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  • bluebeer bluebeer 8 mars 2014 16:52

    Bonjour,

    J’ai bien aimé votre article que j’ai trouvé sincère et éclairant sur la situation.

    Sur d’autre forums j’ai soutenu ardemment le point de vue russe, car la manipulation occidentale de l’insurrection, avec son déferlement d’officiels et de représentants US et UE à Maidan, ainsi que le grotesque parti pris de nos médias occidentaux, sont tout simplement insupportables.

    Votre article a le mérite de recentrer le débat sur les espoirs des Ukrainiens, soumis depuis très longtemps maintenant aux abus de pouvoir et aux pillages d’une nomenklatura politique et économique cynique et avide. Hélas, vous êtes un peu comme les Polonais d’avant-guerre, assez mal entourés.

    A voir la composition du gouvernement de transition, j’ai bien peur que le processus de récupération ne soit déjà bien avancé. A terme, un scénario à la grecque est dans votre avenir européen me parait très plausible. Pour l’heure, tout le monde reste très gentil car il ne faudrait pas effaroucher le bon peuple ukrainien avant que la porte de la trappe ne soit solidement refermée.

    Si vous arrivez à déjouer ces pièges et à tirer le meilleur parti de la rivalité de vos soupirants, alors peut-être pourrez-vous tirer correctement votre épingle du jeu. Mais pour ça, je pense bien qu’il va falloir également être capables de vous débarrasser de votre gouvernement provisoire.

    N.B. Si je soutiens habituellement les positions russes, ce n’est pas parce que j’ai inversé la géolocalisation habituelle du vice et de la vertu. Simplement, pour l’heure, les Russes plaident pour l’existence d’entités nationales souveraines (c’est ironique au vu des circonstances, je sais) alors que les occidentaux militent pour une globalisation et l’effacement des nations (avec le projet pour leur oligarchie et pour leurs élites de conserver le contrôle et la suprématie sur cette planète globalisée).


  • bluebeer bluebeer 12 janvier 2014 15:29

    Bonjour,

    Bon article, bonne mise en forme.

    Cependant, je ne suis pas trop d’accord avec le caractère systématique de la séquence de Kübler-Ross. S’il est un fait qu’un événement choquant pénètre difficilement dans notre réalité, car il lui faut s’y frayer un chemin et trouver une place, sans détruire le reste de nos représentations et convictions, je ne suis pas sûr que cela emprunte toujours la même trajectoire. Par exemple, les premiers moments du 11 septembre ont été ceux d’une sidération, mais pas celle d’un accidenté émergeant de son véhicule réduit à l’état de ferraille, plutôt celle de gens confrontés à un événement trop gros pour être immédiatement assimilé dans les structures mentales préexistantes. Ainsi, je me souviens que les premiers jours, nombre de réactions autour de moi étaient vaguement admiratives, du genre : pour un attentat, c’était vraiment un bel attentat, bien pensé et tout. Ensuite rapidement, le scénario s’est mis en place et l’attention s’est concentrée sur la menace terroriste, sur la nouvelle donne géopolitique, sur l’état de siège qui venait de faire irruption chez nous. Tout ça canalisé par une kyrielle d’infos bidons, mais tout à fait compatibles avec cet état de chaos où chaque information, même ridicule, est un peu crédible quand même. Mais un déni, un refoulement émotionnel, je ne m’en souviens pas. Au contraire les gens ont directement accepté la réalité de l’événement, et se sont laissés entraîner ingénument à la colère. Et c’est bien ça le problème d’ailleurs.

    Je dirais même que le soucis des instigateurs de l’attentat devait être de maintenir un niveau minimum d’alerte et d’indignation dans la population, éviter l’acceptation de faits. Le terrorisme islamique est donc entré dans l’arène, avec toute sortes de péripéties. Islamisme et terrorisme, d’ailleurs, car il était parfois difficile de concilier les deux dans un même axe du mal (la Corée du nord fait tache, par exemple). Ce faisant, il leur fallait souffler sur les braises et maintenir un flot continu de bobards, ce qui au fond, n’est pas difficile. La conscientisation des citoyens aura été un risque corollaire, mais qu’ils ont probablement estimé comme mineur, et en ce sens, cela rejoint vos propos.

