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Charon

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  • Charon 20 novembre 2007 12:20

    Comment dire... Non.



  • Charon 20 novembre 2007 11:43

    Jusqu’à preuve du contraire, il ne s’agit pas d’une preuve. Aucune expérience n’a jamais été menée en esperanto dans le monde de l’industrie (on s’en souviendrait : qu’est-ce qu’on se serait marrés...). Le multilinguisme, oui, pourquoi pas, même s’il est mieux d’avoir une langue que tout le monde peut comprendre (à savoir l’anglais, donc), il est toujours bon de comprendre quelques autres langues quand on travail dans l’international, comme l’espagnol, le chinois ou le japonais. Mais l’esperanto...

    Non, vraiment, il faut arrêter de rêver : vous pouvez avoir autant de congrès que vous voulez, l’esperanto est une expérience qui a raté, reconnaissez-le. Après plus d’un siècle d’existence, seuls quelques fanatiques convaincus hantent encore Agoravox, faute d’un autre média assez placide pour accueillir leurs gémissements sans les tourner en dérision. L’esperanto ne vivra jamais et ne remplacera jamais l’anglais, pour la simple et bonne raison que l’esperanto, ça fait chier le monde, ça fait une autre langue à apprendre, et que tous ceux qui ne sont plus au collège ont déjà appris l’anglais, quel que soit le pays où l’on soit.

    L’anglais est l’avenir, parce que c’est la langue des sciences (n’en déplaise à ceux qui croient qu’on peut avoir bac+8 sans avoir fait d’anglais... naïfs), de l’industrie, du commerce, de la diplomatie et, mine de rien, de pas mal de littérature, à l’inverse criante de l’esperanto, qui n’a jamais produit de Keats, de Shakespeare ou de Pratchett, par exemple. L’anglais est une langue vivante, très facile à maîtriser avec un peu d’entraînement (je traduis pratiquement sans dictionnaire des articles scientifiques en anglais depuis quelques semaines et je suis à bac+4 sans cours d’anglais réel depuis le lycée, cette anecdote pour sacrifier à la tradition de « l’exemple-qui-constitue-l’argument » - ce qui est faux : en science, on apprend d’abord « un exemple ne constitue pas un argument » et « toutes les bonnes théories ont des exceptions », parole de biologiste), utilisée naturellement par pas mal de nations et largement répandue dans les études.

    Donc remplacer l’anglais par l’esperanto, d’une part c’est une utopie qui ne verra jamais le jour, et d’autre par, c’est une utopie contre productive qui forcera à une régression (laisser l’anglais pour apprendre l’esperanto) pour arriver finalement à une amélioration même pas certaine. Autant dire beaucoup de bruit pour pas grand chose.

    Allez donc bosser vos cours d’anglais au lieu de chercher des excuses bidon pour ne pas chercher à pallier votre nullité en cette matière. Et tant qu’on y est, avant d’enjoindre à apprendre d’autrss « langues », apprenez donc la vôtre. Je ne relève pas les fautes de votre dernier message par pure bonté, mais sachez que si j’étais prof de français je vous collerais.



  • Charon 28 septembre 2007 17:12

    On va recadrer le truc.

    Le débat est : il faut une langue internationale pour favoriser la compréhension entre les peuples, aussi bien au niveau de la diplomatie que du progrès et des sciences. D’accord jusque là ?

    De nos jours, la langue utilisée pour cette mission est l’anglais. Gros avantages pour les anglo-saxons, qui ont la « langue du progrès » comme langue maternelle, et pour les pays sachant enseigner correctement les langues, comme les pays scandinaves ou germaniques. Contrairement à ce que disait je ne sais plus qui, je maintiens que d’expérience, les étudiants étrangers que j’ai rencontrés, aussi bien orientaux, arabes, allemands ou autres, nous dépassaient de très loin dans la maîtrise de la langue anglaise, et en plus se défendaient plutôt pas mal en français. Et ils étaient en première année de fac. Sans rire, quel bachelier français est capable de maîtriser suffisamment deux langues non maternelles, dont l’anglais, pour suivre des études supérieures ? Si vous en avez j’espère que vous avez des noms, parce que je n’en ai jamais rencontré. Ca ne fait que confirmer mon impression que l’enseignement des langues et le niveau sont largement insuffisants en France.

    L’anglais est donc la langue universelle, utilisée dans la plupart des domaines comme l’aéronautique, les sciences, la diplomatie internationale, le commerce, le tourisme... Pourquoi ? Plusieurs pistes.

