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benevole

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  • benevole 15 février 2007 14:02

    Bonjour Thierry,

    Ton commentaire me fait froid dans le dos !

    Mais il confirme le terme « démocrature » utilisé dans l’article.

    Penses-tu réellement qu’on ne puisse jamais rétablir une vraie démocratie ? Que le politiquement correct soit figé ?

    Cordialement Jean-Marc



  • benevole 15 février 2007 13:49

    Que voilà un bel article et un beau projet ! J’ai utilisé moi-même le terme « démocrature » dans un article intitulé « Les dessous de la politique anti-tabac » et dans une réaction à un autre article où je suggérais de voter Bayrou pour plusieurs raisons dont la plus importante à mes yeux était de défier les médias.

    Je n’ai pas inventé le néologisme « démocrature ». Je l’avais déjà lu quelque part et je remercie l’auteur de le répéter. La popularisation de ce mot et son entrée rapide dans tous les dictionnaires participera déjà à la lutte contre le formatage des esprits par les médias et contre les politiques qui s’en servent.

    Il me semble évident que la plupart des médias veulent imposer Sarkozy dont le programme est pourtant le plus aberrant jamais proposé par un parti non extrémiste.

    Comme je le montrerai dans un article à paraître sous le titre probable « Lettre ouverte aux candidats », tous les problèmes de société (la faim dans le monde, les enfants des rues, l’extrême pauvreté du sud, la paupérisation de notre classe moyenne, la baisse de pouvoir d’achat, le terrorisme, la criminalité, le réchauffement climatique, le surendettement, le chômage et j’en passe) ont pour origine un système économique libéral boîteux.

    Le système libéral est le meilleur pour motiver la production et il pourrait l’être aussi pour motiver la redistribution s’il rémunérait l’investissement privé dans les domaines humanitaire, écologique et social. Mais on en est loin. Cette redistribution est exclusivement à charge de l’Etat et elle provoque des réactions inverses de plus grande amplitude dans l’économie mondiale dont l’arme absolue est la monnaie.

    La phase économique dans laquelle nous sonmmes entrés depuis déjà quelques décennies est caractérisée par une capacité de production mondiale très largement supérieure au pouvoir d’achat des consommateurs.

    Dès lors, pour survivre, les entreprises sont en situation de concurrence exacerbée pour conserver ou attirer les actionnaires et les consommateurs. Attirer les premiers nécessite une maximalisation des profits, attirer les seconds oblige à baisser les prix de vente. La conjugaison de ces deux impératifs conduit à abaisser le prix de revient et, pour ce faire, il faut bien entendu casser les prix des matières premières abondantes et réaliser des économies de main d’oeuvre.

    Mais c’est un cercle vicieux car les petits producteurs de produits agricoles mis sur la paille et les travailleurs licenciés conduisent à une nouvelle baisse du pouvoir d’achat global (et ceci qu’ils soient indemnisés ou non puisque le financement de leurs allocations provient d’un pouvoir d’achat précédemment disponible pour la consommation).

    Dans ces conditions, toute création de nouvelle entreprise ne peut qu’exacerber la concurrence et provoquer de nouvelles faillites puisque le pouvoir d’achat n’est pas extensible mais en réduction. Et quelles seront les premières entreprises victimes de ces créations ? Evidemment celles qui n’ont pas pu réduire suffisamment leurs dépenses salariales, donc celles qui offrent encore le plus d’emplois.

    Echapperont peut-être à cette règle les entreprises et les travailleurs des secteurs de technologie de pointe parce qu’ils sont hyper-qualifiés et donc indispensables mais pour la majorité des chômeurs, trouver de l’emploi correctement rémunéré est un mythe. Et davantage encore si ceux qui travaillent déjà travaillent plus.

    Dès lors, quand vous entendez un homme politique prôner l’esprit d’entreprise ou vous dire « si vous voulez gagner plus, travaillez plus » comprenez simplement « débrouillez-vous tout seuls avec les lois de la jungle ».

    Et quand il vous parle de répression à l’égard des vaincus du système, méfiez-vous, le dictateur n’est pas loin.

    Cette longue digression pour vous faire comprendre que les médias ne sont pas dupes. Il doit exister un certain nombre de journalistes, de rédacteurs en chef, de patrons de la presse intelligents et capables de décoder le discours apparent de ce candidat. Ils savent que c’est le candidat des puissants, le candidat de l’élite, le JR de « Dallas » et de son univers impitoyable.

    C’est pour ça qu’ils l’aiment ou estiment qu’il vaut mieux être avec lui que contre lui.







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