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Cassandre

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  • Cassandre 11 mars 2010 20:54

    Le fin mot de l’histoire, qu’on trouve sur le blog de « Sauvons le climat » (http://sauvonsleclimat.typepad.fr/) :

    SDN dénonce la recherche de la meilleure sûreté possible pour les réacteurs nucléaires !

    « Sortir du Nucléaire(SDN) » a communiqué samedi 6 mars 2010 un ensemble de notes d’études émanant d’EDF, assorti d’une synthèse de son cru selon laquelle, notamment, « certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l’essentiel des arguments en faveur de l’EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s’avèrent faux ».

    Ce communiqué est diffusé au moment de la conférence internationale sur le nucléaire civil ; c’est de bonne guerre. Il est aussi diffusé au moment où rien en va plus entre Philippe Brousse, directeur du réseau, et Stéphane Lhomme, personnalité emblématique dudit réseau ; le premier nommé se devait d’affirmer sa légitimité.

    Comme d’habitude il s’agit là d’une présentation fallacieuse et de mauvaise foi visant à démolir l’industrie nucléaire française (c’est en effet la seule qui « bénéficie » des diatribes de SDN) en agitant des épouvantails auxquels certains de nos compatriotes sont d’autant plus sensibles qu’ils semblent reposer sur des arguments techniques difficilement compréhensibles pour ceux qui ne connaissent pas le sujet. Grâce a ses « espions », SDN s’est procuré un certain nombre de documents de travail d’EDF portant sur un aspect des études de sûreté pour l’EPR. Avant de rentrer davantage dans le détail, il y a lieu de rappeler en quoi consiste une étude de sûreté d’un réacteur.

    Il s’agit de définir des scénarios qui pourraient aboutir à un accident. Après qu’un tel scénario ait été défini il faut évaluer sa probabilité, puis prendre des mesures pour la réduire le plus possible. Ensuite de quoi, si, malgré tout, l’accident se produisait il faut s’assurer qu’il ne pourrait pas avoir de conséquences sérieuses pour la santé du public et des travailleurs. Par exemple, le pire accident qui puisse arriver est la perte de l’eau qui assure l’extraction de la chaleur du cœur du réacteur. Cet accident pourrait se produire en cas de rupture des grosses canalisations qui relient le cœur du réacteur et les échangeurs de température. Dans ce cas la réaction de fission s’arrête d’elle même car les neutrons ne sont plus ralentis. Mais la radioactivité résiduelle continue de chauffer les éléments combustibles. On met alors en œuvre des systèmes de refroidissement de secours pour éviter la fusion du combustible, qui conduirait à la perte du réacteur, et, donc à une perte financière considérable. Mais dans une étude de sûreté, on ne se contente pas de « faire confiance aux systèmes de refroidissement de secours », on fait l’hypothèse pénalisante que, pour une raison ou une autre ces refroidissements de secours ne fonctionnent pas. On s’acheminerait alors vers la fusion du cœur. Jusque là, l’analyse de sûreté consiste à définir les mesures qui permettent de limiter le plus possible la probabilité de cette fusion (c’est, évidemment l’intérêt économique de l’opérateur puisque la fusion du cœur est synonyme d’une perte de plusieurs milliards d’Euros !) . Pour l’EPR cette probabilité doit être inférieure à un pour cent mille ans de fonctionnement du réacteur. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) doit vérifier que tel est bien le cas. En cas de fusion il y a dégagement d’hydrogène susceptible de réagir de manière explosive avec l’oxygène de l’air. L’enceinte de confinement du réacteur doit résister à une telle explosion, ce qui n’empêche pas de disposer de recombineurs d’hydrogène pour limiter ou même supprimer cette dernière. La sûreté, c’est donc la ceinture+ les bretelles. Et faire des économies sur la sûreté des réacteurs est un non sens économique.

