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Claude Drocourt

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  • Claude Drocourt 1er février 2008 17:35

     

    Bonsoir. Merci Sophie pour ce texte intéressant (malgré son langage…Mais pourquoi le critiquer ! C’est le fond qui intéresse, non ?)
    J’ajoute à ce constat désastreux 3 références.

    Dans sa « Généalogie des barbares  » (Odile Jacob, oct 2007) Roger-Pol DROIT nous parle des barbares qui après avoir été « les étrangers » ont surtout été ceux qui se livraient à des actes inhumains. Aujourd’hui, ce nom désignerait plutôt ceux qui s’opposent à l’évolution de la vie dans toute sa diversité.
    La barbarie qui s’expose publiquement par ex dans la corrida dite « espagnole » (comment peut-on la tolérer sous prétexte de tradition ?) est encore plus pernicieuse pour notre société dans l’économie du Marché qui nous précipite dans le mur !
    Pierre RABHI, un grand homme, fondateur de « Terre et Humanisme  » http://www.terre-humanisme.org/ dénonce « cette confiscation des droits et des biens vitaux ». Il s’est fait le défenseur de l’agroécologie et de la décroissance. Dans un texte célèbre « Pour une sobriété heureuse » il disait :

    « Il est compréhensible qu’avec la symphonie universelle exaltant le PNB et où la croissance résonne comme l’option rationnelle, salvatrice et irremplaçable, la décroissance puisse sonner comme une fausse note. Par ailleurs la conscience collective ayant intégré la croissance comme fondement quasi religieux de la modernité, la décroissance devient une sorte de schisme régressif menaçant l’intégralité de tout le système.
     
    Sans jugement de personne, nous pouvons mesurer la puissance de l’endoctrinement induisant une forme d’aliénation non identifiée. Car il est sous-entendu que selon le modèle en vigueur, les individus que nous sommes, notre présence momentanée au monde, de notre naissance à notre décès, doivent être soumis à la loi de la productivité et de la consommation. Nos énergies métaboliques et intellectuelles sont la propriété d’un destin prédéterminé par la loi du marché. Le territoire national lui-même, et dans sa totalité, n’est pas perçu comme un espace où des êtres humains doivent vivre en conciliant la résolution des besoins matériels de survie et la satisfaction des besoins légitimes d’épanouissement de la personne, mais comme une vaste entreprise. Le tout est basé sur la valorisation monétaire de tout ce qui peut l’être, au risque d’exclusion et de souffrances humaines contingentes. Elles sont considérées comme la taxe sacrificielle à payer à la divinité « croissance ». Car dans ce scénario tout ce qui n’a pas un prix n’a aucune valeur et celui qui n’a pas de ressources ne peut avoir d’existence, au pire par oblitération radicale, au mieux par perfusion minimale de survie. Etc. »
     
    A cette barbarie moderne de l’économie capitaliste, vient s’ajouter celle de l’indifférence. Dans « La mort spectacle  » Michela Marzano (Gallimard, août 2007) enquête sur les images d’horreur qui envahissent notre réalité, et constate que la violence mise en images anesthésie ceux qui la regardent et « neutralise » tout sentiment d’humanité. Ainsi s’installerait une nouvelle forme de barbarie, celle de l’indifférence !

    C’est ce monde créé par le Marché qui crée cette violence et à terme cette indifférence ! Réveillons-nous ! Les barbares sont revenus et nous entraînent dans leur chute ! Vivons écolos, votons pour des hommes responsables, éduquons et protégeons nos enfants, engageons-nous pour défendre la vie, il y a urgence !






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