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  • Par Auguste Frégate (xxx.xxx.xxx.192) 14 février 2010 20:48
    Auguste Frégate

    @ Chantecler :

    Je suis tout à fait d’accord pour dire que les dérives des prises en charges psychiatriques sont anciennes, mais bien plus anciennes que 1980, puisque la psychiatrie est l’héritière directe des aliénistes du 19ème siècle, qui étaient eux mêmes dans la continuité des hôpitaux généraux, où étaient enfermés les mendiants, les chômeurs, les fous, les homosexuels, les libertins, les fils prodigues, etc.

    Pinel, le fondateur de la psychiatrie, n’a pas libéré les fous, contrairement à ce qui est dit dans le mythe de l’histoire psychiatrique officielle, puisque les chaînes ont été remplacées par une terreur morale, qui elle-même a été remplacée plus tard par les camisoles chimiques.

    " La répression acquiert ainsi une double efficacité, dans la guérison des corps et dans la purification des âmes. L’internement rend ainsi possibles ces fameux remèdes moraux -châtiments et thérapeutiques -qui seront l’activité principale des premiers asiles du XIXe siècle, et dont Pinel, avant Leuret, donnera la formule, en assurant qu’il est bon parfois « d’ébranler fortement l’imagination d’un aliéné, et de lui imprimer un sentiment de terreur »

    (Foucault, dans son ouvrage "Histoire de la folie à l’âge classique".)

    Pour ce qui est des constats, les années 1960 ont certainement vu la naissance de courants comme l’anti-psychiatrie, et les spécialistes de la santé mentale se sont interrogés sur les pratiques psychiatriques. Mais l’opinion publique est restée à l’écart de ces débats, et j’ai le sentiment qu’aujourd’hui une certaine méfiance généralisée envers la médecine, dont le cas du vaccin H1N1 est un exemple, attire le regard sur la psychiatrie.

    Pour le milieu de culture des vaccins, je dois faire un mea culpa car j’ai déformé ce que j’avais lu il y a longtemps ici : http://daudon.free.fr/page231.html
    Il s’agit en vérité de cellules de bœuf et de veau, du moins selon cette source, que je n’ai pas vérifiée. Cet argument est anecdotique, et ce que j’ai voulu soulever, ce sont les interrogations légitimes des anti-vaccins sur la composition des vaccins, même si à l’extrême ces interrogations peuvent conduire à la paranoïa.

    @brieli67 :
    Je vis moi-même sans prendre de médicaments, car en général le sommeil me permet de récupérer lorsque je suis un peu grippé, et ce depuis plus de 7 ans.

    Je n’ai pas de "phobie" des blouses blanches, mais je pense que l’effet placebo et l’aspect psychosomatique de la plupart des maladies sont sous estimés par les médecins.

    En particulier les psychiatres, car leur formation s’éloigne de plus en plus du psychique pour se focaliser sur le comportementalisme et l’organique, ce qui a pour résultat des promesses de guérisons miracles non respectées et parfois même aggravantes pour les patients.

  • Par Auguste Frégate (xxx.xxx.xxx.192) 14 février 2010 12:16
    Auguste Frégate

    J’ai bien aimé cet article, même s’il fait dans la provocation.

    C’est sans doute extrême de considérer que les médicaments psychotropes et les traitements psychiatriques induisent le suicide. Une telle corrélation paraît difficile à prouver, et il n’est pas souhaitable qu’une démonstration statistique prenne une signification aussi absolue.

    Mais d’un autre côté, les psychiatres et les laboratoires pharmaceutiques l’ont bien cherché.
    A force de prétendre et même croire que la psychiatrie a vocation à guérir des maladies, mentales, le soin, le soutien et la relation d’aide ont été négligés.

    Le DSM IV a été détourné de son usage initial, c’était un manuel statistique destiné à la recherche, comprenant des observations cliniques de bonne qualité, et pas une machine à diagnostic capable de remplacer la prise en compte du sujet singulier et de son rapport à sa propre souffrance.

    Plus généralement, cet article nous interpelle sur la confiance des français envers la médecine et les médecins. Force est de constater que cette confiance est en chute libre, en particulier aujourd’hui, après que la supercherie du vaccin contre la grippe A ait été mise à jour. Qui peut faire confiance à une médecine prescrivant un vaccin n’ayant pas démontré son efficacité expérimentale ?

    Que penser des psychotropes, quand les antidépresseurs sont reconnus par les psychiatres comme inefficaces pour 65% des dépressions, et qu’en plus l’effet placebo "guérit" 60 à 70% des sujets dépressifs du groupe contrôle ?

    Que penser de la nouvelle liberté de parole du prix nobel Luc Montagnier qui a isolé le VIH à présent que ses contrats avec les laboratoires sont arrivés à échéance ?
    Son nouveau paradigme du Sida est pour le moins étonnant et contredit totalement tout ce qui a été entrepris jusqu’à présent pour lutter contre cette maladie.
    http://www.agoravox.tv/actualites/s...

    Et les anti-vaccins, n’ont ils pas raison de nous alerter sur la culture des vaccins dans des milieux de cellules de porc, quand cette méthode est interdite pour tous les autres médicaments ? Et tous ces très jeunes enfants, à qui ont a inoculé une dizaine de vaccins dans la même journée et sont entrés en autisme végétatif pour le reste de leur vie ?

    A l’évidence, la médecine est de plus en plus critiquée, même par les médecins eux-mêmes.

    La psychiatrie est dans une illusion, elle aliène (enferme) plus qu’elle ne soigne, non seulement dans les infrastructures hospitalières, mais également dans les structures morales de notre société bourgeoise bien-pensante de la normalité (cf Foucault).
    La sismo-thérapie est une pratique moyenâgeuse issue des pratiques de torture pour les interrogatoires militaires qui n’a pas sa place dans une institution de soin.
    Même lorsqu’elle est réduite au cerveau et sous anesthésie, les patients sont bien conscients de ce qu’on leur a fait et ont toute lattitude pour délirer sur ce qu’on a pu leur faire, tant cette pratique est affectivement et symboliquement connotée par l’Histoire occidentale.

    Cela dit, cette psychiatrie, si elle est néfaste dans ses extrêmes, ne doit pas faire oublier l’efficacité ponctuelle d’un choc médicamenteux pour aider un patient dépressif à sortir de chez lui pour aller consulter, aller vers l’autre et commencer à parler, ni la compétence des derniers médecins psychiatres psychanalystes, psychosomaticiens et autres résistants au dogme comportementaliste anglo-saxon.

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