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  • Coquille 8 août 2008 13:15

    Merci pour votre réponse.

    "Vous êtes une adepte de la « la branlette intellectuelle de gauchos ou de nantis » parce que vous avez les outils pour l’exprimer, l’écrire, le crier. Mais vous n’êtes pas seule. Parlez avec l’hôtesse de caisse dans une grande surface et abordez ces questions avec les mots de tous les jours, vous serez sensible à ses propos, très proches des vôtres.
    Écoutez-la et vous verrez que ses idées ne sont pas si éloignées des vôtres."

    Vrai ! C’est arrivé d’ailleurs. Et ma suprise m’en a dit long sur mes préjugés.

    .




  • Coquille 4 août 2008 15:09

     A effgé et Kieser,

    Merci à vous pour ces deux commentaires que j’ai trouvé très instructifs... et assez savoureux, aussi oui !

    Je relève pour ma part un passage qui, me semble-t-il, laisse filtrer le fond de votre pensée d’érudit, effgé. Je le cite in extenso :

    Dans ce cas, vous devirez comprendre que lorsqu’on parle de « barbarie », ce n’est plus tellement pour désigner d’autres culture, mais pour critiquer des pratiques régressives au sein même de la civilisation. C’est par exemple un aspect important de la thèse de Michel Henry. Par extension, on peut désigner comme "barbares" des pratiques qui se maintiennent dans d’autres espaces culturels, mais avec cette très nette différence par rapport à l’éopque coloniale, différence que vous semblez ignorer. Premièrement, les anciens peuples colonisés sont désormais majeurs, indépendants. et surtout, deuxièmement, ils participent déjà à un mouvement historique global de l’humanité qui se caractérise désormais par son unité. en effet, quand par exemple on critique à juste titre des pratique barbares parce que écoeurantes comme l’excision, l’infibulation, le mariage forcé, le crime d’honneur, etc... c’est tout simplement parce qu’on pense que ces peuples qui les pratiquent font désormais en réalité partie de la même civilisation que nous. La preuve ? Ils savent importer et utiliser nos savoirs et nos techniques quand ça les arrange : téléphone, télévision, techniques agricoles, informatique et j’en passe. Il n’y a plus désormais de "cultures" multiples, mais seulement des défférenciations folkloriques qui servent d’alibi pour la mauvaise foi de ceux qui refusent de se réformer. La meilleure preuve est constituée d’ailleurs par ces femmes africaines qui, de l’intérieur, militent contre leurs barbares de mâles. On peut d’ailleurs en dire autant de la sphère musulmane et de ses pratiques d’un autre âge.
     
    Vous ignorez superbement les pratiques barbares qui se perpètrent à l’intérieur de nos sociétés "modèles de civilisation" pour vous concentrer sur celles ayant cours ailleurs. Pratiques au sujet desquelles vous indiquez pourtant en préambule que nous - porteurs de la civilisation - les qualifions ainsi « par extension des pratiques régressives au sein même de la civilisation ».

    Je m’interroge :

    Est-ce un choix délibéré que de vous abstenir d’énoncer nos barbaries pour ne dénoncer que celles des autres... ou cela vous vient-il si naturellement que vous ne le relevez même pas ?

    Peut-être êtes-vous tout simplement incapable de voir de la barbarie parmi ceux que vous n’auriez pas au préalable exclus du champ de la civilisation - ou tout au moins relégués à un niveau d’infériorité en les jugeant arriérés - sur la base de motifs primaires et étrangers à la morale, court-circuitant ainsi votre chère analyse conceptuelle. 
    Il serait facile de prétendre ensuite que vos jugements de valeurs relatifs à ces « autres espaces culturels » se fondent sur les pratiques que vous dénoncez, à juste titre. Mais pourquoi alors rester aveugle à nos pratiques barbares ou choisir de les taire ? Notre barbarie serait-elle moins mauvaise ? On y revient...

     



  • Coquille 3 août 2008 21:13

    " J’ai eu le même sentiment que Sisyphe, et tout en lisant l’article je me disais que chaque partie pourrait être développée, nuancée, explicitée "
    ... questionnée, débattue, présentée sous un autre angle, etc..
    Et bien, allons !

