Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile

antoine (Montpellier)

antoine (Montpellier)

Je suis un des cogestionnaires du blog du NPA 34 (www.npa34.org)
 
Je tiens aussi un blog personnel : Clarté à gauche pour (com)battre la droite
 

Tableau de bord

  • Premier article le 20/12/2012
  • Modérateur depuis le 10/01/2013
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 23 140 690
1 mois 0 5 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0












Derniers commentaires

  • Par antoine (Montpellier) (---.---.---.96) 20 septembre 22:46
    antoine (Montpellier)

    Alinea, c’est au pied du mur qu’on connaît le maçon. C’est dans le rapport au social, spécialement aux luttes qu’on connaît la gauche. Je maintiens que le rapport du FdG aux luttes est un rapport rhétorique qui a un creux, un vide béant en son centre : il n’y a rien sur la coordination des luttes et l’appui à leur développement. Rappelez-vous les phrases de JLM au lendemain de la présidentielle : il n’appellera pas, contrairement au NPA, aux grvèes. Il a tenu parole : il a soutenu les grèves mais le FdG n’a aucunement travaillé à aider les luttes à converger et à s’étendre. Parlez-en aux Sanofi, que j’ai suivi de près sur Montpellier, qui luttent depuis des mois. Ils on compris assez vite que le FdG pouvait pétitionner pour eux, présenter des projets de loi pour leur bagarre. Mais quand il s’est agi de se battre pour étendre la lutte, organiser les actions de convergence. Zéro : pourquoi ? Là vous avez un gros point aveugle : parce que justement le FdG commet l’erreur terrible de prétendre que ce sont les bureaucraties syndicales qui doivent diriger le social. Admettre cela c’est admettre que l’on veut empêcher le mouvement social de jouer un rôle majeur dans la lutte contre le pouvoir. Car il se trouve que ce rôle est éminnemment politique et que si le mouvement social commence à se mêler de politique, il n’y a pas que les bonzes syndicaux qui perdraient leurs privilèges. Les Laurent et même JLM ne sont pas sûrs d’être reconnus comme les leaders naturels du mouvement. Tout se tient : votre approbation du refus du FdG de se mêler du social et du syndical c’est ce qui explique l’échec et du mouvement social et du FdG. On neutralise la seule force qui pourrait faire plier Gattaz et la bande de socialos qui lui sert la soupe : les travailleurs en lutte sur leurs lieux de travail coordonnés.

    Dans sa nouvelle trouvaille politique, celle de l’homme providentiel qui en appelle au peuple, JLM fait semblant de comprendre où sont les choses : les partis et les syndicats. Sauf que, pour ceux-ci, il les laisse maître de continuer à envoyer le mouvement social dans le mur. Sa seule option c’est d’espérer qu’à force d’aller dans le mur, le peuple, en laissant les syndicats verrouiller le social, iront sur le terrain politique s’en remettre au guide suprême. C’est un contournement de l’obstacle qui ajoute de nouveaux obstacles à la seule chose qui peut faire peur aux possédants : le peuple qui fait de la politique à partir des lieux de travail et décide, une fois ceci consolidé, d’aller voir du côté de l’espace politique. Pas sûr dans ce modèle qu’on ait besoin d’un chef dont l’histoire n’a rien à voir avec le monde du salariat et des couches populaires en général.

  • Par antoine (Montpellier) (---.---.---.96) 20 septembre 22:26
    antoine (Montpellier)

    Une révolution, ce n’est pas un parti. Ce n’est pas non plus une personne autour de laquelle se fédèrerait un peuple. Le cas de Chávez peut apparaître comme une exception (il y eut Castro aussi et quelques autres, je ne parle pas de la caricature que fut Staline) mais c’est à replacer dans le contexte latinoaméricain, c’est-à-dire à l’opposé de l’histoire des vieilles démocraties européennes structurées par des jeux de partis. Le cas de De Gaulle est en fait un contre-exemple : il est une parenthèse qui a été rattrapée par la logique des partis. JLM essaye, sur le coup de l’échec de la formule partidaire du FdG de rejouer la carte du sauveur suprême (en recourant à la ficelle qu’en lui c’est le peuple qui s’exprimera !!!!). Il pense que la crise des partis favorisera la résurrection de la formule de l’homme providentiel tissant un lien exalté avec le peuple. On peut penser qu’il réussira (dans ce cas-là, si on rattache au fond patriotard du bonhomme et à son mitterrandisme passionné, on aurait des raisons de s’inquiéter). Moi, je pense que ça n’a aucune chance de marcher : il n’a pas les moyens de sa politique.

