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Crazy Horse

Citoyen du monde et membre de la grande fraternité humaine, je poursuis mon développement intellectuel et spirituel sans prétention. Ma devise : "Contentez-vous de vous améliorer. C'est tout ce que vous pouvez faire pour améliorer le monde" (L. Wittgenstein).
 

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Derniers commentaires

  • Par Crazy Horse (---.---.---.121) 19 décembre 2012 10:46
    Crazy Horse

    On est toujours libre je crois... Il n’y a que nous-mêmes pour nous priver de liberté. Même si une majorité se conforment au « dogme » officiel et nagent dans le sens du courant dominant, on a toujours le choix d’agir différemment.
    La question ici est plutôt : « La société doit-elle encourager tel ou tel comportement ? » (le promouvoir si vous préférez)
    Quand on renfloue une banque avec de l’argent public sans contrepartie, on transmet un message au collectif.
    Quand on autorise l’avortement à tout va sans contrepartie, on transmet un message au collectif.
    Quand on autorise la procréation médicale assistée, on transmet un message au collectif.
    Pareil pour la réification des femmes, le culte de l’argent, la chirurgie esthétique, la prostitution, la pollution, l’euthanasie... et le mariage homosexuel.
    La question c’est quelle société nous voulons. Et si l’on aborde la question de manière rationnelle : comment faire évoluer la société de telle sorte qu’elle favorise la satisfaction des besoins de chacun de ses membres tout en garantissant la pérennité de l’ensemble. Je ne suis pas certain qu’encourager l’individualisme, l’égocentrisme, l’égoïsme, l’absence de réflexivité, l’assistanat et la déresponsabilisation puisse mener à cet objectif...
    Mais quoi qu’il en soit, on n’empêchera jamais un individu de faire ce qu’il lui plaît. Il faudrait néanmoins que chacun en assume les conséquences. La liberté égocentrée a un prix ; le rendre manifeste changerait beaucoup de choses.

  • Par Crazy Horse (---.---.---.90) 4 novembre 2012 13:05
    Crazy Horse

    Il peut y avoir un côté très agaçant chez les gens qui véhiculent des opinions profondément contraires à la pensée dominante, surtout lorsqu’ils tendent à s’appuyer sur des faits, ou ce qui semble être des faits.

    On peut ressentir une certaine forme d’agression, surtout lorsqu’ils jouent les donneurs de leçon.

    Mais considérez ceci : l’un des ciment de nos sociétés pseudo-démocratique est la confiance, et même si elle a du plomb dans l’aile, beaucoup parmi nous en sont encore « dépendants » pour leur équilibre psychologique.

    Même parmi les personnes réellement compétentes par exemple en physique nucléaire, ce phénomène existe aussi. Pourquoi devrait on supposer que les confrères qui planchent sur le problème de Fukushima feraient mal leur boulot et dissimuleraient des infos ? Et puis chacun son « clocher », pas le temps de se pencher sérieusement sur la question.

    Pour les journalistes c’est pareil : si l’AFP le dit, c’est que c’est vrai, pas besoin d’aller chercher plus loin.

    Voir le mal partout c’est être paranoïaque, mais croire qu’il n’y a jamais de conflit d’intérêts, pas de mensonges, que les intrigues politiques et les complots se sont éteints avec l’âge des ténèbres, c’est être profondément naïf. Regardez autour de vous, à votre échelle !

    C’est bien possible que certains bâtiments sur le site de Fukushima se délitent, il y a un précédent à Tchernobyl, et le problème n’est pas réglé plus de 20 ans après (lien).

    Que des infos capitales pour évaluer la gravité de la situation soient dissimulées par nos gouvernements et les grosses sociétés du nucléaire c’est bien possible aussi (rappelez-vous le nuage de Tchernobyl justement), et ça ne veut pas forcément dire que ce sont de vilains conspirateurs, ça se fait couramment et ceci, pour éviter des mouvements de panique qui n’arrangeraient rien.

    Si Fukushima était le seul problème auquel nous avions à faire face...

