et incontournablement lié (et donc subordonné) au PS. Dans ce cadre-là un mouvement social est un risque de débordement qu’il faut neutraliser en restant sagement dans la roue des directions syndicales qui précisément cassent toutes les possibilités de coordination, centralisation des luttes.

    Le risque de rupture avec Mélenchon ne porte pas sur le fond entre un PCF tenté de se mettre à la remorque du PS et un Mélenchon partisan de la rupture avec ce parti mais dans les rythmes de ce qui reste un rapport de dépendance avec le PS : le PG veut des listes indépendantes aux municipales de 2014 au 1er tour contre un PC hésitant à reconduire les alliances avec le PS mais au second tour ce n’est déjà plus tout à fait clair. Et pour couronner le tout Mélenchon continue à faire des courbettes devant Montebourg-l’incapable de Florange !

  • Par antoine (Montpellier) (---.---.---.96) 22 mai 11:20
    antoine (Montpellier)

    Ce que l’on voit sur le terrain c’est que cette idée apparemment de bon sens d’unir à soi « la frange de PS le plus à gauche » est une approche tactique qui empêche de se déclarer en opposition au gouvernement que cette gauche-là du PS, en dernière instance, soutient. Jouer ce qui historiquement a été un leurre (se gagner à gauche le PS ou sa partie gauche) à la place de la préparation, aussi difficile soit-elle, d’un mouvement social contre la gauche de gouvernement, c’est laisser une totale marge de manoeuvre à celle-ci : c’est exactement ce qui se passe depuis le début de ce quinquennat et qui renforce droite et extrême droite. Laurent le dit clairement : pas question d’être une opposition alors que la politique du gouvernement s’oppose aux salariés et aux pauvres ! De fait les équipes militantes du FdG saluent et applaudissent les luttes mais ne mènent aucune bataille pour les coordonner. Chaque secteur en lutte reste isolé et finit battu (cf les vaillants salariés d’Aulnay !). Cela c’est l’envers nécessaire de la stratégie politicienne d’approche de la gauche du PS par le FdG avec en prime proposition (Mélenchon) de s’unir à Montebourg-celui qui se couche toujours, sous la présidence de Hollande, le copain à Merkel. Cherchez dans tout cela l’indice que l’on bosse pour sortir les luttes de leur isolement.

    Vous vous laissez gagner à un petit jeu tacticien qui en devient une grossière erreur stratégique qui a fait ses preuves d’une chronique de la défaite annoncée depuis les années 80. Il ya décidément des cartes perdantes qu’on a régulièrement envie de jouer. Le capitalisme, ça lui va, il continue son petit bonhomme de chemin et les cocus de la gauche relancent la machine à croire... Il y a un réalisme politique qui est un vrai idéalisme en forme de couteau sans lame...Cela peut toujours servir à couper le beurre du petit déj’...

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