    On voit donc que, dans ce processus d’amélioration de la sûreté, il faut bien prendre en considération des évolutions graves et peu probables pour en limiter encore la probabilité et, en ultime recours, démontrer que l’accident ne pourra pas avoir de conséquences sanitaires à l’extérieur de l’enceinte du réacteur.

    Les documents que s’est procuré SDN portent sur un point très spécifique, celui de la possibilité d’une éjection de grappe de contrôle (EDG). De quoi s’agit-il ?

    Les Réacteur à Eau Pressurisée disposent de deux systèmes de pilotage et arrêt :

    1.Les grappes de commande qui peuvent être introduites ou extraites du cœur du réacteur. Il y en a quatre vingt neuf dans l’EPR ; elle sont constituées d’un matériau absorbant les neutrons. Les barres dites « noires » sont fortement absorbantes et les « grises » le sont moins.

    2.Le bore soluble, également absorbant, dont on peut faire varier la concentration (et donc l’absorption) ; on peut aussi faire une injection rapide de bore pour étouffer la réaction en situation accidentelle.

    Pour opérer des variations rapides de puissance, on utilise les grappes dont les mouvements sont rapides. Par exemple si, fonctionnant à pleine puissance, on veut passer à un régime à 50% de puissance, on insère tout ou partie des grappes. Et on les sort si on veut remonter en puissance.

    Dans toutes les études de sûreté de réacteurs, (EPR ou non) on envisage l’éventualité qu’une grappe de commande (qui, par construction, n’est pas fixée mais est mobile) soit éjectée du fait de la forte pression qui règne dans le cœur du réacteur. Cette éjection entraîne un percement de la cuve du réacteur et, donc, conduit à un accident considéré comme grave, bien que beaucoup moins grave que celui de perte totale du réfrigérant.

    Une éjection de grappe serait d’autant plus violente que les barres de contrôle seraient plus enfoncées. C’est ici qu’on rencontre la spécificité des réacteurs français. Du fait que le parc nucléaire représente près de 80% de la production d’électricité, on conçoit que si la demande varie il faut aussi que la production du parc nucléaire s’ajuste, au moins partiellement, à cette variation. A cette fin, en dehors des périodes de forte demande, on fait marcher les réacteurs à une puissance inférieure à leur puissance nominale. Pour ce faire, on insert des barres absorbantes dans le réacteur. Lorsque la demande croît on les relève pour augmenter la puissance. C’est ce qu’on appelle une fonctionnement en suivi de charge. Sur les réacteurs actuels ceci est obtenu grâce à des barres peu absorbantes, les barres dites grises, qui permettent de piloter le réacteur « en douceur ».

    Le réacteur EPR n’était pas prévu, lors de sa conception, pour fonctionner en suivi de charge, car, économiquement, il y a intérêt à faire travailler le réacteur à pleine puissance (a cet égard l’affirmation de SDN selon laquelle le fonctionnement en suivi de charge serait exigée par la rentabilité économique est, tout simplement, stupide). Les barres de contrôle étaient donc des barres « noires » fortement absorbantes et supposée rester en position haute (peu insérées) en fonctionnement normal. EDF souhaitait, toutefois, garder la possibilité de suivi de charge, l’EPR de Flamanville étant une tête de série préfigurant les réacteurs devant remplacer les réacteurs actuels d’une part, le développement de la production éolienne impliquant des besoins croissants de modulation rapide de la puissance du parc nucléaire, d’autre part.

    Les documents publiés sur le site de SDN reflètent l’étude de sûreté faite par EDF (en liaison avec AREVA) pour vérifier que le fonctionnement en suivi de charge de l’EPR, avec des « barres noires », ne constituait pas une pénalité inacceptable sur le plan de la sûreté. En 2007 il fut décidé, à la suite de cette étude, qu’il était préférable de revenir à l’utilisation de barres grises, comme dans les réacteurs actuels.

    En réalité, l’examen de ces documents montre bien avec quel souci du détail et d’exhaustivité sont menées les études de sûreté aussi bien par EDF que par AREVA, l’ensemble étant, en dernier ressort, examiné et évalué par les spécialistes de l’IRSN pour le compte de l’ASN.