  • Par Crazy Horse (---.---.---.239) 7 octobre 2012 10:00
    Crazy Horse

    A part avec le statut d’AE, je ne vois pas comment je pourrai aujourd’hui vivre humblement avec moins de 600 euros par mois.

    Et je n’ai aucun problème avec le fait de payer ma part pour tous les avantages que m’offre la société française.

    Mais toute autre structure m’obligerait à dégager un CA beaucoup plus important. J’aurai de plus des frais fixes (alors qu’aujourd’hui je peux faire un mois à zéro, ça passe).

    Un mi-temps me donnerait le même revenu, avec un semblant de sécurité en plus, mais le salariat j’en ai ma claque, j’aimerais ne plus collaborer à tout ce merdier, et mener ma barque comme je l’entends.

    Je n’ai pas d’autres ambitions matérielles que d’avoir un toit sur ma tête, de l’eau et de la nourriture et quelques vêtements décents. Je laisse les autres courir après l’argent et les choses si c’est leur volonté. Je les laisse fermer les yeux, bon gré mal gré, sur toutes les aberrations de notre modèle socio-économique, et sur leurs tristes conséquences. Je ne leur jette pas la pierre : je sais que c’est dur d’être humain, et qu’il est moins exigeant d’accepter l’inacceptable ou de l’ignorer.

    Mais à qui ça pose problème que des gens préfèrent une vie simple, matériellement et humainement parlant ?

    Si je ne veux pas de bagnole, pas de télé ni de canapé en cuir, pas de garde robe fournie ni aucune fioriture, pas de vacances à l’étranger, qui est-ce que ça dérange ?

    Si je préfère vivre en tribu, cultiver mes légumes, faire les choses avec mes mains et les moyens du bord, apprécier la course du soleil dans les cieux et les soirées musiques au coin du feu, quel mal y a-t-il à cela ?

    Quelle autre solution j’ai que d’exercer une ou plusieurs petites activités, modestement, en accord avec mes valeurs, pour mener cette vie que j’ai choisi ?

  • Par Crazy Horse (---.---.---.17) 14 mars 2012 09:48
    Crazy Horse

    Je vais prendre un exemple (désolé j’suis un peu long mais c’est tout moi ça).

    Je te présente A., 30 ans, fils d’une assistante sociale et d’un père chômeur depuis... longtemps (genre 30 ou 40 ans).

    A. est un « rebelle ». Le travail salarié ça le fait chier. D’ailleurs le travail tout court ça le fait chier.
    Il vit avec ses 400 euros et des brouettes + environ 250 euros d’APL. Son loyer est à 450 euros + environ 800 euros de charges annuelles (je sais c’est énorme - mais il veut pas bouger car il lui faudrait pour ça travailler - et ça le fait chier ;)

    En général chez lui le menu c’est pâtes, riz, patates - avec un peu de sel ou de sauce tomate. Dès fois il se fait un steak.
    Il n’est pas du genre à se plaindre. Je veux dire... Ça lui est arrivé de ne pas manger pendant plusieurs jour ou de ne manger qu’un repas par jour pendant plusieurs semaines sans en parler à ses amis, sa famille. Bon, en général quand quelqu’un le trouve dans une telle situation il le dépanne. Mais je veux dire que ce n’est pas un mendiant. Il ne demande jamais rien à personne.

    Là ça fait bientôt un an qu’il a cassé une vitre. Il lui faut 150 euros pour la changer (c’est le prix de sa franchise d’assurance). Bon, ben c’est toujours pas fait. Du coup cet hivers... c’était chaud, non, froid plutôt !
    Bref. Ce type n’est pas particulièrement heureux, mais ce n’est pas une question matérielle. Et là où je maintiens qu’il se complait, c’est qu’il est intelligent, qu’il sait « bien présenter », et qu’il pourrait facilement trouver un boulot (n’importe quoi), contrairement à bon nombre des personnes qu’on croise dans les Pôles Emploi et autres supermarchés du travail - le genre qui parle pas bien français ou qui baisse la tête tout le temps.