    Car si les gens ne se dressent pas davantage contre tous ces mensonges et contes de fée médiatiques dont ils perçoivent vaguement la stupidité, c’est tout simplement qu’ils s’en foutent. Ça ne change rien à leur vie. Du moins de manière visible. Même les américains soumis au Patriot Act n’en aperçoivent que marginalement les effets. Ils ne sont pas passés pour autant au fascisme pur et dur, simplement à une série de glissements sémantiques, quelques changements d’habitude insidieux dans le quotidien, sans grande conséquence. Une tendance à être moins critiques, certainement, même s’ils n’ont pas réellement pris cette guerre à leur compte.

    Non seulement il n’y a pas vraiment eu déni au sens de Kübler-Ross, mais il y a même eu beaucoup de gens pour réagir. Cependant, ces gens réagissent et se positionnent dans les deux sens. Certains épousent la cause d’un camp tandis que les autres se massent de l’autre côté. Jetez un coup d’oeil sur le fil de votre article pour vous en convaincre. Les dérives sont rapides, on glisse rapidement d’un sujet connoté à un autre connoté un peu plus loin, et chacun plante ses banderilles là où il se trouve, sans souci d’abattre le taureau. Il y a débat, mais débat de tranchée, les arguments se chronifient et les positions se radicalisent, faute de preuve irréfutable pour emporter la conviction.

    En fait, la confrontation finit par se suffire à elle-même : dans un autre fil, j’ai évoqué la démarche récente de deux Congressmen américains demandant la déclassification d’un rapport sur les financements du 11 septembre, et pointant du doigt la responsabilité des Saoudiens (un des représentant connait le contenu de ce rapport pour avoir fait partie d’’une commission qui l’a analysé en détail, et voudrait le diffuser). C’est une petite révolution, puisque des représentants de l’establishment veulent eux-mêmes mettre sur la table des faits nouveaux et ouvrir des portes avec des conséquences encore incalculables sur le plan diplomatique. Ça n’a virtuellement intéressé personne sur le fil. Pourtant, ce genre de brèche est attendue depuis douze ans maintenant. Le 11 septembre est bien assimilé, mais de manière très différente par les uns et les autres, et surtout codifié. Le débat se suffit à lui même, il ne débouche sur rien de pratique.

    Je ne renvoie pas les adversaires dos à dos. Je pense que les truthers cherchent la vérité, et que ceux qui ont décelé, à tort ou plus vraisemblablement à raison, une vaste manipulation dans les attentats du 11 septembre, se sont effectivement aguerris pour la suite des événements (l’Irak, l’Afghanistan, Ben Laden, la Libye, la Syrie...). Malheureusement, savoir n’est pas pouvoir. Ce qui paralyse les gens (et vous en parlez, effectivement), c’est plutôt un constat : et alors ? Qu’y puis-je ? Les citoyens sont laissés à eux-mêmes. Il n’y a plus de force anti-système constituée, il n’y a plus de plan d’action. On en arriverait à penser, commeau début de l’Ecclésiaste, que « le savoir augmente le chagrin, et que l’abondance de connaissance apporte l’abondance de souffrance ».


  • bluebeer bluebeer 12 janvier 2014 13:16

    Je ne suis pas sûr que ça tombe au bon endroit, mais bon...

    « Es-tu un lâche dégonflé ? »

     ???

    On n’est pas dans une cour de récré, MdeP. Faudrait prendre vos gouttes de temps en temps.

    Sinon, oui, Israël a le choix de la paix. C’est certainement un chemin difficile, hasardeux, pavé de nombreuses déceptions et provocations, mais il a ce choix. Ce qu’explique Levine dans son article, que vous n’avez pas voulu ou su lire, c’est que sans guerre, les sionistes voient s’effondrer tous leurs soutiens, et notamment leurs soutiens économiques. Il s’agit d’une fuite en avant, comparable à celles des néocons aux USA qui ne voient de salut que dans la suprématie de leur système sur le reste du monde, ouvertement revendiquée par eux. L’analyse me paraît assez juste.

    Votre diatribe est édifiante. Vous êtes typiquement le genre de personne qui refuse tout dialogue et vocifère au lieu de chercher à convaincre. Vous êtes une caricature de sioniste ; la plupart sont au moins réalistes.


  • bluebeer bluebeer 11 janvier 2014 19:25

    La plupart des intervenants antisémites de ce forum ouvrent le parapluie pénal avec le terme « antisioniste » alors que c’est, bien sûr, exactement la même chose.

    Tout est dit :

    Tu oses critiquer la politique d’Israël, donc ça veut dire que tu hais les Juifs, donc que tu es raciste, donc que tu nie la Shoah, donc que tu es un criminel ! Mais que fait la police !?

    Eh bien, chère MdeP, cette attitude, c’est du terrorisme idéologique. Ça veut dire : tu n’es pas d’accord avec moi, tu es un criminel, je dois te punir.

