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  • Par BA (xxx.xxx.xxx.142) 9 février 20:26
    Jeudi 9 février 2012 :

    France : l’ex-ministre Eric Woerth à nouveau inculpé, cette fois pour recel.

    L’ex-ministre français du Travail Eric Woerth, un proche de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen jeudi pour recel, après avoir déjà été inculpé la veille pour trafic d’influence dans le cadre de l’affaire Bettencourt, a indiqué le parquet de Bordeaux (sud-ouest).

    Ancien trésorier du parti UMP du président Nicolas Sarkozy, M. Woerth a été auditionné jeudi pour la deuxième journée consécutive par les juges qui enquêtent sur des accusations de financement politique illégal et sur des soupçons de favoritisme en lien avec la milliardaire Liliane Bettencourt, héritière des cosmétiques L’Oréal.

  • Par BA (xxx.xxx.xxx.142) 9 février 20:22
    Jeudi 9 février 2012 :

    France : l’ex-ministre Eric Woerth à nouveau inculpé, cette fois pour recel.

    L’ex-ministre français du Travail Eric Woerth, un proche de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen jeudi pour recel, après avoir déjà été inculpé la veille pour trafic d’influence dans le cadre de l’affaire Bettencourt, a indiqué le parquet de Bordeaux (sud-ouest).

    Ancien trésorier du parti UMP du président Nicolas Sarkozy, M. Woerth a été auditionné jeudi pour la deuxième journée consécutive par les juges qui enquêtent sur des accusations de financement politique illégal et sur des soupçons de favoritisme en lien avec la milliardaire Liliane Bettencourt, héritière des cosmétiques L’Oréal.

  • Par BA (xxx.xxx.xxx.142) 9 février 13:37

    « On n’avait pas vu ça en Grèce depuis l’Occupation. »

     

    Menacés par la famine, comme pendant la Seconde Guerre mondiale, les Grecs ont l’impression de replonger dans la dictature. Economique, cette fois.

     

    Par MARIA MALAGARDIS, envoyée spéciale à Athènes.

     

    Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore ? « Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux », soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie « de gérer la foule ». L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.

     

    Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu’on les aborde.

     

    « Ils ont honte », confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. « Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an », rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. « Que va-t-on devenir ?Je n’ai plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir », s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : « Juste pour un café. J’en ai oublié le goût. »

     

    En Grèce, on les appelle les « néopauvres », ou encore les « SDF avec iPhone » : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7% du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

     

    Premier pays « dégradé » d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par « Merkozy », comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de 25% et la faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

     

    « J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille », raconte Nikita Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde.

     

    Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources. « Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ? »

     

    Jeudi 26 janvier, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à 83 km de la capitale, distribuent  50 tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. « On n’avait pas vu ça depuis l’Occupation », peste Andreas qui observe le spectacle à distance. L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes les mémoires.

     

    Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. « Tous les trois mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers  ! » s’exclame Andreas.

     

    Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun salaire depuis des mois. « Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés », se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute  : « Ici, il y a 300 crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et personne à Bruxelles ne s’en préoccupe. »

     

    Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre « technocrate » nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times.

     

    Andreas en est persuadé : « Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe. Il n’y aura plus de classe moyenne. »

     

    http://www.liberation.fr/economie/01012386707-on-n-avait-pas-vu-ca-en-grece-depuis-l-occupation

  • Par BA (xxx.xxx.xxx.142) 9 février 10:18
    La très embarrassante Légion d’honneur de Patrice de Maistre.

    Ce 5 août 2010, la brigade financière tente de mieux comprendre les circonstances dans lesquelles Patrice de Maistre, l’homme de confiance de Liliane Bettencourt, a pu devenir chevalier de la Légion d’honneur, trois ans plus tôt, le 13 juillet 2007, sur le contingent réservé à Bercy. Les enquêteurs se rendent donc au ministère de l’économie, pour consulter le dossier administratif lié à l’octroi de cette décoration. Fort malencontreusement, à l’automne 2009, "le dossier de M. de Maistre datant de 2007 a été détruit", précise aux policiers Franck Isaia, chef de bureau. Ce dossier comprenait le courrier d’intervention en faveur de M. de Maistre.

    Les archives ont donc été détruites, mais les enquêteurs n’en sont pas à leur première embûche, et ils ont déjà une certitude : c’est bien Eric Woerth, alors trésorier de l’UMP, qui a chaudement recommandé son ami Patrice de Maistre. Ils détiennent en effet une lettre, datée du 12 mars 2007, adressée à Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur : "Cher Nicolas, écrit Eric Woerth, mon attention a été appelée par Monsieur Patrice de Maistre. (...) Je vous serais reconnaissant de bien vouloir accorder à cette requête une attention particulière." Ajoutés à la main, ces mots, à l’encre bleue : "Ce serait bien d’accéder à cette demande. Je t’en reparle."

    C’est qu’il faut choyer Patrice de Maistre, membre du Premier cercle, cette structure de généreux donateurs créée par l’UMP. Patrice de Maistre verse 2 000 à 3 000 euros par an, et 7 500 euros en cette période électorale. Il a même financé à hauteur de 1 500 euros la petite association montée autour d’Eric Woerth. La famille Bettencourt, dont il gère la fortune, a également contribué financièrement à la campagne de Nicolas Sarkozy. Faut-il alors voir dans l’octroi de cette distinction un renvoi d’ascenseur ? D’autant que, circonstance aggravante, Florence Woerth, l’épouse du trésorier de l’UMP et futur ministre du budget, sera embauchée par Patrice de Maistre, à l’automne 2007...