    C’est donc bien cette démarche de sûreté exigeante que condamne SDN, qui n’est d’ailleurs pas novice dans cette politique de Gribouille.

    Pour montrer le sérieux de SDN on peut reprendre l’évaluation économique qu’il fait de l’EPR, considéré comme fournissant « une énergie ruineuse ». SDN retient la valeur officielle de 55 €/MWh qu’il compare aux 33 €/MWh obtenus avec les réacteurs actuellement en fonction. C’est vrai mais c’est oublier que les réacteurs actuels sont pratiquement amortis. Il est réconfortant de voir que SDN reconnaît la rentabilité du nucléaire puisqu’il cite lui-même une valeur de 100 €/MWh dans les périodes de pointe. Or ce prix est déterminé par celui du courant fourni par les centrales à charbon ou à gaz. Par ailleurs SDN « oublie » que le courant produit par les éoliennes est racheté 82 €/MWh et celui produite par les centrales photovoltaïques à 500 €/MWh. Sans le vouloir, sans doute, SDN fait une démonstration éclatante de la rentabilité du nucléaire. En quoi serait-ce une « énergie ruineuse » ?

    En conclusion on ne peut que remercier Philippe Brousse et « Sortir du Nucléaire » d’avoir montré à quel point EDF et AREVA prenaient au sérieux les études de sûreté.



    Une analyse approfondie du dossier de SDN, due à Dominique Vignon ancien Président de Framatome NP est disponible à l’adresse :

    http://www.sauvonsleclimat.org/new/spip/IMG/pdf/Commentaires_DV-_Une_technologie_explosive.pdf



  • Cassandre 11 novembre 2009 16:05

    Cher epapel, vous avez 100 fois raison, et vous perdez votre temps. Rien à faire face à la mauvaise foi.

    Pas la peine de s’en faire, la planète va réguler ça toute seule, en éliminant l’excédent de parasites qui lui pourrissent l’atmosphère.

    Il paraît que ça commence fin 2012.



  • Cassandre 31 octobre 2009 14:24

    Comment avoir confiance, si peu que ce soit, dans ce que raconte un auteur capable de pondre un article sur l’énergie en Suède sans citer une seule fois l’hydroélectricité ?



  • Cassandre 18 octobre 2009 11:15

    Une des choses qui caractérise les idéologues dans votre genre, c’est l’absence d’humour. Je vous donne en prime une INFORMATION qui va plutôt dans votre sens, il n’y avait rien à répondre, mais vous ne pouvez pas vous empêcher de dévider votre catéchisme !

    Les plus mauvais articles d’Agoravox se reconnaissent à l’abondance des interventions de l’auteur dans les commentaires (si l’article était bon, il n’y aurait rien à ajouter). Vous détenez le pompon !



  • Cassandre 17 octobre 2009 15:02

    Article d’humeur, ou d’idéologie, par quelqu’un qui n’a pas fait l’effort de se documenter sérieusement (pas de doute, c’est donc bien du journalisme - c’est pareil dans les « grands médias ») .

    Plus sérieusement, on peut se demander pourquoi l’ASN a fait arrêter le nettoyage des BàG, alors que le risque d’accident de criticité était a priori supérieur quand l’installation fabriquait du combustible : si rien n’est arrivé alors, pourquoi arriverait-il qqchose une fois qu’il ne reste que des poussières ?

    La réponse serait qu’une des BàG déjà démantelée aurait contenu à elle seule 10 kg de Pu ! Là, si on regroupe tout ça dans la bonne géométrie et avec un modérateur, ça craint pour tout ce qui bouge à proximité !

    La décision de l’ASN paraît donc logique : le CEA et /ou AREVA doivent démontrer que leur façon de faire écartera tout risque d’accident pour les BàG qui restent, quelque soit leur contenu individuel en poussières de Pu.

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