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ChrisChesea

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  • ChrisChesea 10 août 2009 13:52

    Cette analyse se tient sur la plupart des points. Il s’agit néanmoins de faire un éclairage sur une incompréhension générale.

    Bruno Le Maire (fidèle ami de Villepin, lui-même soit-disant « ennemi » juré de Sarkozy) a été nommé ministre de l’agriculture par Nicolas Sarkozy (en réalité constitutionnelle, sur proposition de François Fillon). Pour quelles raisons ?

    Si Nicolas Sarkozy avait voulu écarter Bruno Le Maire, il aurait été bien opportun de ne pas lui confier de ministère. En lui retirant son portefeuille de secrétaire d’Etat aux affaires européennes, il l’aurait condamné au silence. En effet, Bruno Le Maire, qui était jusqu’en décembre 2008 député de l’Eure (avant sa nomination comme secrétaire d’Etat aux affaires européennes), n’aurait pas pu retrouver ce poste après son départ du gouvernement.

    Le choix de Nicolas Sarkozy est donc plus subtile. Il ne s’agit pas de vouloir caser un bleu, qui plus est, ennemi, dans un ministère qui va subir une crise importante. Car la crise était inévitable. Le problème des subventions aux producteurs de fruits et légumes n’est pas nouveau. La Tribune dévoilait déjà en février 2009 que les producteurs allaient devoir mettre la main à la poche pour rembourser une partie des subventions perçues entre 1992 et 2002. En plus, la « crise du lait », de mai-juin 2009, a également affaibli ce ministère.

    C’est donc dans un ministère affaibli, en crise, et dans une situation de tensions sociales que Nicolas Sarkozy a nommé Bruno Le Maire. Mais pour le président de la République, pas question de prendre des risques. Sarkoziste ou Villepeniste, là n’est pas la question. Nicolas Sarkozy avait, dans le passé, déjà eu l’occasion de travailler avec Bruno Le Maire, alors qu’il était directeur de cabinet de Dominique de Villepin (premier ministre lorsque Nicolas Sarkozy était à l’intérieur).

    Ce sont donc pour ses capacités que Nicolas Sarkozy a fait nommer Bruno Le Maire à la tête d’un ministère.

    Revenons en arrière, encore un peu, jusqu’à l’investiture de Bruno Le Maire pour les législatives de 2007. La première circonscription de l’Eure est très convoitée. A une petite centaine de kilomètres de Paris, au coeur fief de Jean-Louis Debré, une belle et grande circonscription ancrée à droite, comprenant une préfecture, aux portes de l’Ile de France. Si Sarkozy a autorisé l’investiture de « Monsieur-du-Cabinet-de-De-Villepin », ce n’était sûrement pas pour le « griller ». D’autant plus que celui-ci, qui n’avait jamais mis les pieds dans le département, a eu « un mal de chien à se faire un trou » (selon une source proche du candidat, en 2007), mais qui, en pleine « vague bleue », ne se risquait que très peu dans sa démarche électorale.

    Alors, ami ou ennemi ?

    Chris Chesea







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