    Les policiers creusent la piste, explorent la possibilité d’un trafic d’influence. Car, le 20 mars 2007, Laurent Solly, chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, accuse bien réception de la demande et signale avec célérité au ministère de l’économie "l’intérêt qui s’y attache". Il réclame un "examen très attentif" de la requête. Son homologue à Bercy, Jean-Baptiste Marin-Lamellet, ne se fait pas prier. Le 29 mars 2007, il assure dans un courrier adressé à la place Beauvau que le dossier de Maistre sera examiné "avec attention".

    M. de Maistre se fend d’un courrier, le 28 juin 2007, adressé à Eric Woerth : "Cher Eric, je viens d’apprendre que vous avez présenté ma candidature à l’ordre national de la Légion d’honneur. Je ne sais si je la mérite, cependant je suis très touché par votre demande et vous en remercie chaleureusement. Recevez toute mon amitié." Quinze jours plus tard, il obtient sa rosette. Et le 17 juillet 2007, Eric Woerth paraît réjoui de la nomination de son ami : "Cher Patrice, dit-il dans une lettre, avec toutes mes félicitations et mes amitiés..."

    Quatre mois pour obtenir une Légion d’honneur. Il est rare que la procédure soit à ce point accélérée. Le secrétaire général de la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur en atteste. Interrogé le 30 juillet 2010, Luc Fons rappelle que, en ce qui le concerne, les nominations font l’objet d’une instruction durant entre six mois et un an. "Que pensez-vous d’un délai qui serait compris entre mars 2007 et juillet 2007 ?", l’interrogent les policiers. "Je n’ai aucun avis...", répond, prudent, M. Fons.

    Si le délai, très court, est surprenant, une autre incohérence intrigue les enquêteurs. Les deux hommes, Patrice de Maistre et Eric Woerth, semblent frappés d’amnésie quand on les questionne sur le processus d’obtention de la médaille. Entendu le 16 juillet 2010 par les enquêteurs, M. de Maistre a la mémoire défaillante. Les policiers lui demandent si M. Woerth est intervenu en sa faveur. "Non. Pas de mémoire", répond le gestionnaire de fortune. Le 29 juillet 2010, Eric Woerth est à son tour questionné par la brigade financière. "Je n’ai pas un souvenir précis du cheminement des choses, dit-il. Je ne suis pas sûr d’y avoir eu un rôle. Mon cabinet a dû être interrogé, m’en parler, et j’ai donné mon accord. (...) C’est ainsi que l’on peut dire que mon cabinet a soutenu la candidature de M. de Maistre."

    Des propos clairement contredits par l’enchaînement des faits. Lors de cette audition, réalisée au ministère du travail, les enquêteurs ne disposent pas encore de la lettre du 12 mars 2007, signée par Eric Woerth. Ils ne peuvent donc placer le ministre devant ses contradictions. Mais ils ne se privent pas de convoquer à nouveau Patrice de Maistre. "J’affirme ne jamais être intervenu directement auprès d’Eric Woerth", maintient le gestionnaire de fortune. Les policiers lui présentent alors la lettre du 12 mars 2007, dans laquelle Eric Woerth indique à Nicolas Sarkozy que son attention a été appelée par M. de Maistre. "J’ignorais l’existence de cette lettre", se défend le gestionnaire de fortune, dénonçant une "formule un peu générale" rédigée par Eric Woerth.

    Devant l’insistance des enquêteurs, il lâche : "Je comprends qu’on suspecte que M. Woerth soit intervenu dans le cadre de l’obtention de ma Légion d’honneur en contrepartie de faveurs que je lui aurais faites et notamment l’engagement de sa femme..." Puis il se ressaisit : "Je ne lui ai pas directement demandé cette décoration de même qu’il ne m’a jamais demandé d’engager sa femme..."

    Mais la brigade financière dispose des enregistrements clandestins opérés au domicile de Liliane Bettencourt. On y entend M. de Maistre, le 23 avril 2010, dire à Mme Bettencourt, à propos de l’embauche de Florence Woerth : "J’avoue que quand je l’ai fait, son mari était ministre des finances, il m’a demandé de le faire. (...) J’l’ai fait pour lui faire plaisir..."

  • Par BA (xxx.xxx.xxx.142) 8 février 23:41
    Affaire Bettencourt. Eric Woerth mis en examen pour trafic d’influence passif.

    "M. Eric Woerth a été entendu ce jour à partir de 9h30, dans le cadre de l’information judiciaire suivie par M. Jean-Michel Gentil, Mme Cécile Ramonatxo et Mme Valérie Noël, des chefs de trafic d’influence actif commis par un particulier, trafic d’influence passif commis par une personne investie d’un mandat électif public, financement illicite de parti politique ou de campagne électorale", indique le communiqué.

    "A l’issue de cette audition qui a pris fin à 21h50, il a été mis en examen du chef de trafic d’influence passif, délit prévu et réprimé par les articles 432-11 et 432-14 du Code pénal", ajoute le parquet. 

    Le délit de trafic d’influence est puni de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende.

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