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Christophe Agnus

Christophe Agnus

Rédacteur en chef de Nautilus magazine, ancien directeur fondateur du magazine Transfert et du site Transfert.net, ancien reporter à L’Express.

Tableau de bord

  • Premier article le 13/06/2005
  • Modérateur depuis le 18/10/2005
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Derniers commentaires



  • Christophe Agnus Christophe Agnus 27 novembre 2006 12:10

    Quelques réponses. 1. Jean-François Minster était candidat pour rester à son poste. Il a été remplacé, effectivement, par quelqu’un qui n’est pas, c’est le moins que l’on puisse dire, un spécialiste des océans. Vous avez parfaitement raison sur ce point, que j’ai déjà souligné en son temps. Mais il n’est allé chez Total qu’après avoir occupé la fonction de directeur scientifique du CNRS. Pour le connaître un peu, je vous garantis que son poste chez Total est apparu longtemps après avoir quitté l’Ifremer. La raison de ce job, outre la qualité scientifique de la personne, est sans doute à rechercher dans le projet Biozaire, où l’Ifremer et Total avait collaboré (projet qui, en l’occurence, était effectivement destiné à rechercher, entre autres, des connaissances utiles pour l’industrie pétrolière). Vous n’êtes pas obligé de me croire, mais j’ai une grande confiance dans l’intégrité scientifique de Minster.

    2. Je pensais à Pierre et Marie Curie dans leurs toutes premières recherches. Pas à la suite.

    3. Je ne prends pas pour argent comptant des informations officielles : j’ai beaucoup discuté avec les différentes parties (ostréiculteurs, chercheurs Ifremer). Il est clair que le test n’est pas au point, mais en l’occurence je jette plus le doute sur la préfecture, qui a dégainé très (très) vite, que sur les biologistes.

    L’Ifremer a une position très difficile car elle gère des intérêts antagonistes. Certains de ses chercheurs travaillent sur la protection des océans, d’autres sur son exploitation. Pas toujours facile... Et même l’exploitation n’est pas forcément à suspecter : quid de l’ETM ou des recherches sur les bactéries de grands fonds pour une utilisation médicale ? Mais c’est pour cela que je me refuse à jeter l’anathème sur toute l’institution où travaillent aussi des gens passionnants et très concernés par les problèmes rencontrés aujourd’hui par les océans.

    4. Ce n’est pas la peine de s’énerver. Surtout entre personnes qui, au fond, veulent tirer dans le même sens.



  • Christophe Agnus Christophe Agnus 26 novembre 2006 23:40

    Je trouve l’analyse un peu caricaturale. D’abord, si Ifremer est actuellement dirigé par un énarque, ce n’était pas le cas il y a encore un an, quand cette opération a dû être pensée et préparée : le PDG était alors Jean-François Minster, l’un des plus grands océanographes français, père de l’océanographie spatiale française, reconnu internationalement.

    Ensuite, je connais quelques uns des scientifiques impliqués dans ces recherches, et ce sont des fous de science fondamentale. Alors bien sûr, personne ne peut dire à quoi serviront précisément les connaissances que l’on tirera de cette mission (Pierre et Marie Curie avaient-il prévu la bombe atomique ?), mais je ne crois pas que la mission soit motivée, aujourd’hui, pas autre chose que ce qui est annoncé.

    Enfin, il faut faire preuve d’un grand sens de la conspiration pour penser que les biologistes qui ont examiner les huîtres du bassin d’Arcachon pouvaient être liés à des désirs de promotion immobiliere ! D’ailleurs, si vous discutez avec les ostréiculteurs d’Arcachon, ils disent eux-même que le problème (de l’analyse d’une éventuelle dangerosité de l’huître) est complexe et que ce qui est en cause, ce ne sont pas CES analyses, mais le processus complet, qui date de longtemps, et est appliqué dans toute la France, même là où il n’y a pas de pression immobilière aussi intense.

    Le problème est complexe, ne le détournons pas avec une analyse simpliste. smiley







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