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BLEU

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  • BLEU 27 avril 2010 10:38

    Bonjour

    • Pensez-vous que désobéir au modèle parental est nécessaire ? Avec un savant dosage équilibré entre consensus et opposition, il est nécessaire de désobéir au modèle parental. Que ce soit pour l’enfant ou le parent. Car la désobéissance ne peut se faire que dans le cadre d’un échange entre 2 pôles affectifs. A tout âge de la vie, depuis la toute petite enfance, jusque plus tard, même adulte, lorsque l’on est soi-même parent, par exemple. Le tout, c’est de se poser la question du bien fondé de la consigne, de l’ordre. La réponse n’est pas une mais multiple ; d’où une désobéissance obligée, à un moment ou un autre. Mais je reste convaincue que pour être supportable, la désobéissance ne peut être permanente et doit aller de pair avec le respect de valeurs communes.
    • Utile ?
    • La désobéissance est d’abord utile à celui qui la pratique s’il poursuit un but et qu’il l’atteint. Ensuite, pratiquée avec intelligence (c’est à dire « avec l’autre »), la désobéissance profite à tous puisqu’elle ouvre un autre choix au sein du groupe. L’environnement peut en subir ou récolter les conséquences bonnes ou pas. C’est ainsi que la désobéissance exerce la prise de responsabilité. Donc utile si intelligente.
    •  Irrespectueux ? Tant mieux ! En fait, l’irrespect n’est qu’un outil de plus d’expression dans le cadre des relations parentales. Reste au parent à ne pas céder et à se faire respecter, comme élément stable et fiable. Pas évident...

    • Comment peut-on affirmer sa différence, sa liberté de ne pas penser ou vivre comme on l’a appris, et conserver des bonnes relations avec ses proches ?
      La désobéissance au modèle parental est l’une des voies vers la liberté. Pour émettre ou défendre un point de vue, l’enfant (puisque l’on parle de modèle parental), ne peut pas toujours discourir avec les mêmes mots que le parent. Les malentendus, au sens premier ou second, génèrent parfois la désobéissance. La différence donne vie au devenir de l’enfant et de l’adulte, ensembles et chacun de son côté. Si l’on sort du conflit tout en désobéissant, on peut même améliorer les relations avec ses proches. En affirmant un point de vue par rapport à une règle, on nourrit la relation par sa propre différence, son identité.
    • Comment avez-vous affronté le désaccord avec vos proches ?
      Avec mes parents ? Par le refus d’obéir au non dit et refuser les secrets.
    • Quelles sont les limites à la transgression des règles établies par les parents, et à plus forte raison par les autorités ?
      Quelles autorités ? Je ne comprends pas l’amalgame entre les règles établies par les parents et les « autorités ». Administratives, morales , de quoi parlez-vous ? Les limites à la transgression des règles établies par les parents relèvent par ma part d’une bonne compréhension mutuelle de ce qui fonde l’identité toute personnelle de l’autre ; enfant ou parent. Le parent doit conserver la confiance de l’enfant pour que ce dernier puisse trouver auprès de lui soutien et réconfort. La limite est là, de ne pas détruire ce véritable trésor.
    • Les autorités ? S’il s’agit des autorités qui gèrent la vie au quotidien, on retrouve les règles du savoir vivre. Mais comme je le crois profondément on est toujours dans une relation à double flux, qui s’exerce bien dans les 2 sens. Précisez votre question SVP.

    • Comment s’affranchir de la tutelle familiale sans se soumettre à d’autres conditionnements (modes, médias, publicités, web, etc.) ?
      Par le savoir. En apprenant à l’école, en famille, tout seul, en société à développer son esprit critique lors de l’accès aux conditionnements cités ; donc, désobéir, réfléchir !
    • Dans une société de l’enfant roi, faut-il au contraire restaurer le respect de l’autorité familiale ? Comment ?
      L’enfant est surtout le roi de l’image dans notre société de produits car il vend bien, sous son auréole d’innocence. Mais là, on est dans un discours trop général.
    • L’autorité familiale n’est pas le fait unique des parents mais de la cellule familiale au complet. Relire Shakespeare et revoir le Parrain de Copola.






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