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Bayrem

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  • Premier article le 19/09/2007
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Derniers commentaires



  • Bayrem Bayrem 4 mai 2008 03:13

    La première partie de la question, pour y répondre, je te renvoie à ma note sur ce sujet dans cet article dans mon blog ici.

    Je rappelle juste qu’aujourd’hui même en Tunisie, croupissent chez leurs parents des dizaines de miliers de jeunes diplômés (Bac +3, +5, +7 ...) qui n’ont pas de travail parce qu’ils sont surdiplômés.

    Dois je rappeler que c’est la France qui vient en Tunisie pour faire passer des concours et recruter des gens ? Si la France n’avait nullement besoin de moi, je ne serai pas là ! Il n’y a qu’à demander à mon chef de projet qui s’arrache les cheveux puisqu’on est en sous effectif et qu’il y a énormément de postes vacants.

    Pour résumer, au bout de 7 ans de vie en France, (soit presque 30% de ma vie), on développe des attaches dans ce pays. Je commence à me sentir autant Toulousain que Tunisois ...

    Ensuite, en ce qui concerne l’indépendance de la Tunisie. Bien évidemment, ça s’est mieux passé en Tunisie qu’en Algérie. Là aussi, on ne peut comparer les deux. Pierre Mendes France a fait un travail remarquable pour que la "décolonisation" en Tunisie se passe dans les meilleures conditions possibles.

    Comme dirait Sarkozy, le passé est le passé. Il faut aller vers l’avant et essayer de travailler ensemble pour mieux capitaliser la décolonisation.

    En ce qui concerne cet aspect là, la période post décolonisation s’est très mal passé. Disons que seul la première décenie après 1956 (j’allongerai jusqu’au début des années 70) a montré des signes encourageants.

    A partir de ce moment là, nous n’avons pas su nous les Tunisiens concrétiser notre acquis. La France n’a rien à voir là dedans puisque nous avons gâché nous même cette opportunité d’évoluer vers un modèle démocratique à l’européenne.

    Pourtant, tous les signes étaient là : textes exceptionnels pour les droits de la femme, libéralisation de la société, conception laique des institutions (tout ça grace à Bourguiba), ouverture de l’économie etc etc ...

    On doit s’en prendre à nous même. Nous n’avons pas su capitaliser l’héritage de Bourguiba, nous n’avons pas su évoluer vers une démocratie. Quel est l’explication de cet échec ? Des conjuctures géopolitiques je suppose, l’évolution de nos voisins a fait qu’on a eu peur à un moment que nous même on devienne islamiste alors que, ironiquement, on savait que c’était incompatible avec ce que nous sommes.

    Je pense que les Tunisiens se sont dit qu’il valait mieux se reposer sur nos acquis que de les perdre ou même les faire progresser.

    Est ce que la France a une responsabilité ? Peut être. Si c’est le cas, elle est minime par rapport à notre responsabilité de nous, les tunisiens.

    Finalement, si autant de maghrébins veulent venir en France c’est parce qu’on est relié à la culture française grâce (à cause comme vous voulez) de la colonisation. Contrairement aux immigrés manuels des années 70, nous, on possède la langue française. On comprends la culture et on a les moyens de se connecter avec la France. On sait lire, écrire et même débattre parce qu’on a une double culture tunisienne (arabo musulmane) et française.

    Comme quoi, faire cohabiter culture musulmane et française est compatible

    Cordialement,

     



  • Bayrem Bayrem 3 mai 2008 22:18

    Vu le nombre élevé de réponses, je vais faire une réponse collective.

    En ce qui concerne les guignols, j’ai bien dit que ça me paraissait à l’époque , quand j’étais adolescent, le summum de la liberté d’expression. Parce que, durant cette époque là (il n’y avait pas internet), avant de venir en France, pour être connecté avec l’actualité, il n’y avait que la télévision parce que les journaux étaient censurés et non diffusés s’ils touchent des points sensibles.

    Donc, s’il n’y a pas de journaux libres, ni de livres publiés librement portant une critique, le moindre espace de liberté parait gigantesque. Je réserve la suite du développement de cette réflexion pour l’épisode 2.

    Le premier des droits de l’Homme est de manger : belle réplique de Chirac en effet. Cela veut dire que tant qu’on mange, on ne peut pas aspérer à autre chose que la bouffe ? Est ce que les gens qui n’ont pas les moyens, n’ont pas le droit de s’exprimer ?

    On parle de miracle économique tunisien : d’accord !

    La classe moyenne s’en sort plutôt bien : d’accord ! Je ne le nie pas !

    Alors pourquoi le reste ne suit pas ?

    Ensuite, il ne faut pas confondre l’Algérie et la Tunisie. Les deux pays sont foncièrement différent. Donc, réduire la problématique Tunisienne à l’alternative entre une dictature et un islam extrémiste est ridicule.

    C’est ne rien comprendre à la mentalité tunisienne. Au lieu de demander aux tunisiens ce qu’ils pensent de leurs présidents, demandez leur ce qu’ils pensent de l’islam, sont ils vraiment pratiquants ?