    D’abord, la puissance financière. Les Etats-Unis sont riches, puissants, ils ont colossalement investi en Europe et dans le reste du monde lors de la reconstruction suite à la deuxième guerre mondiale. Or, pour discuter avec les libérateurs, il valait mieux parler anglais. Ou russe, mais la chute de l’Union Soviétique a montré que pour faire partie du monde des affaires aujourd’hui, mieux valait se trouver à l’ouest du rideau de fer. Historiquement parlant, tout s’explique, donc : les Etats-Unis principaux investisseurs, et si on y ajoute la Grande-Bretagne, l’Irlande, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et j’en oublie certainement, dans la tête de tout le monde, mieux valait parlait anglais que s’emmerder à trouver une langue internationale où tout le monde aurait à faire des efforts. Non mais vous imaginez les gars qui acceptent les investissements des Américains mais refusent de parler autre chose que l’esperanto et attendent que ceux qui viennent leur filer des thunes apprennent leur dialecte ? Soyons sérieux : historiquement, l’anglais est la langue mondiale pour les échanges internationaux.

    Je pense aussi que le développement de l’informatique, démocratisé par l’Amérique et son fameux Windows, a contribué à faire de l’anglais la langue de référence pour les systèmes informatiques, et de fait pour tous les domaines s’y rattachant, comme la bourse, la recherche...

    Sans oublier le fameux complot yougoslavo-jupitero-atlante visant à conquérir le monde, en anéantissant la force de volonté des peuples libres, ce en les obligeant à ne braire que dans une langue qu’ils ont créé de toutes pièces et qui fait petit à petit passer celui qui la parle à l’état de légume entièrement dévoué à la cause du complot sus-cité.

    Donc l’un dans l’autre, c’est un fait, l’anglais domine largement le monde international du point de vue de la langue. Bon.

    Maintenant, deux points principaux.

    1. L’anglais est une langue difficile, vrai ou faux ? 2. Est-il utile, envisageable et bénéfique de remplacer l’anglais par une autre langue, genre, au hasard, l’esperanto ?

    1. L’anglais est une langue facile, la preuve, même les Américains la parlent.

    Plus sérieusement, si tant est qu’on fasse un minimum d’effort, ce qui signifie passer son collège et son lycée à travailler studieusement au lieu de mater le décolleté de la voisine d’en face, et qu’on fasse quelques menus sacrifices pour se mettre au niveau, comme regarder les films en V.O.S.T. (haaan trop duuur faut lire !), on arrive aisément et sans cerveau einsteinien à un niveau d’anglais pas trop mauvais. Rien à voir avec la maîtrise de la langue dont disposent la plupart des autres pays européens, Allemagne en tête, mais quand même : si on n’est pas trop con, on s’en sort.

    Donc l’anglais plus difficile que l’esperanto ? Je demande à voir. Au moins, en anglais, il n’y a pas d’accent (sauf tonique mais à l’oral on comprend tout de suite si la personne en face veut des petits pois ou aller pisser (pea ou pee, pour ceux qui s’interrogent sur mes subtilités).

    2. Faut-il remplacer l’anglais par une langue commune universelle ? Si l’anglais joue déjà ce rôle, pourquoi lui chourrer sa place ? En effet, ce serait plus « juste » d’avoir une langue que tout le monde se fait également chier à apprendre pour discuter avec les autres. Que tout le monde passe six ans à bûcher l’esperanto, plutôt que seulement ceux qui n’ont pas l’anglais en langue maternelle ? « Juste », peut-être, dans l’absolu. Mais complètement crétin dans la pratique : ceux qui ont la chance d’avoir la langue universelle toute prête dès le berceau, devoir apprendre le parløj pour causer avec les voisins ? Pourquoi ne pas leur foutre la paix et apprendre pour ceux qui ne sont pas anglophones la langue que leur histoire (ou un gros coup de bol) leur a donné toute cuite ? Pour un simple question d’égalité ?

    Je trouve ça un peu sordide. Imaginons que certains moutons soient bleus, et d’autres soient jaunes. Ils sont nés comme ça. Les bleus sont vachement mieux lottis, ils arrivent mieux à échapper au loup. Les jaunes ont deux choix. Soit ils apprennent à devenir bleus, et dans ce cas ils rejoignent les moutons bleus, tout bêtement. Soit ils jouent aux chieurs et exigent que tous les moutons deviennent verts, tiens, non mais sans blague. Ca leur coûte la même énergie et le même temps (voire davantage) que pour devenir bleus, mais ça leur confère l’avantage de voir les moutons bleus bosser eux aussi. Je trouve ça fichtrement mesquin, pas vous ?



  • Charon 27 septembre 2007 16:44

    Mon dieu mon dieu, c’était vraiment une réponse ça ?