    Simplement, il a un côté « larvaire » qui le maintient dans une apathie dramatique, même en ce qui concerne les activités qui le motivent vraiment (musique, écriture).

    Concernant le renforcement des contrôles, des convocations, etc., c’est sûrement variable d’un département à l’autre, mais dans mon expérience c’est pas bien violent. C’est surtout un effet d’annonce politique. La réalité du terrain c’est que les employés des Pôles Emploi sont en sous-effectif, confrontés à des populations très diverses et de plus en plus importantes, et qu’ils n’ont ni les moyens, ni la formation pour faire face à la situation - je dis ça avec affection car je compatis pour eux.

    Surtout, il existe des moyens très simples de contourner ces contrôles lorsqu’on est un peu malin. Deux stratégies opposées : le « cas social », celle adoptée par A. - je me pointe au RDV sans m’être lavé depuis 2 semaines, je joue au con, au mec stupide et incapable, j’éveille la pitié ; et l’autre stratégie : le « créateur d’entreprise », ma stratégie - je suis un entrepreneur, j’ai juste besoin d’un peu de temps pour monter mon affaire, faites-moi confiance.

    Dans les deux cas, on vous laisse tranquille - c’est testé et retesté car j’alterne travail aliénant et chômage depuis 8 ans :)

    (PS : bon au final je suis vraiment en train de la lancer cette affaire - 400€ c’est quand même un peu raide -, mais j’aurais pu rester comme ça encore un moment.)

  • Par Crazy Horse (---.---.---.17) 14 mars 2012 08:52
    Crazy Horse

    Je partage les points de vue dominants exprimés ici (RMiste = bouc émissaire facile, le RSA c’est pas la panacée, un revenu inconditionnel d’existence serait une sacrée avancée).

    Pourtant je dois dire que je connais bel et bien des gens qui se complaisent dans le RSA.
    Eh oui, lorsqu’on devient insensible aux sirènes de la consommation, qu’on se tourne vers des plaisirs simples, et qu’on se regroupe (collocation, réseau d’entraide), on peut vivre correctement avec un RSA (manger, dormir, se laver, se soigner, et jouir de la vie). Et pour peu que vous soyez un peu « éveillé », vous pouvez vous sentir plus riche qu’un Mr. Total ;) - par ma foi : je suis moi-même au RSA depuis un an - et 8 mois de chômage auparavant.

    Voici ce qui me dérange : autant je n’en veux pas à ceux qui bossent 8h par jour de s’affaler dans leur canapé devant TF1 en rentrant, et de ne pas questionner leur réalité, autant j’ai plus de mal à le tolérer chez les chômeurs longue durée. On ne trouve pas de job qui nous correspond ? Ou on refuse l’esclavage moderne ? Ou on ne veut pas collaborer à toute cette merde ? Très bien, mais d’autres acceptent tant bien que mal, et ce sont eux qui nous nourrissent, jusqu’à preuve du contraire. Par égard pour ceux-là, la moindre des choses serait de mettre toute notre énergie au service de l’amélioration de la société. C’est mon point de vue.

    Au lieu de ça j’en connais pas mal qui se vautrent dans l’alcool, les jeux vidéos, la branlette (intellectuelle et...) bref. C’est vrai qu’on a la pression : socialement d’abord, mais aussi intérieur (qu’est-ce que je fais de ma vie ?). Alors facile de sombrer dans une forme ou une autre de déprime.

    Mais justement, à défaut de pouvoir enterrer nos blessures sous une montagne d’oseille ou de les étouffer à grand renfort de biens matériels, comme la plupart des gens, on peut en faire une force, une énergie incommensurable pour aimer, nous aimer nous-même, aimer les autres êtres humains, la vie, le monde...

    Que ce soit par un engagement artistique, militant, humanitaire, et tout simplement au quotidien, en se mettant au service de la beauté et de la vie, à chaque instant, on peut être digne et intègre, tout en revendiquant son droit à un revenu inconditionnel d’existence.

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