• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

azaran

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 1 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • azaran 7 janvier 2007 23:22

    Étant né au Québec et de par ma vocation de philosophe autodidacte, je suis privilégié en ce sens que j’ai vu évolué le climat social de cette province en ce qui concerne la sécurité pour ses citoyennes et citoyens.

    Un constat s’impose, de prime abord, qui est que le Canada - pays avec une population majoritairement anglophone - est fortement influencé, d’un point de vue anthropologique, par la culture anglaise états-unienne. Et pour quiconque a observé, mieux encore, recherché sur la culture anglaise états-unienne, elle ou il aura remarqué que la violence est intrinsèque à cette dernière de par les innombrables manifestations d’expressions violente que l’on peut observer dans ses multiples activités (films, vidéos musicaux, romans, compétitions sportives, statistiques d’actes criminels, etc.).

    Le Québec bien entendu n’est pas à l’abri de cette influence malgré la différence linguistique du fait français. Je donne à titre d’exemple le fait que 15 ou 20 ans passés le phénomène de ce que les Anglais appellent un « drive by shooting » (arbitrairement traduit par fusillade en automobile), qui est populaire chez les gangs de rues de Los Angeles, n’existait pas au Québec. Malheureusement, cela fait maintenant partie de la culture québécoise. Mais ce qui révèle le plus le laxisme disciplinaire du système judiciaire, face à la criminalité au Québec, est l’acceptation par la population générale du phénomène. J’ai cessé de compter le nombre de fois où, lors de l’écoute d’un bulletin de nouvelles, on avait utilisé le terme « bande de motard criminalisée » en faisant référence aux « Hell’s Angels ». On ne peut que constater la dichotomie entre une société de loi qui dit être contre la violence alors qu’elle permet en son sein l’existence d’un groupuscule qui s’adonne ouvertement à des activités criminelles reconnues de la population générale et qui n’hésite pas à utiliser la violence lors de ces mêmes activités criminelles.

    Les observations de Henry Moreigne sur le manque de protection pour les procureurs qui subissent l’intimidation des criminels jusqu’à l’intérieure même des palais de justice, de la population estudiantine qui est confrontée à la violence dans leur milieu scolaire, alors que leur seule préoccupation devrait être l’étude, ces observations confirment la graduelle dégradation de la paix sociale face à des gens qui n’ont aucun respect ni pour la loi, ni pour leurs semblables.

    On présentait à la télévision dernièrement un documentaire sur un des gangs de rue le plus imposant des États-Unis, connu sous le nom de « MS13 » ayant plus de 100 000 membres. Pas étonnant qu’au Québec, on ait un problème similaire. La culture la plus médiocre de la planète, la culture anglaise états-unienne, ne fait pas qu’exporter des produits et services chez les pays qui font commerce avec elle. Elle exporte aussi un mode de vie, une philosophie de la violence qui la rend plus dangereuse encore que la plus virulente des pestilences.

    Bien que j’approuve les revendications des procureurs qui réclament un environnement complètement sécuritaire, il me désole de réaliser que leur revendication ne sera pas entièrement satisfaite pour la simple raison que restreindre les déplacements à l’intérieur des palais de justice deviendrait coûteux du point de vue sécurité et sévir contre les intimidateurs ne fera qu’alourdir le rôle du processus judiciaire déjà surchargé. Et je n’aborde même pas les coûts impliqués pour réaliser une sécurité complète ou les contestations constitutionnelles à prévoir suite à des restrictions de mouvements ou déplacements de suspect(s) impliqué(s) dans une cause judiciaire.







Palmarès