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Arnaud

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  • Arnaud 9 août 2008 21:37

    Bonjour à tous,

    Je me permets d’intervenir pour souligner un point que personne ne semble avoir relevé. En tous les cas, je n’ai trouvé aucune trace de l’argument que je vais exposer.

    Je suis pour l’interdiction de tous les signes religieux “ostentatoires” (j’insiste sur l’adjectif “ostentatoire”) dans les établissements publics, pour la raison suivante :

    Pour être simple : De mon point de vue l’effet d’un signe “ostentatoire” peut être comparé à l’effet d’une publicité.

    Pour aller plus profondément dans la réflexion (je conceptualise) : Je dirais que le caractère “ostentatoire” du signe (ex : le foulard) confère à l’idée (le “mème”) qu’il représente un caractère "viral". Je précise que le terme “viral” ne doit pas être pris dans son sens premier, lié à la biologie. J’utilise le terme “viral”, dans le sens que lui donne le “marketing viral” (CF définition à la fin). Le terme “mème” vous est sans doute inconnu. Ce terme est issu de la mémétique (CF définition à la fin).

    J’ai conscience que tous les lecteurs ne s’intéressent pas au marketing viral et à la mémétique. Aussi, je vais abandonner ce terrain conceptuel, et utiliser un vocabulaire, et des concepts, plus communs :

    De mon point de vue, un signe ostentatoire, affiché par des individus, transforme ces individus en vecteur de diffusion des valeurs représentées par ce signe.
    Le sac plastique sur lequel il est marqué en gros le nom du magasin transforme l’individu qui porte le sac en un “panneau publicitaire ambulant”. L’individu participe ainsi à la diffusion de la marque.

    Le TShirt sur lequel est écrit “NIKE” en gros, transforme la personne qui le porte en un “panneau publicitaire ambulant pour la marque de chaussure”.

    Les chaussures NIKE, sur lesquelles est inscrit le nom de la marque en gros, transforment la personne qui les porte en un “panneau publicitaire ambulant pour la marque de chaussure”.

    ...

    Et, plus subtil : Une personne qui utilise un téléphone portable, montre son téléphone portable (il le met à l’oreille) à chaque fois qu’elle l’utilise. En ce sens, le téléphone portable transforme son utilisateur en un “panneau publicitaire” qui fait de la publicité pour la téléphonie mobile.

    Voyez-vous où je veux en venir ?

    La publicité pour des marques ne pose pas de problèmes... En tous les cas de mon point de vue. Mais la publicité pour une religion pose un sérieux problème, surtout dans un état laïque. C’est le signe ostentatoire pour une religion qui pose problème, dans un état laïque.

    Note : Dans le texte qui suit, je parlerais du foulard islamique, car c’est le signe ostentatoire qui a généré le plus de bruit. Mais mon propos n’est pas de m’attaquer à la religion musulmane en particulier. Vous pouvez remplacer le mot “foulard” par les mots “croix” ou “kippa”... Peu importe.

    Un état laïque ne peut pas tolérer que l’on fasse (consciemment ou non) de la publicité dans les lieux qui sont sensés représenter cet état. J’insiste sur le terme “consciemment” : Les femmes qui portent le foulard n’ont certainement pas conscience qu’elles font de la publicité pour leur religion. Toujours est-il qu’elles font de la publicité pour leur religion, et ça, ce n’est pas tolérable dans un état laïque comme le nôtre.

    J’ai déjà entendu l’argument suivant : “Il n’y a pas de danger... Pourquoi interdire quelque chose, si cela n’est pas dangereux ?”

    À cela je réponds : Une interdiction n’est pas motivée uniquement par des critères de “dangereusité”. Si tel était le cas, alors on pourrait pisser sur les pots de fleurs de la voisine... Ce n’est pas dangereux de pisser sur des fleurs.




    En ce qui concerne l’éducation nationale :

    “Il n’y a pas de danger... Pourquoi interdire quelque chose, si cela n’est pas dangereux ?”

    Mais n’y a-t-il réellement aucun danger ? Personnellement, je ne le pense pas. Une religion, en soi n’est pas dangereuse. Par contre, ce qui est dangereux, c’est l’instrumentalisation de la religion. Et, force est de constater, que les religions sont TOUJOURS instrumentalisées. De tout temps, des personnes mal intentionnées ont utilisé (et utilisent encore) les croyances religieuses pour manipuler les individus non éduqués.

    Le remède contre la “manipulation par les croyances religieuses”, c’est “l’instruction athée” : Les mathématiques, les sciences (physique, biologie), la grammaire, l’orthographe, l’histoire, la géographie... sont des disciplines “athées” dans le sens où il n’est pas nécessaire de faire intervenir Dieu dans ces disciplines :

    2+2=4, que Dieu existe ou pas.
    La loi de la gravité est vrai que Dieu existe ou pas.
    La France est dans l’hémisphère nord, que Dieu existe ou pas.
    ...

    En cela, le caractère athée de l’éducation nationale est particulièrement important. Il est absolument indispensable que l’école conserve son caractère laïque.

    Cordialement,

    Arnaud


    Définitions et liens :

    Marketing viral : Le marketing viral est une forme de publicité à la diffusion de laquelle le consommateur contribue ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Marketing_viral-&gt ;http://fr.wikipedia.org/wiki/Marketing_viral]).

    Mème : Un mème (de l’anglais meme ainsi que du français même) est un élément culturel reconnaissable (par exemple : un concept, une habitude, une information, un phénomène, une attitude, etc.), répliqué et transmis par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus. L’Oxford English Dictionary définit le mème comme « un élément d’une culture pouvant être considéré comme transmis par des moyens non génétiques, en particulier par l’imitation » ([http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me-&gt ;http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me]).







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