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Bertrand BORIUS

Communiquant par profession, provincial par choix, observateur du monde et de ses habitants par goût.

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  • Premier article le 02/04/2007
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Derniers commentaires



  • Bertrand BORIUS 16 juin 2008 11:33

    Visiblement, une erreur s’est glissée dans votre article.

    La 1ere vidéo (celle de hidoho.com) montre Pierre Sarkozy ("le fils ainé"), et non Jean Sarkozy, qui est d’un an plus jeune. Bon, il est vrai qu’ils se ressemblent un peu. Pierre S., à en croire les gazettes bien informées, effectivement ne fait pas de politique, mais plus ou moins du rap avec ex-Doc Gynéco.

    Ca fait drole d’ailleurs d’acoller ces mots : rap, Sarkozy, Doc Gynéco !

    Pour le reste, j’aimerais pas être un élu UMP du 92 avec dorénavant comme "patron" Jean Sarkozy. Tiens, là aussi c’est marrant comme juxtaposition : Jean Sarkozy / Patron. C’est plus des couleuvres qu’ils doivent avaler, c’est des boas constrictors désormais.



  • Bertrand BORIUS 15 juin 2008 22:48

    Je vous suis tout à fait dans votre conclusion. Et plus les classes seront surchargées, et plus l’école deviendra normative, excluant de fait les enfants "hors normes", dans un sens ou dans l’autre. On passe effectivement dès lors de la notion d’éducation à la notion d’enseignement, et on pourrait rajouter "de masse".

    J’ai eu, enfin plus exactement ma fille a eu, la chance totalement incroyable de tomber justement sur une classe à petit effectif cette année là, et qui plus est sur une enseignante elle-même totalement hors normes. Hors normes en ce sens qu’elle considérait - et considère toujours - que les meilleurs résultats sont obtenus quand l’enseignant est capable d’adapter sa pédagogie en fonction de chaque enfant, et - cerise sur le gateau ! - d’expliquer sa démarche aux parents.

    Je me souviens de cette enseignante questionnée en début d’année sur sa "méthode" pour l’apprentissage de la lecture, et répondant qu’elle ne suivait précisément aucune méthode. Mais qu’elle avait un objectif : que chaque enfant progresse bien entendu, mais avant tout qu’il découvre le plaisir d’apprendre. Et, partant de là, c’était son rôle d’enseignante de décrouvrir la méthode qui convenait à chaque enfant. Et comme d’autre part l’école doit être ouverte, tous les 2 mois les parents étaient invités dans la classe tandis que les enfants devaient leur présenter leurs travaux. Je vous assure que c’était stupéfiant de voir à quel point même les plus en difficulté progressaient, et avec quel bonheur. J’ai jamais retrouvé ce même plaisir d’apprendre partagé par tous dans aucune autre classe... ni d’ailleurs les parents aussi étroitement associés au projet.

    La chance de cette instit c’est qu’elle avait derrière elle 30 ans de carrière, et bénéficie d’une réputation méritée mais exceptionnelle. C’est évident qu’un plus jeune enseignant n’aurait jamais pu agir de cette façon. Non pas qu’il ne l’aurait pas souhaité, mais s’il l’avait fait, il se serait tout simplement fait laminer dès la première inspection...pour hérésie ! Et d’autre part l’effectif était réduit, ce qui change considérablement les conditions d’enseignement.

    Quant aux parents des enfants "hors normes", il faut je crois faire attention. Il y a souvent des incompréhensions entre parents et enseignants, incompréhensions alimentées par le pouvoir politique, ou plutôt par la méfiance du pouvoir politque vis à vis du corps enseignant. Méfiance que l’on retrouve, et c’est assez normal, chez les parents. Il n’y a pas plus de mauvais ensignants que de mauvais garagistes ou chirurgiens. Mais le fait est que le politique, constamment, remet en question le professionnalisme des enseignants. Et plus le milieu social est élevé, plus malheureusement ce message passe bien. Plus aussi on trouve un nombre important de ces fameux "surdoués" que le corps enseignant a été incapable de détecter, et pire, dont il ne sait que faire ! L’EN est quand même la seule administration où le Ministre, voire le Président de la République, explique aux enseignants comment ils doivent faire cours et quelles méthodes ils doivent employer ! Imagine-t-on une seconde le Président de la République s’adresser aux chirurgiens hospitaliers pour leur dicter la conduite a avoir face à telle pathologie ? On leur fait confiance. Aux enseignants, non. Comment s’étonner dès lors que les parents eux aussi doutent ?

