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Claude Guillemain

Claude Guillemain

Breton, expatrié, fédéraliste, en quête d’universel

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  • Claude Guillemain Claude Guillemain 11 août 2010 11:58
    Fans de Bretagne ? Une relation biunivoque entre Breizh et les Bretons de l’Etranger

    Lire : http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/ville/fans-de-bretagne-un-site-pour-eux-11-08-2010-1016425.php

    Une relation biunivoque entre deux ensembles est une relation qui à chaque élément du premier ensemble fait correspondre un élément et un seul du second. Si l’on a pu établir une telle relation, alors on est en droit d’assimiler les deux ensembles car on peut passer de l’un à l’autre de façon automatique en appliquant la table d’équivalence ou la règle explicitant la relation biunivoque.

    On peut considérer que les Bretons, dans leur immense majorité, pour des raisons culturelles et historiques que l’on a pas besoin de détailler, portent en eux deux vocations nationales : la bretonne et la diasporique, c’est à dire, au fond, la française.

    Elles ne sont jamais traitées sur le même niveau, ce qui est parfaitement normal, mais cette relation n’est pas biunivoque et, de fait, pénalise l’efficacité d’une coordination pourtant souhaitée par les deux groupes.

    La nationalité française de la diaspora bretonne est visible partout, elle est évidente, et se place d’emblée comme marqueur efficace d’altérité. Sans disserter sur les caractéristiques de cette nationalité et de ce qu’elle peut justement impliquer dans le rapport à la notion d’altérité (!), on constate que, sorti des frontières françaises, un Breton assume généralement parfaitement cette nationalité. Cette nationalité implique par ailleurs très fortement, voire consubstantiellement, un attachement fort à l’Etat, ce qui dans un contexte diasporique, implique une solidarité de citoyenneté, plus qu’une solidarité nationale. Par ailleurs, il faut souligner que les relations internationales ne sont vécues que sur un mode interétatique (confusion si courante anglais/britannique, exemple parmi tant d’autres)

    La nationalité bretonne de la diaspora, elle, est vécue de façon hirsute. Pour des raisons évidentes (perte de la langue pour les Bretons concernés, ignorance quasi totale de l’histoire de Bretagne, réflexe d’Etat) la nationalité bretonne se comporte à peu près exactement comme ce que la psychanalyse traditionnelle désigne comme l’inconscient, avec le lot de lapsus, d’actes manqués, qui viendrait en quelque sorte parasiter la visibilité lisse d’une nationalité française affichée. Ce refoulé national s’exprime également dans une sorte de rhétorique que nous qualifierons de poétique : autosatisfaction purement verbale d’être breton (cela n’est pas et ne peut pas être réellement vécu pour l’instant), nostalgie et amour déclaré du pays, dans les limites que lui réservent les clichés français (la mer, la gastronomie, un certain folklore, musical ou culinaire). Une place à part doit être réservé au discours économique ou technocratique : « la Bretagne est riche, compétitive, a réussi à s’en sortir… ».
    Pour nous, il s’agit purement et simplement de légitimer avec les moyens du bord la résurgence individuelle de sa propre nationalité bretonne. Une sorte de lapsus travaillé, de sublimation rhétorique d’un sentiment qui de toutes façons, ne s’inscrit jamais dans le réel.

    Dans tous les cas, la relation entre Breizh et la diaspora est univoque et est délimité par les acteurs politiques, économiques, associatifs, identitairement corrects et déclarés représentatifs de la Bretagne, et les formules obligatoires (”nous sommes ouverts sur le monde”, “nous nous intéressons à la diaspora” ? “Le thème de la diaspora est très tendance”,”donnez-nous votre fichier d’adresses”, etc. ») qui rappelle la colonisation, la prière au chapelet ou la politesse conventionnelle.

    A qui s’adresse réellement ce discours ? Il pourrait être utile de se demander si pour les Bretons expatriés, le marqueur d’altérité n’est pas plus important que le marqueur de la nationalité bretonne qu’ils utilisent. L’essentiel étant, ne l’oublions pas, de vivre, de s’insérer, de se démarquer, dans un contexte international où la nationalité française apporte alors tout ce dont l’expatrié peut avoir besoin (services consulaires, formalités administratives, sécurité, scolarité, santé).