    Ce sont des gens comme vous, qui tenez ce type de raisonnement, qui attisez toutes les haines. Vous voulez soumettre par la force et par l’intimidation, vous obtiendrez bien évidemment exactement le contraire.

    Mais c’est peut-être volontaire, étudié ? Pour les sionistes, la guerre est productive, elle produit ce genre de tension, elle raffermit les liens, les soutiens, elle mobilise. Sans elle, les sionistes pur crin auraient peur de voir leur chateau de cartes s’écrouler.

    Je donne le lien d’un article (en anglais) d’Andrew Levine sur ce thème, dans counterpunch. Je ne fais à personne l’insulte de souligner que Levine est un nom juif. J’en profite au passage pour témoigner de mon admiration à toutes ces voix juives qui dénoncent les excès des extrémistes de leur communauté d’origine. A mes yeux, sont de ma tribu ceux qui partagent mes valeurs - pas nécessairement mes idées.

    http://www.counterpunch.org/2014/01/03/delegitimating-israel/


  • bluebeer bluebeer 11 janvier 2014 15:40

    Bonjour monsieur Bilger ;

    Vous écrivez un fort bon article, salutaire, pertinent et nuancé.

    Je voudrais néanmoins réagir sur votre acquiescement au caractère « exceptionnel » de l’holocauste des juifs. Je ne sais pas jusqu’à quel point il mérite ce qualificatif. Je ne veux pas m’étendre longuement ici sur ce sujet, je me contenterai de dire que bien d’autres populations ont souffert, pendant la seconde guerre mondiale, l’extermination pour motif « racial » (les slaves, par exemple, étaient voués à l’annihilation ultime, et ce sont eux avec les Chinois, qui comptent le plus grand nombre de victimes civiles). Et si on se penche sur l’histoire de l’humanité, nul doute que des peuplades entières ont disparu de la Mémoire, extirpée par la hache et le feu.

    Ce n’est pas un point spécieux. En effet, ceux qui veulent imposer un statut particulier et quasiment mystique à l’Holocauste contribuent à entretenir un schisme entre la communauté juive et le reste de l’humanité. A quel titre ces personnes pourraient-elles exiger que la Shoah soit plus terrible, plus abjecte, plus honteuse que tout autre génocide perpétré avant, pendant ou après cette période ? Quel serait donc le critère déterminant ?

    Et quand bien même, admettons qu’il existe des arguments pour dire que cette tragédie est la pire des tragédies, celle dont toute l’humanité doit nécessairement avoir le plus honte, quelles en sont alors les implications ? Quel est le but recherché, quelle serait la conséquence logique ? Une repentance éternelle, une culpabilité éternelle ? Quoi exactement ?

    Les mots juifs, sionisme, Israel, sont-ils devenus tabous ? Désignent-ils une nouvelle classe d’intouchables ? Une nouvelle caste sacralisée ? Appartiennent-ils à une autre sphère, une sphère supérieure ? Ou devons nous considérer malgré tout que nous appartenons tous à la même humanité ? Que les juifs ont été victimes de la folie d’autres hommes, certes, mais au même titre que les tziganes ou les slaves à la même époque, pas plus pas moins ?

    Rien ne justifie l’obnubilation actuelle. A quel degré d’incurie intellectuelle sommes nous descendus pour en arriver à discuter de telles bêtises. Dieudonné nazi ! Vraiment, on l’imagine bien avec l’uniforme sombre des SS, les totenkopf aux pattes de col et sur la casquette, posant avec Hitler et Himmler. Je ne crois pas que ces derniers auraient apprécié ! L’image est saugrenue, mais chaque fois que l’on évoque le fameux épithète de « nauséabond » pour parler de Dieudonné, c’est bien ce que l’on implique, indirectement.

    Quand dans la foulée un organisme, puis un gouvernement en arrivent sérieusement à vouloir nous persuader qu’un bras d’honneur est équivalent à un salut nazi, sans rire, c’est soit que nous sommes gouvernés par des débiles profonds, soit que nous sommes gouvernés par des psychopathes pervers. Psychopathes pervers paraît plus plausible dans les circonstances.

    Et pour revenir à votre article, chacun sait qu’un psychopathe pervers n’en a effectivement rien à faire du droit et de la légalité. Pour s’intéresser à la légalité, il faut avoir conscience de la justice, ressentir l’injustice. Et pour avoir le sens de la justice, il faut s’intéresser aux gens. C’est ce que les psychopathes ne font pas, précisément.







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