    Ai-je dit que le progrès et la science étaient d’origine anglaise ? Ai-je dit que tous les scientifiques étaient anglophones, que tous les découvreurs, inventeurs et prix Nobel étaient anglophones ? Non, et je m’avoue déçu de vous voir prendre un tel raccourci. Mon propos était que le monde évoluait, et que pour ce faire, il fallait une langue permettant la communication aisée dans des domaines comme la science. L’anglais, donc, puisque seule assez répandue et aisée à apprendre par quiconque s’en donne la peine. Je n’ai pas dit que c’était lié, que c’était parce que les scientifiques étaient majoritairement anglophones qu’on parlait anglais. Non. J’ai dit que si c’était en anglais qu’on s’exprimait, c’était qu’il y avait bien une raison.

    Mais votre réponse m’ouvre les yeux sur votre caractère. Vous êtes fier de votre statut d’européen, de français, de patriote... Mais l’anglais n’est-elle pas une langue européenne ? Ce qu’il y a de l’autre côté de la Manche, l’Angleterre, l’Irlande, ne sont-ce pas des pays européens qui ont le droit de prétendre à voir leur langue utilisée de manière internationale ? Non, n’est-ce pas ? Car ceux que vous fustigez, ce sont les vilains Américains pleins de dollars... Vous n’avez rien contre l’anglais, mis à part que c’est la langue des Américains. Xénophobie primaire, voire primitive. Ah, et puisqu’on en parle, Airbus a en effet été en partie construit par des Anglais. Anglophones, donc. Et toc.

    En outre, les articles scientifiques, je connais... Et honnêtement, pour commettre un contresens en anglais avec un sujet scientifique, faut vraiment y aller. Encore que, ça arrive. Mais les gens qui publient les refusent, dans ce cas.

    Mais l’important n’est pas de devoir écrire dans une langue étrangère, car les scientifiques ne s’arrêtent pas là. Leur but ultime n’est pas de promouvoir une langue, mais de se faire comprendre. Or, du point de vue des scientifiques, on préfère l’anglais, que tout le monde parle, qui est facile à comprendre, qui représente les scientifiques Anglais, Américains, Australiens, Canadiens et autres, plutôt qu’une autre langue plus difficile et parlée par moins de monde dans la communauté scientifique. Pourquoi pas le chinois ? Parce qu’il n’est parlé qu’en Chine et que c’est une langue très difficile. Alors l’anglais : davantage de pays le parlent « naturellement », et c’est plus facile. Comment on dit, déjà, en sciences ? CQFD.



  • Charon 27 septembre 2007 12:35

    Bonjour,

    Je viens de lire ces élucubrations étranges qu’on peut résumer par « l’anglais, c’est le mal », et j’avoue avoir bien rigolé. Autant certains passages paraissent presque intéressants et pertinents, autant d’autres...

    Entre autres, la France mauvaise en langues : bien sur que oui ! Les Français sont les plus mauvais élèves du point de vue apprentissage des langues (avec, peut-être, les Anglais) ! En sortant du lycée, un Allemand, un Italien, un Espagnol, un Suédois est capable de parler courramment au moins une autre langue. Quel français sait dire autre chose que « my name is Charles » en sortant de la terminale ? La méthode d’enseignement des langues en France est, à de rares exceptions près, lamentable, peu contraignante et inadaptée à l’obtention d’un bon niveau.

    En outre, malgré le fait que tu ressembles fichtrement à un traditionnaliste obtus qui ne jure que par la langue française, le patriotisme (voire l’esperanto, à ce que j’ai compris, ce qui est encore pire), je tiens tout de même à t’informer que notre monde évolue et que, malheureusement pour toi, c’est au rythme de l’anglais. Pourquoi, à ton avis ? Parce que c’est une langue contraignante que d’ignobles trusts multinationaux ont hissé en haut de la pyramide linguistique par pur sadisme ? Ou parce qu’elle est facile à maîtriser si tant est qu’on s’en donne la peine, et que trois des pays les plus industrialisés (et donc qui investissent le plus dans des affaires dans d’autres pays) la parlent comme langue maternelle ?

    Tu sembles honnir l’anglais, et en même temps tu te plains du nombre croissant de traducteurs et interprêtes... mais mon garçon, si tout le monde parlait anglais, il n’y en aurait plus, des traducteurs. Et si tout le monde ne parlait que sa langue, il y en aurait partout. Partisan du moindre effort, peut-être, mais à choisir entre l’anglais qui me permettra de communiquer aisément avec des gens de tous pays, et une autre langue internationale comme l’esperanto (l’important c’est d’y croire...) qui relève davantage de l’utopie que de la pertinence... Il faut être logique et savoir ouvrir les yeux.

    Ah, une dernière chose : je suis un scientifique, et la langue mondiale des sciences, c’est l’anglais. Pourquoi, à ton avis ? Manigance anglophone pour favoriser la fuite des cerveaux ? Ou utilisation de la langue la plus répandue parmi les pays avancés en matière de sciences ?







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