• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

casoar

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 1 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires


  • casoar 15 novembre 2006 10:45

    Les tabous que Ségolène Royale prétend briser à gauche l’amènent, notamment en matière d’éducation, à remettre au goût du jour des approches et des propositions parfois les plus conservatrices, habituellement ancrées à droite. Elle n’en a donc pas le monopole...

    L’effet de ce positionnement est d’étendre sa popularité dans les sondages bien au-delà de son appartenance partisane au PS. Mais cette posture conforte également le fond de valeurs et les options de la droite tout en discréditant celles de la gauche.

    Si cette stratégie de brouillage (« triangulation ») semble actuellement payante pour la favorite de l’opinion, elle présente néanmoins un risque de clivage interne au PS pouvant la contraindre à un deuxième tour incertain. Mais surtout, sa désignation éventuelle par les militants n’ouvrirait-elle pas la perspective d’un échec programmé dés le premier tour de l’élection présidentielle ?

    En effet les électeurs de droite ne quitteront probablement pas le giron de leur camp d’origine légitimé dans ses valeurs traditionnelles par les calculs d’en face, tandis qu’une partie importante de l’électorat socialiste pourrait bien être tenté, ne s’y retrouvant plus, de s’abstenir ou de se réfugier dans un vote plus à gauche, voire dans des choix plus exotiques, tout comme en 2002.

    En réalité, le positionnement actuel de Ségolène Royal n’aurait à la limite de sens que pour faire la différence au deuxième tour des présidentielles afin d’entamer le camp adverse, mais une fois le sien rassemblé au premier tour ; ce sur quoi elle fait cependant l’impasse. Vertige...

    Ségolène Royal semble ainsi engagée à faire la même erreur que Lionel Jospin en 2002 lorsque celui-ci a cru devoir affirmer « mon projet n’est pas socialiste », mais aussi comme Jean-Pierre Chevènement, quand ce dernier a cherché à pousser son avantage de possible « troisième homme » en proposant de réunir les républicains « des deux rives », à gauche et à droite, avant de disparaître, lui aussi, corps et biens, dans le naufrage général de la gauche un certain 21 avril.

    Mais, apparemment, pour cinglante qu’elle fut, cette leçon sans appel n’a pas été comprise par tous... En cela, Ségolène Royal, soutenue par le gros de l’appareil du PS qui voit en elle la candidate providentielle, aurait déjà réenclenché la « machine à perdre », au risque d’entraîner son parti et la gauche dans une logique d’échec à répétition, les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets.

    Pourtant, les socialistes semblent bien prés de céder aux chants de la sirène de « l’ordre juste ». A moins que dans un sursaut de lucidité et de conviction les militants ne retrouvent leurs marques en exprimant les « désirs de gauche » qui sont en principe au cœur de leur engagement et qui donnent sens à leur adhésion. Suspense...







Palmarès