    La Tunisie est le pays arabe qui a le taux le plus élevé de consommation d’alcool par habitant. Certes, ce n’est pas un indicateur de la pratique de l’islam mais c’est un signe quand même.

    Croire que des élections libres conduiraient les talibans au pouvoir comme l’insinuent quelques uns c’est mettre tous les magrébins dans le même sac ... La mentalité du tunisien n’est pas compatible avec l’islamisme !

    Demandez aux collégues Tunisiens leur rapport par rapport à la religion, l’alcool, ... vous serez surpris ..

    La situation de la femme est exceptionnelle (lire mon autre article dessus ici : www.lemague.net/dyn/spip.php)ça m’étonnerai qu’un pays comme la Tunisie laisse ce genre de politique arriver au pouvoir et renoncer à tous les progrès. Ce danger islamiste est juste un leurre ...

    Pour le parallèle avec le tourisme entre l’Algérie et la Tunisie, je ne vois pas le rapport avec le témoignage que je présente.

    Pour l’histoire de rentrer dans son pays si on est boursier, je me réserve cette réponse dans le prochain épisode.



  • Bayrem Bayrem 4 mars 2008 12:36

    J’ai oublié d’ajouter qu’en tant qu’étudiant : impossible de demander la nationalité même si tes études durent 5 ans ou plus.

    Par contre, ces études permettent d’enlever la condition de stage de séjour de deux ans (qui est de cinq ans pour des travailleurs non qualifiés).

    Dès que j’aurai un emploi rémunéré (CDI) qui correspond avec les études, une résidence fixe (pas de chambre d’étudiant), un casier judiciaire vierge : il n’y a pas de raison qu’on me la refuse.

    Je voudrai ajouter que je vis avec une française. Un simple mariage aurait arrangé toute la procédure mais je ne vais pas me marier pour profiter d’une loi. Aussi, nous sommes jeunes et le mariage ne se fait pas pour une procédure administrative.

    D’ailleurs, tout le monde dans mon entourage m’incite à le faire mais c’est ma conception de la république : je ne suis pas là pour profiter d’une loi comme le font certains immigrés qui font des mariages blancs et que je condamne fermement.

    En plus, à cause de ces mariages blancs, les vrais couples comme le notre allons en chier ! (encore plus de démarches administratives et encore plus de complexité !).



  • Bayrem Bayrem 4 mars 2008 12:18

    Merci pour ce commentaire constructif  : Enfin des arguments logiques et positifs !

    La comparaison entre un étranger européen en Europe ou un français résident hors d’Europe et un maghrébin résident en France ne tient pas.

    Tout simplement parce qu’il y a un paramètre qui n’est pas pris en compte : le vote au maghreb (encore plus en Tunisie) n’existe pas !

    Les droits les plus élémentaires de vote ne sont pas accordés et sont spoliés par les autorités... Donc, cette histoire de double vote n’a pas de sens pour les pays du tiers monde. Le jour où le vote existera vraiment dans ces pays, l’immigration baissera automatiquement. (Quand j’évoque le vote, je suppose qu’il amène derrière lui d’autres notions comme liberté économique, sociale ...).

    Déjà que les autorités n’accordent pas ces droits à leurs propres citoyens, de là à les accoder aux étrangers ...

     

    Je suis 100% d’accord avec vous sur la naturalisation. D’ailleursn, j’étais plutôt d’accord avec JP Raffarin qui a présenté l’argument suivant : au lieu de donner le droit de vote aux étrangers, facilitons la naturalisation.

    Par contre, ce n’est pas facile du tout d’obtenir la nationalité. Je me suis renseigné sur le sujet, ce n’est pas facile et c’est même le parcours du combattant.

    La procédure aboutit souvent mais au bout d’un moment (2 ans en moyenne) : je la ferai dès mon premier CDI (C’est une des premières conditions) et j’irai voter à la première occasion

    Est ce que je garderai ma nationalité Tunisienne ? Evidemment puisque j’y ai vécu pendant 18 ans.

    Je serai franco-tunisien (si tout va bien ...).

     



  • Bayrem Bayrem 4 mars 2008 10:18

    Merci à tous pour toutes ces réactions positives ou négatives.

    Pour répondre aux messages négatifs (même s’ils ne sont porteurs que de critiques destructrices), quelques principes auxquels je crois fermement  :

    Liberté pour tous : Chacun écrit ce qu’il veut, on est en démocratie .

    Egalité entre tous : Egalité de traitement, par exemple : je suis contre le déchaînement contre le professeur ancien du GUD. Il a le droit d’être traité à égalité par tout le monde quelque soit son passé. Je suis pour l’égalité et contre la dictature de la bonne pensée.

    Fraternité : quelque soit la couleur des gens. Fraternité veut dire condamner tous les racismes y compris le racisme anti-blanc.

    Laïcité : Les religions restent à la maison : chacun vit sa foi comme il l’entend dans le cercle privé.

    J’espère que je n’aurai pas à énoncer ces principes à chaque fois que j’écris un article ... ça serait lourd !







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