    Pour en revenir aux rares "vrais" surdoués, là aussi, je crois qu’il faut d’abord faire confiance au professionalisme du corps enseignant. Une équipe qui fait bien son travail, et c’est le cas le plus fréquent, est parfaitemement en mesure de détecter un enfant en souffrance parce que surdoué. Après, ce qu’il manque sans doute effectivement, ce sont des structures spécialisées pour les accueillir. Mais est-ce la solution ? Il n’y a pas que le QI qui importe dans le développement de l’enfant. Il y a aussi sa capacité à vivre avec les autres, ses amitiés, son murissement, etc... Attention donc à ne pas créer des ghettos d’enfants au QI impressionnants...mais malheureux.

     



  • Bertrand BORIUS 15 juin 2008 15:26

    Article interessant. Mais c’est quand même amusant : à chaque fois que les médias associent échec scolaire et surdoué, des cohortes de parents se persuadent subitement que les résultats calamiteux de leur enfant est la preuve inéluctable de son génie !

    Il y a quelques années, on avait assisté à une sorte de mode des surdoués, suite à quelques grandes émissions télé. A chaque fois que ce type d’émission avait lieu, le lendemain, ma femme qui est enseignante et par ailleurs psychologue, recevait des demandes de rendez-vous à la pelle. Il s’agissait pour les parents de la persuader que les notes abyssales du rejeton étaient inversement proportionnelles à son QI. Elle a eu comme cela une année une classe où, sur 25 enfants, il y en avait une bonne dizaine qui étaient "surdoués" ! Un vrai cas d’école....

    Ceci dit, il est une réalité. L’école est par essence même "normative", donc peu adaptée aux - très rares - cas d’enfants véritablement atypiques. Il faut alors compter sur les capacités d’adaptation de l’équipe enseignante à quelque chose qui ne relève pas de la norme. J’ai une enfant qui - loin d’être surdouée - est tout simplement douée. Le genre à avoir appris à lire toute seule en maternelle, sans qu’on comprenne comment. Mais le fait est qu’on a constaté un jour qu’elle savait lire, lire vraiment et non pas simplement déchiffer. Problème : devait-elle ou non sauter le CP ? L’idée a été émise par l’équipe enseignante. On était peu enthousistes à cette perspective, considérant que même si elle avançait très rapidement, cela risquait d’être plus perturbant qu’autre chose. Par chance, on est tombé sur une enseignante hors du commun, qui a compris le problème et a adapté sa façon de travailler. Elle a donné une "mission" à ma fille : aider les autres à apprendre à lire et écrire. Et par ailleurs la "nourrissait" avec un programme "sur mesures". Cela a été sa plus belle année scolaire. En plus d’être reconnue et valorisée, c’est cette année là que s’est constituée sa bande de copains depuis inséparables.

    Mais cela n’a été possible que parce que les conditions idéales étaient réunies : la qualité d’une enseignante hors normes, et - miracle ! - une classe de 16 élèves. Je suis bien conscient que ce n’est pas là le cas le plus répandu dans nos écoles...



  • Bertrand BORIUS 10 juin 2008 09:51

    Cette histoire de chiffres du chômage est un serpent de mer qui hante les pouvoirs politiques depuis 30 ans, droite et gauche confondues (complices ?).

    Il serait temps qu’à coté du chiffre "officiel" qui ne regroupe que les chômeurs de catégorie 1 (donc à la recherche exclusivement d’un CDI à temps complet, hors dom-tom, hors > 55 ans, etc), soient aussi publiés les chiffres des catégories 2 à 8.

    Aujourd’hui, il suffit qu’un chômeur de catégorie 1 affirme accepter- à défaut - un CDD ou un CDI à temps partiel pour que, de fait, il sorte des chiffres officiels du chômage. C’est totalement absurde. Pour peu qu’il soit agé de 55 ans, il n’a même pas à sortir des chiffres officiels, puisqu’il n’en a jamais fait partie !

    Si mon souvenir est bon, il semble que durant la dernière campagne présidentielle, deux seuls candidats voulaient que soient publiés TOUS les chiffres du chômage : il s’agissait de Besancenot et Bayrou. La formule aurait le mérite de couper l’herbe à ces polémiques systématiques, et de voir les résultats - bons au mauvais - d’une politique à partir d’une base saine. On est aujourd’hui dans un systéme aberrant qui veut que l’on puisse chercher du travail, être indemnisé si on y a droit, mais ne pas être considéré comme chômeur parce que l’on fait quelques heures par mois d’un petit boulot, en attendant.



  • Bertrand BORIUS 27 mai 2008 22:11

    Article excellent, qui montre du doigt le fossé grandissant entre un discours politique monté sur ressorts populistes, et la réalité du terrain.

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