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Bruno Payen

Français résidant à Séoul depuis septembre 2002, j’ai vécu et travaillé plusieurs années à Marseille, Amsterdam et Londres avant de venir en Corée avec mon épouse (Coréenne).
 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 12/06/2008
  • Modérateur depuis le 22/03/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique







Derniers commentaires


  • Bruno Payen 29 mars 2010 06:17

    Je ne conteste pas la souffrance des parents, des victimes, qui ne se remettront peut-être jamais de leur blessures autant physiques que psychiques. Bien sûr que non. Et je comprends aussi que la justice peut aussi se concevoir comme un châtiment physique contre les condamnés, même je pense que, au niveau de la société, ça ne résout malheureusement rien. Mais après tout, le nombre de pays où la peine de mort a été supprimée est probablement minoritaire dans le monde (ça ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a ni viols, ni meurtres, enfin bref...) Il faudrait que je vérifie ça à l’occasion.

    Ce qui a motivé cet article à la base est l’utilisation démagogique de la souffrance de parents à des fins politiques.
    Il est regrettable qu’on envisage de voter des lois dans un climat passionnel et de manipulation médiatique chauffé par le gouvernement. Je pense que les victimes ont le droit qu’on s’occupe d’eux sur la base de la sincérité, pas pour profiter d’eux pour faire avancer des agendas politiques qui sentent mauvais (cf. le débat sur l’identité nationale et la démagogie d’avoir un ministère de l’intégration et de l’identité nationale...(nom complet : "ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire"...hem...).


  • Bruno Payen 28 mars 2010 16:26

    En abordant directement ou indirectement un sujet qui touche à la peine de mort (quel que soit le point de départ) on arrive toujours au débat entre les ’pour’ et les ’contre’. Même si le sujet touche un pays situé à l’autre bout de la planète. France-Corée.

    Certains s’indignent, d’autres insultent plus ou moins directement.

    Ce que j’ai appris au fil des ans c’est que ce genre de débat est malheureusement stérile. A savoir un ’pour’ n’arrivera pas à convaincre un ’contre’ et vice-versa.
    Le camp A prendra uniquement des exemples allant dans sons sens et B également.
    Résultat des courses si j’ose dire, chacun renforce ses propres convictions en mettant en place tout un tas de filtres pour éviter de voir une partie de la réalité qui gêne (dans les deux camps bien sûr).

    Il est évident que le titre même de l’article est une indication claire que je suis dans le camp opposé à la peine capitale. Je ne pense pas m’en cacher dans cet article.

    @ Marc gelone : Est-ce que ça veut dire que l’on peut se permettre de traiter l’auteur, de ne pas faire partie des « vrais gens ». Votre commentaire est sûrement sincère dans l’expression, ça ne veut pas dire qu’il soit pertinent ou acceptable. Vous vous permettez apparemment de juger l’auteur (sur sa capacité à être un ’vrai’ être humain en quelque sorte) sur la base de cet article. Est-ce que tous les opposants à la peine capitale sont des non-humains ? Qui est une « vraie personne » ? C’est vous qui décidez ? Sur quels critères ? De l’humeur du moment ? Tous les gens qui pensent différemment de vous ?

    Lorsque les êtres humains établissent des lois, quelles qu’elles soient, elles sont définies par des principes. Sans principe, il n’y a pas de vie sociale commune avec des repères communs.
    Je reconnais que si quelqu’un venait à violer et tuer ma fille, je serais le premier à avoir des envies de meurtre à petit feu. Ca ne veut pas dire pour autant que j’aurais raison ni qu’il faudrait me donner raison parce que l’opinion publique est chauffée par les médias sans qu’il y ait la moindre possibilité de discussion. Si chaque individu fait ce qu’il veut comme il le veut, il ne pourrait pas y avoir de vie sociale. Ca serait juste l’anarchie.
    Toute tribu a des lois auxquelles les membres doivent se soumettre. A fortiori les sociétés complexes où les règles et les interactions sont encore plus nombreuses.

    @ Vinvin : les entreprises de fabrication de cordes ne vous ont pas attendu je crois. En France par tradition c’est plutôt la guillotine qui est de mise. Vous devriez commencer à en retaper quelques unes d’occasion en prévision non ?


  • Bruno Payen 24 mars 2010 15:01

    En ce qui concerne les élections qui auront lieu en 2012, je me permettrai juste de rappeler qu’un autre pays aura des élections présidentielles en 2012 (décembre en plus, bouh les Mayas !), il ne s’agit rien de moins que la Corée du Sud.
    Rappelons aussi au passage que la péninsule coréenne est le lieu où les intérêts de plusieurs grandes puissances s’affrontent plus ou moins directement : les Etats-Unis et la Chine (les deux grandes puissances du moment bien sûr), mais aussi la Russie (avec une frontière commune avec la Corée du Nord) et le Japon. Ca fait beaucoup.

    Depuis la Guerre Froide, les grandes puissances ne s’affrontent plus directement mais par l’intermédiaire de proxy. Si je devais choisir un lieu où faire débuter la prochaine « fin du monde » (de quel monde d’abord ?) la péninsule coréenne m’irait bien, bien que j’y habite en ce moment et que cette éventualité ne m’emballe pas.