    Dans le contexte général de la diaspora, on peut regretter le refoulement de la nationalité bretonne et ses conséquences, mais il faut bien reconnaître la difficulté pour le Breton de l’Étranger d’inscrire sa nationalité bretonne dans le réel. A cela deux raisons : i) la relative ignorance de la Bretagne des motivations et des réalités de la vie de l’expatrié ii) la relative condescendance des acteurs  politiques, économiques, associatifs, déclarés représentatifs de la Bretagne vis a vis des Bretons de l’Etranger iii) hors des frontières de France, les bretons sont français. Dans un environnement francophone, la citoyenneté française devient même le seul critère apparent d’altérité.

    Les acteurs politiques, économiques, associatifs, déclarés représentatifs de la Bretagne ne devraient pas penser que les Bretons de l’Étranger souffrent du « syndrome de l’utérus » causé par l’éloignement de la Bretagne. Les Bretons de l’Étranger ne fantasment pas leur propre Bretagne. S’ils sont coupés des réalités quotidiennes bretonne, ils ne se réfugient pas pour autant dans la folklorisation de la Bretagne. Dans tous les cas, la nostalgie reste un phénomène individuel, et la Bretagne est une auberge espagnole. Si en Bretagne, le peu de tissu social breton, (et par là nous entendons aussi bien un réseau bancaire commun, un secteur de prospection pour un commercial, que les migrations des étudiants à Rennes ou à Nantes, voire France 3) peut forger un embryon de sentiment national, à l’étranger, il ne peut être que différent et plus préoccupée des réalités du pays d’accueil.
    Bref, encore plus qu’en France, être breton à l’Étranger ne sert strictement à rien, sauf si une réelle relation biunivoque s’instaurait entre les Bretons de Bretagne et les Bretons de la Diaspora.
    La préoccupation affichée de “faire la promotion d’un site dont l’objectif est de recruter les Bretons de l’étranger pour en faire des ambassadeurs” n’a aucun sens et ne peut, à l’étranger, évidemment pas exister, Le discours devient parfaitement inefficace. Le discours, dans un tel contexte, ne peut attirer que plus de « rêveurs » encore qu’ils n’en attirent en Bretagne. Adieu l’efficacité.

    Il nous semble que l’on retrouve ici ce qu’il y a de pire en Bretagne, du point de vue de l’inscription de l’identité bretonne dans le réel.

    Il nous semble qu’il y a un gros manque de discours. De la rhétorique poétique ou mythique, il faut passer à la rhétorique du business, au sens d’une pratique quasi culturelle, où la réussite des exportations bretonnes et les investissements bretons à l’étranger sont avant tout le marqueur d’une réussite nationale bretonne. On peut imaginer de faire de la communauté bretonne de la diaspora une sorte de plateforme stratégique opérationnelle, en ayant en tête que l’action commerciale et les pratiques utilisées ici apporteront des éléments de méthodes pour la Bretagne elle-même.

    Mais cette relation doit être biunivoque. Une diaspora ? Oui, pourquoi pas. Mais c’est tout un tissu social à construire ou à reconstruire, des services à proposer (aide administrative, pallier la solitude, etc.), des aides pour les Bretons de l’Étranger à la création d’entreprises en Bretagne, des appuis logistiques et humains d’aides à l’exportation et notamment d’exportation de l’expertise bretonne.

    Claude Guillemain

    Réseau des Bretons de l’Etranger - RBE -
    Centre Phénicia
    Avenue Habib Bourguiba
    2070 LA MARSA
    Tunisie
    Tel : + 216 71 778 379
    Cell : + 216 21 835 359
    E-Mail : rbe.international@gmail.com
    Website : http://rbe-suarl.com/
    Skype : klaodgillamaen



  • Claude Guillemain Claude Guillemain 7 mars 2009 10:49

    Nous partageons l’essentiel de votre démarche.

    Voici notre "raison sociale" :

    Les axes principaux de notre démarche sont au nombre de sept :

    1) une nette prise de position en faveur du fédéralisme intégral selon Alain de Benoist , fondé sur le principe de subsidiarité et la généralisation, à partir de la base, des pratiques de la démocratie participative.

    Notre objectif c’est bien l’Europe des Peuples (et pas forcément l’Europe des régions administratives actuelles), éventuellement en passant par un stade intermédiaire (transformation des états nations en Fédérations au sein d’une Confédération européenne).

