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  • Premier article le 18/03/2008
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Derniers commentaires


  • Baroque et fatigué 18 juillet 2008 14:19

    Précisément, je ne suis absolument pas hostile à une éducation civique, par exemple telle qu’elle est pratiquée en France la plupart du temps, où sont expliqués le fonctionnement des institutions et les lois que les citoyens doivent respecter. Et éventuellement les grands principes de la vie en société, la morale des instituteurs de la IIIe République (pas mentir, pas tricher, pas voler, et même pourquoi pas aimer son pays, etc.).

    Si vous lisez bien, et en particulier si vous lisez le commentaire précédent, où je cite précisément des textes de loi, vous verrez que l’éducation à la citoyenneté n’est pas qu’une simple éducation civique à la française.

    Je ne dis pas qu’il faut que tous les enfants espagnols retournent au catéchisme. Précisément, j’ai l’impression que ce qu’on va leur apprendre dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté ressemble un peu, et pourrait ressembler de plus en plus à un catéchisme. Et catéchisme de l’Eglise catholique espagnole ou catéchisme du Parti socialiste ouvrier espagnol, s’ils sont imposés indépendamment de ce que pensent les parents et de ce qu’ils veulent pour leurs enfants, pour moi c’est également détestable.


  • Baroque et fatigué 18 juillet 2008 14:13

    En réponses aux deux commentaires précédents : on peut citer, par exemple, les programmes pour la communauté autonome d’Andalousie (une des communautés autonomes où l’éducation à la citoyenneté a suscité le plus de recours à l’objection de conscience), dans lesquels sont abordés les "processus de socialisation de genre" (ce qui fait référence à des théories dignes d’intérêt, mais peut-être pas dans l’enseignement secondaire, et qui sont en tout cas contestables).

    Si l’on cite le décret royal lui-même (bulletin officiel du 5 janvier 2007 : [http://www.mepsyd.es/mecd/gabipren/documentos/files/desarrollo-loe-rdl-eso.pdf]), je vous en traduit vite fait quelques passages : "l’éducation à la citoyenneté a pour objectif de favoriser le développement de personnes libres et intègres, par le biais de la consolidation de l’estime de soi (? ! Est-ce réellement à l’enseignement public d’apprendre aux élèves à "consolider leur estime de soi" ?), la dignité personnelle, la liberté, etc." [...] "Pour atteindre ces objectifs, on approfondit ici les principes d’éthique personnelle et sociale et on inclut, entre autres, ce qui touche aux relations humaines et à l’éducation affective et émotionnelle (? ! Que vient faire l’éducation affective et émotionnelle là-dedans ? Même question que précédemment, les parents doivent-ils sous-traiter l’éducation affective et émotionnelle de leurs enfants à l’Etat ?).

    Le bloc de connaissances et savoir-faire 2 de la matière en question, c’est "Identité et altérité. Education affective et émotionnelle, centrée sur les valeurs de l’identité personnelle, de la liberté et de la responsabilité, avec une attention particulière quant au rapport entre intelligence, sentiments et émotions" (? !).

    Je vous renvoie au texte de loi mis en lien si vous lisez l’espagnol pour plus d’informations. Personnellement je pense que de telle formulations n’ont rien à faire dans un texte de loi - je trouve même ces formulations dangereuses, après, bien entendu, il faut voir comment les cours se passent dans la réalité - et que l’enseignement public n’a pas à s’occuper de ces questions. Je me fais peut-être une trop haute idée de la responsabilité et de la liberté des parents.


  • Baroque et fatigué 18 juillet 2008 13:55

    Je vous remercie. Tout à fait, j’ai essayé d’être équilibré, et précisément de ne pas tomber dans le travers des médias français (phénomène lié historiquement, me semble-t-il, à l’installation de nombreux réfugiés républicains ou assimilés en France pendant ou après la Guerre civile), travers qui consiste à interpréter la vie politique espagnole comme un éternel conflit entre républicains socialistes et nationaux-catholiques. La réalité est plus complexe, et en l’occurrence il me semble qu’on peut estimer que l’éducation à la citoyenneté va trop loin sans être un irréductible franquiste...

    Effectivement la COPE manifeste parfois une certaine prise de distance avec l’idéal évangélique de l’amour du prochain, pour dire les choses gentiment. Même si je la comparerais plutôt à Radio Maryja (Pologne) qu’à Radio Courtoisie.


  • Baroque et fatigué 18 juillet 2008 13:50

    Le problème étant précisément ici que l’éducation à la citoyenneté proposée par le gouvernement espagnol semble aller plus loin que les simples "principes approuvés par la raison universelle".


  • Baroque et fatigué 18 juillet 2008 13:48

    Je prétends connaître assez bien l’Espagne et son histoire, je vous remercie. L’assimilation du Parti populaire au franquisme est précisément un lieu commun qu’on peut lire dans la presse française chaque fois que ce mouvement y est évoqué. La réalité est plus complexe, et le PP a montré pendant les périodes où il a été au pouvoir qu’il était à mille lieues de la manière franquiste de gouverner. Les tensions actuelles au sein du Parti populaire viennent confirmer cela, puisque l’aile la plus conservatrice du PP semble être en voie de marginalisation, à l’initiative de M. Rajoy.

    Le problème que je traite, en l’occurrence, n’est pas celui de savoir si le PP est ou non néo-franquiste, mais de savoir si la politique éducative du PSOE va trop loin, ou pas. Il me semble qu’elle va trop loin. Vous pouvez penser le contraire.

    Concernant El Mundo, excusez-moi, mais ABC et La Razon, les deux autres quotidiens de droite espagnols, sont plus à droite qu’El Mundo. ABC est dans la ligne de la hiérarchie catholique, et La Razon est ouvertement libéral-conservateur.







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