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barbon

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  • barbon 29 octobre 2009 18:05

    J’ai il y a quelque temps, passé un papier sur le site Impératif Français, concernant la néo-dénomination anglaise de ce vaccin.

    Pédiatre près de Paris, je veux bien prescrire quotidiennement des produits étrangers, notamment anglo-saxons. Pas de problème avec ça. En revanche, je me refuse à prescrire EN anglais. Je ne veux pas formater mon esprit à cette gymnastique plutôt loufoque consistant à abandonner sa langue maternelle sur ordre (combiné) d’un comité bruxellois anonyme et d’un laboratoire pharmaceutique mondialisé.
    Il n’y a là aucune nostalgie pétainiste, bien au contraire. Transcendant les Etats, Albert Camus disait : « Ma patrie, c’est la langue française ». Ce résistant à l’oppression, à l’uniformité, au travail forcé du cerveau, avait bien compris qu’au delà des appartenances nationales, il est des forces de l’esprit plus puissantes que les moules dans lesquels il est question de contraindre la mémoire, les façons d’être, de penser et dans le cas qui nous intéresse, la liberté essentielle, vitale, de parler, d’écrire et de pérenniser sa propre langue.
    Si nous perdons cela par une collaboration « corps et âmes » avec des gens qui se foutent éperdument de la déchéance des valeurs pré-citées, nous fabriquerons des générations de petits robots aux ordres de puissances infiniment plus destructrices que les Etats dont nous sommes les citoyens. Car il y aura toujours, qu’on le veuille ou non, ceux qui tiendront les clefs de la boîte et ceux qui seront enfermés dedans. À tout prendre, je préfère quant à moi me battre avec les armes que je maîtrise, pour éviter le piège et demeurer libre dans ma tête.
    Une précision : à défaut de participer à des forums d’opinion, la majorité de mes confrères semble pour le moment troublée par l’obligation de prescrire un vaccin dans une langue autre que la leur. La preuve ? Une baisse certifiée (de près de 70%) de la prescription du ROR devenu ... quoi déjà ? Ah, oui, MMR .
    Et puis, une recommandation, valable pour tous dont moi-même (et particulièrement pour les petits nazillons du tout-anglais) : relire Camus !






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