    De plus, les rumeurs abondent sur une prochaine passation de pouvoir en Corée du Nord, soit suite à un processus réglé, soit suite au décès de Kim Jong-il. Couplons à cela la capacité nucléaire supposée de Pyongyang et il y a de quoi faire de beaux feux d’artifice. Non pas parce que la Corée du Nord utiliserait ses bombes pour attaquer son voisin sudiste, plutôt parce que les Américains pourraient créer plus ou moins volontairement une situation de crise irréversible.

    Enfin bref... Et la France dans tout ça ? La France ? Bof...il n’y a que les Français pour encore penser qu’elle a un quelconque poids géostratégique important sur l’échiquier mondial. Son siège au Conseil de Sécurité est une aberration et un simple héritage d’un monde qui n’existe plus. Idem pour le Royaume-Uni d’ailleurs.


  • Bruno Payen 5 novembre 2009 15:53

    많이 써주셔서 감사합니다. 프랑스말을 아주 잘 하시네요 !! 이제 불어로 하겠습니다. (한국말로 할 수 있을 것 같지만 실수나 어색한 게 많을 까바서 부끄러워요). ^^
    Merci pour ce long commentaire.

    J’ai dit à plusieurs reprises dans cet article que les personnes ne souhaitant pas s’émanciper de l’influence américaine étaient plutôt les Coréens de la vieille génération, mais il est vrai que le ton de mon article tend probablement à montrer que c’est plus général.

    Pour ce qui est de votre commentaire concernant la Corée des XI et XIIe siècles (et avant), j’ai bien écrit à propos de la Corée à partir de la période Choson (ou ’Joseon’), donc à partir de la fin du XIVe siècle. Les Coréens insistent tellement sur la ’glorieuse’ période (par exemple) du royaume de Koguryo, où ce royaume avait étendu son domaine sur une partie de la Chine, que j’estime que cela consiste en une idéologie sur la nostalgoe d’un passé perdu dont il faut se méfier - tout comme les Français, Britanniques et Hollandais (les puissances européennes colonialistes en général) tendent à idéaliser l’époque de leur grandeur coloniale (ça vous dit quelque chose le débat français sur ’le rôle positif de la colonisation’ ?).

    Pour moi, remonter par exemple jusqu-à l’empire de Silla unifié au 6e siècle est un peu exagéré pour montrer que la Corée n’était pas dominée par des forces extérieures. 
    Néanmoins, j’ai cru bon de citer la période Choson car c’est bien celle qui précède l’annexation de la Corée par le Japon en 1910 et, du fait de sa très longue longévité (1392-1910), on remonte, par la force des choses, au 14e siècle, période de sa fondation.

    Je ne tiens pas à m’embarquer dans des discussions trop poussées au niveau de l’histoire e la Corée pour les périodes antérieures, que je connais trop peu, et je pense en plus que les ’Coréens’ du 6e siècle auraient probablement peu de points communs avec leurs descendants 1400 ans plus tard. Tout comme c’est également le cas pour les gaulois, ’ancêtres des Français’, à une époque où la langue et la culture française (les stéréotypes de la culture française) n’existaient d’ailleurs pas.

    En ce qui concerne l’accord SOFA dont je suis au fait dans les grandes lignes, je pense que c’est au gouvernement coréen à le renégotier en des termes qui lui conviennent, et que s’il s’agit d’un accord injuste, la faute en revient (actuellement) uniquement au gouvernement de Corée du Sud. Les Américains, bien sûr, ont voulu conclure un accord qui leur serait avantageux et ne veulent rien changer, mais Roh Mu-hyeon avait commencé à tenter de changer tout ça.
    Ce n’est pas le président actuel qui s’attachera au dossier...

    En tant qu’Occidental, j’aurai toujours le bonheur d’entendre dire à propos de tout commentaire fait sur la Corée (peut-être aussi sur le Japon oula Chine, etc.) que ma vision est trop occidentale.
    Mais je sais aussi qu’un Coréen qui ferait les mêmes commentaires (j’en connaît) entendrait d’autres arguments.
    Il est toujours délicat de parler de la Corée à des Coréens en tant qu’étranger (tout étranger vivant en Corée pourra vous le confirmer à 100%) car on tombe immédiatement dans un schéma ’nous contre eux’, sans pouvoir se libérer de l’idée qu’un argument puisse être compris pour soi et non comme celui d’un Occidental adressé au peuple Coréen.

    Ceci dit, il est probable que ce que je dit et écrit est l’expression, au moins en partie, de ma culture, on ne peut y échapper.

    Dans tous les cas, merci pour ces pensées que vous avez pris le temps de me/nous faire partager. Ca fait très plaisir que des Coréens se joignent au débat sur la Corée.
    감사합니다. ^^


  • Bruno Payen 28 octobre 2009 10:31

    @ Lyon : J’ai du mal à comprendre en quoi l’exposé de la situation concernant le contrôle effectif de l’armée sud-coréenne par les Etats-Unis peut être assimilé à de la propagande. Ce serait plutôt de ne pas en parler qui serait en faire en quelque sorte ’par omission’.

    Je parle très peu de la Corée du Nord dans cet article (on ne peut pas tout couvrir) et ne suggère pas que tout va mieux dans le meilleur des mondes possibles en Corée du Nord. Le fait que la situation nord-coréenne est ubuesque n’empêche pas de porter un regard critique sur son voisin du Sud, où je me trouve d’ailleurs habiter depuis 2002.

    Sachons distinguer la propagande du droit à l’information s’il vous plait.







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