    Tentative :
    Que penser de la volonté d’expansion que nous donnons à notre modèle de société ?
    Supposons que nous parvenions à envisager des décisions et attitudes autres que celles dictées par les lois du marché. Supposons que la prise de conscience de chacun amène la conscience collective à privilégier la réduction des inégalités et le respect de la dignité humaine sur les intérêts financiers de chaque entité au détriment des autres (individu, classe, entreprise, pays, groupement de pays). Utopique ? Naïf ? Dangereusement irréaliste ?
    Ne trouvez-vous pas, à l’inverse, absurde de considérer que désormais, l’Homme est avant tout soumis au pouvoir d’un système qui l’aurait dépassé... alors même que ce système est une création strictement humaine ? Moi si ! Comme si le Marché était inéluctablement devenu un cadre de vie intouchable, qui évoluerait tout seul au gré des mouvements imposés par un Profit entendu comme une loi naturelle, sur laquelle nous n’aurions pas plus de pouvoir que sur le cours du temps. 
    Supposons donc que, nous occidentaux, décidions de reprendre la main sur notre propre organisation collective -imposée au reste du monde- en nous rappelant qu’un projet de civilisation peut (est censé ?) se fonder sur ce que nous entendons comme des idéaux humanistes. 
    Pouvons-nous nous contenter d’en débattre entre nous ? Je ne pense pas. Car alors, que faire vis à vis du reste du monde quand nous serions un peu fixés ? Imposer encore notre vision de l’ordre à l’humanité entière en ne lui laissant que le choix de s’y conformer ou crever de faim ou sous les bombes, comme c’est le cas aujourd’hui ?
    Ne devons-nous pas plutôt accepter que le "barbare" y prenne part ? C’est mon avis, mais je me demande : Sommes-nous prêts à reconnaître que nous n’avons aucune légitimité à nous poser en maîtres éclairés ? Pouvons-nous consentir à nous intéresser à ce qui sort de notre cadre de plus en plus rigide ? A faire l’effort de traquer les préjugés qui nous poussent à regarder de haut, exclure ou craindre l’étranger, qu’il soit sdf, rom, sans papier, immigré, musulman, chinois... ou encore noir, arabe, racaille ou de toute autre catégorie que nous posons afin de définir des classes d’individus sur lesquels projeter nos peurs, faiblesses ou archaismes ? Ne pourrions-nous pas ouvrir les yeux sur notre barbarie et assumer nos responsabilités collectives dans les monstruosités commises dans et par nos sociétés... plutôt que de toujours chercher un bouc émissaire pour nous éviter les remises en question inconfortables ?

    Pensez-vous sérieusement que nous soyons en train d’envisager ces questions en 2008 ?
    Pas besoin d’aller chercher bien loin pour se convaincre du contraire. Cette semaine sur Agoravox :
    Le discours de Dakar n’est pas raciste. L’idéologie de Guaino ne relève pas du mépris le plus abject, elle est paternaliste. Tout le monde ou presque remercie l’auteur pour son éclairage : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42638
    Pendant ce temps, Adidas ne peut plus se payer la main d’oeuvre des chinois. 138 réactions en 2 jours :
    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42823
    Pour l’occasion de ce commentaire, je parcours le débat qui suit.
    Et comme l’auteur, j’ai ce sentiment d’un hors sujet. Faut bien nous occuper...

