Tout à fait d’accord avec vous Shaytan. Je suis assez déçus par votre position Mr Villach. Vous, qui habituellement dénoncez les méfaits de l’administration dans l’éducation nationale, employez un de ses arguments favoris : si les salles de cours ressemblent maintenant à une jungle c’est que les profs ne savent pas tenir les élèves. Les profs doivent ils maintenant recevoir une formation de CRS avant de pouvoir enseigner ?
C’est tellement plus facile d’accuser un prof d’être incompétent, que d’accuser les 20 élèves qu’il a en face de lui d’être des sauvages, ou d’accuser leurs 40 parents de ne pas avoir su les éduquer... J’ai de plus en plus l’impression qu’éduquer un enfant, pour beaucoup de parents, se résume à le mettre devant la télé en attendant qu’il ait l’age d’aller à l’école. Et qu’est-ce qui se passe s’il s’avère que le gamin se comporte comme un animal et échoue lamentablement : on accuse les profs. C’est pour ça que ça m’exaspère de vous voir reprendre cet argument vous qui avez vous même enseigné.
Quand au coté politique, j’irais plutôt chercher du coté de Mitterand si j’étais vous. La casse de l’éducation a commencé avec la loi Haby sous Giscard, qui instaurait le collège unique pour des raisons économiques. Cette loi a surement causé le dégout de beaucoup d’élèves qui ne se destinaient pas à des études longues. Mais c’est à mon avis les années Mitterand qui ont fait le plus de mal, avec la doctrine de "l’enfant roi qui doit être placé au centre du système éducatif". Tout a été fait pour encourager le clientélisme des parents et monter la population contre les profs. Ajoutez à cela la chasse aux profs pédophiles, orchestrée par Ségolène Royale quand elle était ministre, et vous obtenez le joyeux bordel actuel. Quand à la droite, elle se contente juste de continuer dans cette direction, trop contente de pouvoir faire renaitre de ses cendres l’enseignement privé catholique. La plupart des mesures annoncées sont juste des effets d’annonce (les portiques à l’entrée des lycées et autres farces) et on continue de sabrer les budgets.
Pour ma part je suis assez pessimiste. Aucun politique ne prendra le risque de dire aux parents qu’ils ont mal éduqués leurs gosses, et 30 ans de culte de l’enfant roi ne s’effaceront pas de sitôt... Les profs resteront donc des boucs émissaires commodes, pour les parent comme pour les politiques. Et comme disait un ami prof de math, excédé, face à des parents d’élèves : "vous vous êtes mis à deux pour faire un connard et moi je devrais rectifier ça tout seul ?!"
En général Lionel Tardy fait partie des députés qui sont les plus
actifs et qui proposent les amendements les plus pertinents. Si tous
les parlementaires étaient comme lui ce serait un rêve ! Et pourtant je
vote plutôt à gauche...
Je trouve que cet amendement va plutôt dans le bon sens. Pourquoi l’état devrait-il encourager la fuite du public vers le privé en matière d’éducation ? Vous semblez soutenir le point de vue des entreprises de soutient scolaire au nom de la "libre entreprise", mais je ne vois pas en quoi l’état devrait intervenir dans ce domaine... Cela ressemble fortement à de la doctrine libérale pervertie : pas d’état, sauf quand ça nous arrange (subventions et autres). Si les parents souhaitent avoir recours à des entreprises privées pour l’éducation de leurs enfants, qu’ils le fassent... Mais à leurs frais ! Sinon ils feraient mieux de se mobiliser contre la casse du service public (gratuit) qui est en cours, plutôt que de quitter le navire.
Quand à l’argument de la "concurrence déloyale" avec des associations à but non lucratif, je le trouve pour le moins fallacieux. Peut-on réellement parler de "concurrence" quand on parle d’une structure qui ne fait pas de bénéfices ? Encourager les initiatives à but non lucratif me semble au contraire un bon moyen d’éviter la marchandisation du savoir, et d’encourager les citoyens à se mobiliser pour l’éducation de leurs enfant, au lieu de la "sous-traiter" entièrement à l’éducation nationale ou à un organisme privé.
L’article publié sur votre site est d’une rare qualité, rien à voir avec les informations "terreur" que l’ont trouve dans les médias traditionnels ! L’information est précise et objective, et j’ai même appris un grand nombres d’informations sur la grippe saisonnière. Grâce à vous j’ai maintenant en ma possession tous les éléments pour prendre ma décision en connaissance de cause. Et vu que je suis jeune et en bonne santé, et qu’attraper la grippe tous les 15 ans est plus efficace pour être immunisé que de se faire vacciner, mon choix est fait : pas de vaccins pour moi. Surtout lorsque je vois vos remarques concernant les "procédures d’urgences" utilisées pour produire ce vaccin.
Une chose est sure : tant que l’information pertinente se trouvera sur les blogs et les médias citoyens, la presse aura du soucis à se faire.
Non, la double peine n’est pas abrogée. Vous dites que la loi Hadopi sera appliquée pour les téléchargeurs, et que la loi DADVSI sera appliquée pour les uploadeurs. Or, dans les systèmes d’échange actuels, tout téléchargeur est automatiquement uploader de ce qu’il télécharge. C’est là que la subtilité de cette loi apparait, puiqu’il y a maintenant 2 délits condamnables :
Le défaut de non sécurisation de ligne, qui relève de la loi Hadopi et qui est passible d’un an de coupure, mais également depuis Hadopi 2 de 1500€ d’amendes et de dommages et intérêt pour les plaignants.
La contrefaçon, qui relève de la loi DADVSI et qui est toujours passible de 300 000€ euros d’amendes et de 3 ans d’emprisonnement.
C’est ce qui fait bondir la plupart des internautes. Les majors peuvent très bien décider dans un premier temps de vous poursuivre pour défaut de sécurisation de ligne, et ensuite vous poursuivre pour contrefaçon s’il s’avère que vous êtes un "gros poisson". Le tout reposant sur une détection d’IP que tout le monde sait douteuse. A priori, il est peu probable que les majors usent des deux systèmes, mais en théorie rien ne les en empêche.
Donc non, la loi Hadopi ne sera pas anodine, en tout cas pas pour ceux qui ne sauront pas rester discret ou sécuriser leur ligne.
Excelent article, qui pour une fois élève le débat avec des vrais arguments (quitte à être parfois un peu technique, enfin linguistiquement parlant) et qui tout en évitant habilement les attaques ad hominem démontre très bien une chose : ce sont les pourfendeurs de la nation qui viennent maintenant nous parler "d’identité nationale". Le débat semble en effet faussé et je ne penses pas qu’un raisonnement aussi poussé en sortira. Il va comme d’habitude s’agir de stigmatiser les immigrés, pour détourner l’attention du fait que leur modèle est plus anglo-saxon (pour ne pas dire Américain) que Français. Modèle qui implique la vente en pièce détachées de l’état Français à des intérêts privés (le plus souvent étrangers).
Une question me taraude cependant. Vous dite : "Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le
sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à
faire encore.". Qu’entendez vous par "sacrifices" ? Payer ses impots ? Aider son voisin ? Par exemple, la plupart des guerres étant à mon sens stupides et menées par des intérêts supérieurs qui sont aux antipodes des intérêts du peuple, je ne me sens pas du tout prêt à "mourrir pour la nation". Suis-je Français ?