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bonduel

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  • bonduel 9 mai 2009 14:51


    (désolé pour le message précédent truffé de code, je re poste après ménage)

    La forme de la fusée de Tintin a été pompée entièrement, jusqu’au moindre détail de la vis de la poignée de porte. Hergé n’a presque rien imaginé. Voilà de quoi mettre en morceau tout un pan de mon enfance, désintégrer tout le souvenir de cette fébrilité qui m’habitait en me plongeant dans le récit des aventures de l’asexué à houppette. Enfin, c’est l’effet que cela devrait me faire. Pourtant, j’ai beau tenter de m’en convaincre, mon esprit certainement trop primaire se montre rétif à l’exercice. Pour être bref, je m’en tamponne d’une force qui donnerait au quidam le plus dénué de notion de mathématiques, l’idée de l’infini. Si si. (Plagiat d’Achille Talon).
    Je ne suis pas connu pour être un cave, un baltringue à la susceptibilité de danseuse étoile prompt à enfourcher le canasson de concours lorsqu’on lui titille l’épiderme côté « sacré » (plagiat d’Audiard). Mais bon, y’a quand même des Grisbi auxquels faut pas toucher au risque de se faire prescrire une ordonnance, et une sévère.

    Ou alors, question argumentaire, faut m’envoyer du lourd, de l’indiscutable en acier trempé, pas de l’alliage de récup.

    Il se trouve incidemment que ma vieille collection de vinyles est entreposée à portée de main de mon PC. J’empoigne le vieux 33t de JP Capdevielle intitulé « Le long de la jetée ». Les pochettes de l’époque avaient ceci de supérieures aux timbres postes qui ornent les CD actuels, c’est qu’elles étaient grandes.
    Qu’y vois-je ?
    Une photographie d’un lieu vénéré de tous les « fans » du boss de Bruce : la promenade, le « Boardwalk » d’Asbury Park, New Jersey, le « Convention Hall » au fond, le « Stone Pony » dans les parages, le « Madam Marie’s fortune telling booth » à un jet de salive du spot. On est dans le mythique. Faut pas me la faire à moi, le clin d’œil est trop appuyé pour me beurrer les Ray bans, je sens déjà le son avant de l’avoir posé sur le Teppaz. Le Jean Patrick en question m’aurait servi ses textes sur fond Aimable d’accordéon musette-Yvette, que j’aurais crié au scandale, à la faute de goût, à la supercherie marketing, aurais dénoncé la chose auprès d’un organisme de protection des consommateurs, et tenté par tous les moyens de récupérer la somme investie dans l’ouvrage. Tel ne fut pas le cas, ouf.

    La perspective que quelqu’un puisse user d’autant d’énergie (montage collage de séquences) pour prouver la filiation entre cet album et l’univers Springsteenien me laisse en tout cas coi, quoi. Se contenter de regarder la pochette eut fait gagner un temps précieux. Que le personnage soit « aussi peu affable que prétentieux » (j’en conclus donc qu’il n’est pas prétentieux …) m’en touche une sans faire bouger l’autre (plagiat de J Chirac), n’apporte rien à l’argumentaire et n’engage que l’auteur. M’informer qu’il se montre « imbuvable » en interview me laissera de marbre tant que je resterai dans l’ignorance de la « buvabilité » des interviewers.

    Plagiat, influence, référence, hommage sont déclarés, à juste titre, soumis à une notion de dosage. La pertinence de celui-ci sera autant évaluée par le doseur lui même que par le témoin du dosage. Le dosage de « Johnny be good » de C Berry dans le tubesque « Hygiaphone » de Téléphone est il ou non passible d’échafaud ?

    Que resterait-il du jeu de guitare de C. Marquilly (Stocks) sans le même C. Berry ?

    Toute cette « problématique » est en tout cas teintée culturellement et frôle dangereusement le franco-franchouillard. Dans la culture nippone, la copie flagrante et conforme est érigée au rang d’art en tant que tel.







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