    Autre exemple et non des moindres : nous apprenons cette semaine en France que l’ancien procureur V. Bugliosi veut convaincre la justice américaine de poursuivre G. W Bush pour meurtre de "premier degré" (= avec préméditation, c’est à dire asssassinat) de 4000 soldats américains. Je rappelle l’argumentaire : 
    Il existe des preuves "au delà du doute raisonnable" que G. W Bush a sciemment menti au peuple et au congrés américain sur les raisons de la nécessité d’attaquer et d’envahir l’Irak en affirmant que le régime de Saddam Hussein représentait une menace imminente à la sécurité des Etats-Unis. (Ah bon ? J’étais pas au courant...). De sorte que Bush a envoyé, de son propre chef et non pour des raisons d’état démocratiquement débattues au congrés comme il se doit selon la constitution, 4000 soldats américains à la mort
    V. Bugliosi " n’oublie pas les quelques 100 000 innocents irakiens morts de façon atrocement violente dans le conflit " dont Bush serait aussi responsable, selon les preuves fondant l’accusation portée. Mais l’on comprend, sans qu’il ne le dise, que ces faits ne saurait relever de la justice américaine. 
    http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=20666
    Soit. Après avoir écouté attentivement les déclarations de l’avocat, son réquisitoire me semble fondé. Mais là pour le coup, je sais très peu de chose du droit états-unien, qui est affaire de juristes. Admettons donc que du strict point de vue pénal, il puisse avoir raison... et prenons un peu de recul.
    Si je ne m’abuse, l’accusation repose sur l’idée que la guerre en Irak n’en est pas une. Puisqu’elle serait le résultat de la décision d’un seul, pour des motifs sinon contraires aux idéaux démocratiques de son pays, tout au moins non soumis à l’appréciation des organes institutionnels invoqués. Dans ce cas, pourquoi ne pas trainer Bush devant le tribunal pénal international pour crime contre l’humanité ? (C’est peut-être l’étape suivante me direz-vous... ). Mais surtout, peut-on considérer qu’un seul homme, aussi puissant soit-il, soit responsable d’un conflit et d’une occupation qui durent depuis maintenant plus de 5 ans ? Si oui, c’est bien la preuve que les pays engagés dans le conflit ne sont pas démocratiques. Si non, que pensez de cette accusation, sinon qu’elle décharge de toute responsabilité toute les nations en question, mais aussi toutes celles qui ne se sont pas donnés les moyens diplomatiques de s’y oppposer fermement ? Ses moyens n’existent pas ou plus ? Comment nous prétendre porteurs d’un ordre mondial civilisé alors ? Personne d’autre que G.W Bush et 3 ou 4 éventuels complices du pentagone n’a quoi que ce soit avoir avec la guerre en Irak ? Sans me prendre pour Jacques Verges, ça me semble relever de la folie collective... Enfin, ce n’est que mon avis, à chaud.


    Je suis déprimée d’entendre si souvent autour de moi que toutes les questions posées plus haut relèvent -passez-moi l’expression- de la branlette intellectuelle de gauchos ou de nantis qui ont le loisir de le faire parce qu’ils en ont le temps et les moyens. Qu’il est vain et même indécent de se les poser, en regard de la misère du monde. Ou encore que c’est être naïvement optimiste que de s’en inquiéter, étant donnée la nature fondamentalement bestiale et égoïste de l’homme. 
    Personnellement, je crois être assez pessimiste quant à l’avenir proche du monde. Et ? Le pessimisme est-il une raison suffisante à l’abrutissement consenti ? Je ne pense pas. Vous si ?



  • Coquille 3 août 2008 21:12

    Bonsoir,

    Je suis un peu surprise de la rareté des commentaires et la teneur de la plupart. (Je n’ai pas encore pris le temps de lire en détail les critiques du "professeur" émises pendant que je formulais les commentaires qui suivent) 

    N’y a-t-il vraiment rien à interroger, débattre, commenter à la lecture d’un article proposant une base de réflexion sur le sens que nous donnons -ou ne donnons pas- à notre "civilisation", son influence et son avenir ? 
    C’est sûr, cela demande plus d’efforts que de donner son avis sur le pactole touché par B. Tapis. Sans doute est-ce alors plus commode de passer son chemin en s’estimant trop profane pour comprendre. Ou encore se réfugier derrière ce caractère soi-disant spécialisé du discours pour en attendre une suite émanant de "celui qui sait". Mais quelle suite ? Des conclusions et réponses arrêtées aux questions soulevées... dont l’auteur précise qu’elles ne sauraient venir aussi immédiatement et simplement ?
    Le propos s’articule selon un modèle anthropologique. Comme précisé, oui. Dans le Petit Robert, je lis : Anthropologie : Ensemble des sciences qui étudient l’homme. Et nous sommes des Hommes, non ?
    L’article ne fait pas référence à la pensée de quantité de savants qu’il conviendrait d’avoir lu pour le comprendre. Est-il nécessaire d’être anthropologue pour s’interroger et s’exprimer sur :
    La barbarie de la démocratie serait bonne car elle porte des vertus universelles avec, en salaire, des « dommages collatéraux » qui représentent le sacrifice minimal fait à l’ogre « progrès » !  
    ou :
    [La liberté de conscience] est une richesse essentielle à toute société dont elle garantit le potentiel d’inventivité donc d’expansion. (Il faut alors s’entendre sur ce que l’on entend par expansion et à quel prix, ou selon quel idéal celle-ci pourrait s’opérer)
    ou encore :
    Quel sens cela peut-il avoir de vouloir propager les "bienfaits" de nos cultures alors que nous n’y croyons plus nous-mêmes ?
     ?
    A croire, Kieser, que parler de projet de civilisation ne peut faire de vous qu’un de ces "experts" assénant son prêche de spécialiste au peuple trop ignorant pour réfléchir sur l’humanité...