    Il a pu séduire une fraction significative de la gauche, il est perçu par une grande majorité de la population comme un professionnel de la politique : et son parcours jusqu’à aujourd’hui accrédite, par ses virevoltes et son inconstance, qu’il n’a rien de crédible à apporter au peuple. Sa VIe république dont il veut faire l’étendard de sa nouvelle campagne est hors jeu pour des gens qui souffrent du chômage, des bas salaires, de la précarité, etc. Et comme en plus c’est en passant par les mécanismes de la Ve République qu’il veut arriver à la VIe, autant dire qu’il va dans le mur : il manque une chose à JLM, l’idée que c’est le mouvement social lui-même qui devra vertébrer la sortie non seulement de la Ve République mais du capitalisme. Il y a du boulot mais autant ne pas se perdre dans un nouveau raccourcis illusoire. Une fois avec le FdG, ça va, 2 fois, sur le mode « moi je avec le peuple », bonjour les dégâts. En attendant Hollande, Valls et Gattaz se frottent les mains, on leur laisse du champ là où ça leur ferait mal : le social ! Le social d’où pourrait germer l’alternative politique. Pas en claquant des doigts, non, en faisant le boulot et en aidant les luttes. Pas comme JLM et le FG avec les cheminots, c’est-à-dire, même pas rien fait, mais fait contre ! (lire : http://npaherault.blogspot.fr/2014/06/coup-de-gueule-mobilisation-la-sncf-et.html ).

  • Par antoine (Montpellier) (---.---.---.96) 20 septembre 13:54
    antoine (Montpellier)

    J’ai répondu à cette question sur les syndicats dans mon commentaire adressé à Alinea plus haut. Nous sommes plus d’accord que vous ne le croyez.


  • Par antoine (Montpellier) (---.---.---.96) 20 septembre 11:56
    antoine (Montpellier)

    Quant à votre question sur le dernier paragraphe du texte que je mets en ligne : "Nous rejetons toutes les formules d’union de la gauche avec un PS devenu parti néolibéral, mais nous ne pensons pas qu’on puisse rassembler sans les syndicats , associations, courants, qui, à gauche, s’opposent au gouvernement, où alors dans des situations de forte activité des masses.
    Des initiatives comme le 12 avril en témoignent. L’unité des salariéEs et de leurs organisations ou leur auto-organisation exige une politique d’indépendance vis-à-vis de l’État et de ses institutions. Une question que Mélenchon, défenseur d’une République qui fusionne État et Nation, ne pose toujours pas.« 


    Lisez bien, sans contradiction avec ce que j’ai écrit dans le précédent commentaire sur le rôle néfaste des directions syndicales, il est écrit ici que, sur le principe de l’auto-organisation des gens, on compte sur les syndicats, etc. qui »à gauche s’opposent au gouvernement«  : il s’agit, pour l’essentiel des Solidaires et des structures intermédiaires ou de base de la CGT, éventuellement des syndicats de base de FO et de l’UNSA. Mais on ne peut pas compter avec les directions des principales confédérations, y compris la CGT, qui n’ont aucune intention de laisser que le mouvement social se (re)construise en force autonome. Pour le dire clairement il y a même à faire un travail de constitution d’une opposition syndicale à ces directions qui, en convergence objective avec le PC et la majorité du FdG, considèrent que l’espace social ,celui des lieux de travail, n’est pas un espace politique, de contestation politique. Ceci est une vieille lune du mouvement ouvrier qui n’a eu de cesse de chasser le spectre de l’anarcho-syndicalisme. Un véritable épouvantail pour justifier l’existence de bureaucraties qui »gèrent" sans plus le mécontentement social ! Des gestionnaires du social, des boutiquiers qui n’ont aucune intention de laisser que chaque travailleur devienne un acteur maître de ses affaires. Voir le rôle de la CGT pendant la dernière grève des cheminots. Rôle partagé avec …le FDG (et là JLM n’a rien dit ! Etonnant, non ?) : Coup de gueule. Mobilisation à la SNCF et embrouilles politico-syndicales
  • Par antoine (Montpellier) (---.---.---.96) 20 septembre 11:42
    antoine (Montpellier)

