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  • Par Bardamor (xxx.xxx.xxx.57) 25 mai 01:56
    Bardamor

    Votre raisonnement me paraît faussé par des années de trafics boursiers internationaux, qui vous font croire que l’économie n’est qu’un jeu monétaire, virtuel, et que l’on peut se retirer au moment où on veut. Le simple retrait des troupes françaises envoyées en Afghanistan pour assurer le contrôle stratégique de cette région est extrêmement compliqué, alors même que les troupes françaises ne jouent là-bas qu’un rôle symbolique, afin que les Etats-Unis ne soit pas la seule puissance colonisatrice.

    - Revenir au franc reviendrait presque à réorganiser la bourse complètement, et cet effort coûterait énormément. Vous ne vous rappelez pas l’extraordinaire propagande médiatique s’agissant de l’euro ? Il faudrait tout recommencer, sans aucune chance de convaincre quiconque en dehors de quelques militants du FN et de Mélenchon, ceux qui ont sans doute le moins de pognon. Avant d’être un peu encombrant, l’euro et la dérégulation des marchés ont permis de maintenir la croissance, et donc la cohésion du pays, à un niveau impossible sans eux. Tant que vous n’aurez pas trouvé un nouveau procédé "d’enrichissement sans cause", comme disent les gangsters capitalistes, vous ne convaincrez personne de lâcher l’euro.
    - N’oubliez pas qu’un pays endetté au niveau où l’est la France n’est pas "souverain", c’est-à-dire qu’il appartient aussi à ses créanciers, qui n’ont probablement pas envie de votre "franc", et qui se tamponnent de la drachme comme de leur premier faux en écriture.
  • Par Bardamor (xxx.xxx.xxx.57) 25 mai 01:34
    Bardamor

    Personnellement je n’ai pas encore croisé d’électeur du PS favorable à la croissance (sur 4 ou 5 seulement, je dois avouer) : ils sont tous "décroissants", comme Abélard. Suffit pas de dire "croissance", faut encore apporter le viagra à la bête, qui bande tout mou.

    - Le problème de la décroissance, c’est qu’elle nie que l’économie est un principe érotique, alors qu’elle l’est. Sur le plan personnel, la décroissance peut être bénéfique (surtout passé un certain âge), mais on ne peut pas faire de politique avec ce truc. Marx n’a d’ailleurs jamais contesté que le capitalisme est la meilleure organisation possible : il a simplement dit qu’elle relève de la barbarie concurrentielle, et que l’infarctus se produira tôt ou tard.
  • Par Bardamor (xxx.xxx.xxx.57) 25 mai 01:24
    Bardamor

    Bien dit, Kemilein. Ne comptons pas trop sur ceux qui chialent seulement quand le porte-monnaie est vide, laissons voter les abrutis qui votent comme on va à la messe : parce que l’espoir fait vivre, et évitons de vivre notre vie par procuration pour satisfaire aux lois du marché, parce que, sinon, autant crever tout de suite.

  • Par Bardamor (xxx.xxx.xxx.57) 25 mai 01:18
    Bardamor

    D’accord avec le taulier, je ne vois pas ce que Syriza vient faire dans cette galère. Syriza dit d’ailleurs tenir à l’euro et à l’appartenance de la Grèce à la zone euro, parce que ce parti ne vee ut pas lâcher la goupille qui risque de plonger la Grèce dans le bordel. Cependant c’est ce qui risque d’arriver, et Syriza fera alors un coupable idéal pour que banques et politiciens libéraux puissent se retirer en imputant à Syriza la banqueroute grecque et ses conséquences. Déjà il semble que les banques ont renoncé à récupérer leurs mises ; ne résistent plus que les politiciens, Merkollande en tête, vu l’ampleur de la catastrophe diplomatique et stratégique pour la France et l’Allemagne, si la Grèce devait être lâchée.

    Autre scénario possible : la reprise en main de la Grèce par l’armée après une parenthèse Syriza, militaires soutenus par des banques européennes : là encore, qu’est-ce que Syriza vient faire là-dedans.
    Et Mélenchon ? Le parti communiste a eu l’occasion de prendre le pouvoir à la Libération ; il ne l’a pas fait, ce n’est pas aujourd’hui qu’il va s’y mettre.
    - L’auteur de cet article semble oublier que Hollande s’est contenté de tenir le discours qu’il devait tenir pour se faire élire. Un point c’est tout. La réalité commence maintenant et, dans cette réalité, les décisions économiques sont prises d’une manière qui invite à regarder la démocratie pour ce qu’elle est : un défoulement populaire sporadique.
  • Par Bardamor (xxx.xxx.xxx.134) 10 avril 15:23
    Bardamor

    La diabolisation du FN est bien sûr un procédé moral clérical (donc de gauche), afin de dissimuler la gabegie de l’élite républicaine par ailleurs. Jusqu’à ce jour le destin du PS et du FN sont liés, sans même souligner la constance du PS à choisir des représentants issus de milieux dits "d’extrême-droite".

    L’accord de Mélenchon est plutôt avec l’UMP, par le biais des syndicats d’ouvriers monopolistiques et confortablement dotés par rapport aux autres.
    La classe politique française forme un bloc, et les esprits juridiques étroits qui ont suggéré au cours des dernières années de la réformer sur le modèle bipartite des Etats-Unis (deux partis d’extrême-droite), les maîtres Jacques Julliard ou Attali, n’ont oublié qu’une seule chose : le niveau très élevé du chômage en France. Il justifie à lui seul l’existence de partis destinés à combler la frustration des sans droits en les berçant d’illusions (Mélenchon n’a même pas profité de sa manif pour marcher sur l’Assemblée nationale des nantis !?).

    La première chose à dire c’est que Le Pen, ne bénéficiant d’aucun appui solide dans la société civile, est la menace la plus virtuelle qui soit, après le terrorisme islamiste. Inutile, je pense, de rappeler que la cause première du terrorisme dans le monde est la concurrence économique, et que si on se fie aux statistiques de la police pour mesurer le terrorisme, on oubliera la frayeur causée par les banques et systèmes bancaires.

    - En revanche il est inexact de dire que la contre-culture internet doit plus au FN qu’à l’extrême-gauche ou l’anarchie. Cette contre-culture est majoritairement apolitique. Refuser de se soumettre à l’interdit moral de discuter avec le FN n’empêche pas, au contraire, d’indiquer l’inutilité de voter pour ce parti, comme pour celui de Mélenchon. La contre-culture ne doit pas se tromper de cible : ce sont les médias qui doivent être visés, en tant qu’ils exercent un monopole et une censure parfaitement antidémocratiques sur les esprits. Qui fait de la prochaine élection un enjeu majeur, comme de la précédente qui n’a rien changé au cours économique des événements ? Les médias d’abord. Notamment pour détourner l’attention de l’abus de pouvoir qu’ils constituent. Qui peut nier leur influence dans la formation intellectuelle des gamins de ce pays ? Et l’axe principal de propagande commerciale de cette influence.
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