    Mon ton vindicatif n’est pas personnellement adressé aux intervenants sur cette page. Il est le reflet de mon inquiétude à la vue de ce phénomène tout à fait alarmant : l’absence de réflexion publique sur l’essentiel, le sentiment qu’il faille être "expert" pour s’octroyer le droit d’en débattre, notre propension à nous désengager de telles questions, que nous les jugions vaines, utopistes ou trop vastes pour être abordées.
    Il apparait que nous -moi la première- nous trouvons complètement désamparés quand mis face à autre chose qu’un détail de l’actualité, l’analyse d’un fait de société circonscrit, un débat de type pour ou contre une décision/loi/action déjà donnée, les réponses d’un autre aux questions que lui-même fait émerger... en un mot, tout ce qui fait appel à notre sens critique portant sur l’existant.
    C’est justement -entre autres- de cet étiolement voire paralysie de notre inventivité dont il est ici question...



  • Coquille 28 juillet 2008 20:00

    C’est bien du retour de Guaino sur son propre discours -à la même date un an plus tard- dont je parlais. Non de votre article, qui commente ce retour. Mon interrogation portait sur l’importance que Guaino se donne en se célébrant de la sorte.

    Sur la différence paternalisme/racisme, vous dites :
    "Mais la différence entre paternalisme et racisme est évidente cependant. Le raciste commande, exige et maltraite. Le paternaliste suggère, soumet et vous passe volontiers la main dans le dos . L’un viole l’autre vous séduit...et pour vous séduire -et pour filer la métaphore -achète vos parents. "
    La métaphore a sans doute ses limites mais : qu’est ce qu’une séduction dans laquelle le séducteur ne laisse pas d’autre choix que la soumission sinon un viol ?
    Pas d’autre choix parce qu’il achète vos parents, parce que par la violence, il a pu instaurer un contexte qui fait de lui le plus puissant. Le maître sur son propre terrain qu’il impose à l’autre comme étant la seule réalité possible et souhaitable.
    Cela étant dit, il me semble que la métaphore rend davantage compte des différentes formes de domination que du refus de considérer l’autre comme un alter ego -au sens litéral. A mon sens, le sentiment raciste précède sa mise en acte. Qu’il résulte en oppression à la brutalité assumée ou en volonté d’hégémonie tournée en séduction perverse . Qu’il soit ensuite érigé ou non en idéologie de la supériorité des uns sur les autres pour justifier la domination. Qu’en pensez-vous ?

    Je trouve que du discours de Guaino suintent autant cette rationalisation idéologique d’une supériorité de la "culture occidentale" que le refus viscéral de s’ouvrir à l’autre, le connaître. A ses deux égards, je le trouve raciste.

    " Et ne me parlez pas du bon temps des colonies ."
    Je ne vous parlais pas du bon temps des colonies. Je notais juste une similitude entre l’allocution de Sarkozy - écrite par Guaino ? - expliquant sans gêne que le Nord avait l’intelligence et le Sud de la main d’oeuvre... et une chanson aussi ras-les-paquerettes et raciste que celle de M. Sardou. Façon d’exprimer mon indignation.

    "D’abord parce que la situation est largement pire - en termes de santé ,d ’éducation,d’espérance de vie- ensuite parce qu’il y a 50 ans bientôt que l’Afrique est dirigée par des africains."
    ... incompétents, pourvus, protégés et soudoyés par l’occident paternaliste. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est vous.
    Je suis incompétente pour commenter la politique intérieure des différents pays d’Afrique et l’attitude de certains dirigieants, j’en sais trop peu sur ce point. Pour l’instant.

    Cordialement









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