    Sur la sincérité il n’y a trop rien à dire. C’est sur l’attitude générale et l’orientation qu’il faut poser les questions selon moi. Et là il y a matière à discuter : je renvoie à d’autres articles que j’ai publiés ici ou là (taper Antoine (Montpellier) sur google) mais il ressort que le piège dans lequel Mélenchon est tombé était dès le début dans son incapacité à surmonter la quadrature du cercle de la radicalité et de l’institutionnalisme : cela a donné une campagne présidentielle toute en prise de la Bastille en compagnie de gens (du PC) qui géraient loyalement les collectivités locales avec le PS. Malgré « Hollandréou », lisez le refus qu’opposa Mélenchon dès après la présidentielle à tout travail de préparation d’une opposition à la nouvelle majorité. J’ai écrit là-dessus à partir du concept de « la gauche édredon » (http://npaherault.blogspot.fr/2012/06/point-de-vue-le-front-de-gauche-face-au.html) : JLM et le PG voulaient laisser respirer le nouveau gouvernement. Par la suite cela a été une série d’atermoiements entre les « gestionnaires » (PC) et les « radicaux » (mais qui ne l’étaient qu’en paroles : PG). Les autres (Ensemble, etc.) ont fait de la figuration. Ce n’est que pour les dernières municipales que « ça a bougé » et que ça a éclaté : trop tard le FdG faisait du surplace pour avoir essayé d’être une auberge espagnole de la politique, il a fini par éclater. La question est : pourquoi JLM s’est-il réveillé si tard ? Mon avis : parce qu’il reste marqué par son histoire d’homme d’appareil, d’opposition interne à l’appareil du PS, qui a pensé qu’on pouvait avancer, hors PS, en verrouillant le FdG par encore des appareils où les dirigeants pilotaient « les masses mobilisées ». Regardez quelle autonomie effective a été reconnue aux « assemblées citoyennes » pour « décider » au plus haut niveau : aucune. Tout a été « emballé » par une direction bicéphale qui ne pouvait accepter de se laisser déborder par sa base. L’autre problème lié à l’institutionnalisme : le rapport aux luttes, en dehors (en fait en rapport avec) des petits jeux parlementaires où le FdG a mis les mains et les pieds. Lisez bien les textes d’orientation et rapprochez aux pratiques : le mouvement social est second par rapport aux élus. L’hommage aux luttes n’est que cela, un hommage. Rien dans le FdG n’a été fait, n’est fait pour que les militants travaillent à les faire converger et à créer une dynamique où c’est lui, le mouvement social, qui organise l’affrontement avec le gouvernement qui l’attaque. Qu’a fait le Front des luttes, lié au FdG ? Rien sur les luttes. Il était chargé de rabattre des syndicalistes, des acteurs sociaux... vers le FdG pour les mobiliser comme … électeurs !

    Du coup ce désastre stratégique empêche que l’énorme base du FdG s’investisse pour aider les luttes sociales à dépasser leur dispersion : tout est ramené aux échéances électorales. Rien dans le FdG n’envisage que ces luttes soient le moyen de percuter les politiques social-libérales. Pendant le grand mouvement des retraites de 2010, contre Sarkozy, on a vu à l’oeuvre les partis du FdG : ils ont laissé les bureaucraties syndicales oeuvrer à l’épuisement de la mobilisation. Le calcul : récupérer 2 ans plus tard la mise aux présidentielles. Erreur de calcul : on ne joue pas à laisser un mouvement social se casser la figure. JLM n’a pas réussi à être président de la République et le mouvement social peine à se remettre en selle. Tout bénéfice pour qui ? Pour Hollande qui, tout discrédité qu’il est, avance au service du capital en ayant en plus gagné d’avoir un FdG disloqué.

    Voilà, selon moi, ce qu’il faut considérer chez JLM et ce n’est pas le dernier virage vers un positionnement « populiste » à la Chavez qui règlera les choses : l’appel au peuple à venir vers lui, c’est pour préparer … la prochaine présidentielle. La seule nouveauté (!) : c’est qu’on contourne les appareils éclatés du FdG pour se concentrer sur une personne ! Un guide, etc. JLM est un indécrottable « institutionnel » et en cela il peut toujours dire qu’il veut une Vie République, c’est la Ve qui aura le dernier mot puisque c’est par ses élections à elle qu’il veut en passer. Contradiction insoluble ! Tout le problème de JLM est là : il ne veut pas d’un véritable mouvement social, il veut le changement mais sans que celui-ci devienne l’acteur du changement, maître de lui-même.

    Par là, même dans son nouveau positionnement, JLM nous mène dans une impasse. Du coup, sincérité ou pas, le problème c’est autre chose : plus du côté de la politique que de la psychologie !






Palmarès



Agoravox.tv