    Nous sommes en faveur du point de vue de Denis de Rougemont , de Olier Mordrel et de Yann Ber Kalloc’h, de Yann Fouéré, de Morvan Lebesque, de Proudhon et des idées personnalistes d’Althusius, qui mettent l’accent sur un fédéralisme ayant pour base des communautés de taille réduite. Nous estimons que le développement de la culture européenne se fait et se fera sous forme d’un réseau articulé autour de pôles urbains. Nous reconnaissons et soutenons l’émergence d’un régionalisme non teinté de nationalisme et critiquons l’État centralisé et le jacobinisme.

    Le problème à résoudre vis-à-vis des différentes propositions de fédéralisme et de gouvernement local qui naissent aujourd’hui ici et là, est sans doute celui de comprendre lesquelles proposent un réel fédéralisme et lesquelles ne proposent qu’une décentralisation ou une tendance à la sécession. Notre vision du fédéralisme encourage l’initiative de la base au niveau local avec pour but la construction d’une fédération de pouvoirs respectueux du principe de subsidiarité, capable de remplacer la société étatique et verticale par un réseau de pays et Régions fédérés.

    2) la lutte en faveur de l’autonomie locale et régionale.

    3) la critique de l’indépendantisme gauchiste (ou de l’ethnocentrisme) en tant que catégories relevant l’une et l’autre de la métaphysique de la subjectivité.

    4) la critique du système des partis, qui engendre une compétition féroce, alors que les partis traditionnels sont de toute évidence impuissants, en Bretagne comme en France, tout comme les gouvernements d’ailleurs, à faire face aux problèmes actuels. Nous croyons plus en la dynamique des associations.

    5) un soutien à une pratique maîtrisée du libéralisme. BREIZH 2004 n’envisage ni l’abolition de la propriété ni la disparition du politique, et préconise la réalisation de l’équilibre social par l’équilibre des contraires et des pouvoirs, dans le respect éminent du droit et des contrats

    La raison sociale de BREIZH 2004 réside en définitive dans une structure démocratique participative de contre-pouvoirs, proposée à tous ceux qui veulent trouver des solutions alternatives aux problèmes sociaux, dans une économie libérale, une société équitable et un système politique fédéraliste. Nous savons ce qu’il faut penser de l’égalitarisme "à la Française" qui a un goût de "je ne veux voir qu’une tête". Nous parlons plutôt d’Équité que d’une Égalité mathématique, autant théorique qu’indûment présentée comme objective. Notre ambition est d’exprimer les idées d’une France qui fait le pari de l’ambition et de la confiance afin de sortir de l’impasse à laquelle a mené la nomenklatura d’hier et d’aujourd’hui.

    6) la promotion de la liberté dans tous les domaines (liberté personnelles ET économiques), ainsi que la responsabilité des individus résultant naturellement de leurs libres choix.

    7) le rejet du mythe de la croissance infinie qui percutera fatalement un jour le mur des réalités. BREIZH 2004 propose de revenir à un monde dans lequel « l’être » compte plus que « l’avoir ». Un monde dans lequel nous réapprendrons à vivre comme « avant », mais avec les avancées technologiques du « demain », sans culte du perpétuel mouvement, sans envie à tout prix de "modernité".’

    BREIZH 2004 n’est pas une organisation liée à un parti.
    Nous ne prenons parti pour personne et nous ne présenterons de candidats aux diverses élections que si un groupe suffisant de personnes se retrouve autour des concepts énoncés ci-dessus.

    Le Programme de BREIZH 2004 est accessible sur notre site.

    Pour BREIZH 2004

    Le Président

    Claude Guillemain
    http://www.breizh-2004.org

    44, rue Léon Durocher
    22730 Trégastel


  • Claude Guillemain Claude Guillemain 11 juillet 2007 18:25

    DSK appuyé par Sarkozy pour le FMI, Kouchner ministre, Lang qui écrit aujourd’hui au premier secrétaire pour annoncer sa démission de son mandat de secrétaire national du Parti socialiste et son départ du Bureau national, Fabius « sage actif » mais isolé et vraisemblablement lui aussi démissionnaire : le PS vit des heures difficiles, secoué par l’« ouverture ». A cela que trouve à répondre le premier secrétaire du PS ? Une sottise : désormais, si le chef de l’Etat veut s’adjoindre les services d’une personnalité de gauche, il devra en faire la demande expresse et par avance au PS, menace F. Hollande. Ridicule. Et si c’était le Président le véritable artisan de la rénovation au PS ?

    Claude Guillemain







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