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  • Par dave31 (xxx.xxx.xxx.171) 19 janvier 2011 20:50

    Les handicapés, vous leur avez demandé leur avis ? La plupart des associations de parents se battent pour la scolarisation en milieu ordinaire, avec les moyens adéquats, pas pour qu’on enlève leurs enfants de là.


    Par ailleurs je vous signale que cette loi de 2005 a été votée au départ non pas "pour faire des économies" mais bien suite à une condamnation de la France devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui avait statué que la France manquait au droit à l’éducation des enfants handicapés. Il s’agit donc juste de nous mettre au même niveau que les autres pays développés et démocratiques.

    Votre article est décevant car il prône le retour en arrière et un déni de droit. Battez vous pour aider les handicapés avec les moyens nécessaires pour les inclure, au lieu de vous battre pour les exclure.
  • Par dave31 (xxx.xxx.xxx.30) 19 janvier 2011 08:58

    Je partage le constat de l’article : manque de moyens pour l’intégration scolaire des handicapés dans de bonnes conditions. Mais je ne partage pas la conclusion, qui serait d’abroger la loi de 2005.

    L’intégration des handicapés se fait dans d’autres pays développés à l’école puis au-dela dans l’emploi, le constat est que cela leur est bénéfique, et qu’à larrivée c’est moins couteux pour la société. Vouloir revenir en arrière et parquer les handicapés dans des "institutions spécialisées" serait à la fois illusoire, discriminatoire et hypocrite.

    L’auteur se trompe de cible. Le vrai problème c’est l’Etat, qui n’a pas réinvesti les sommes économisées sur les structures spécialisées pour mettre en place un vrai statut d’accompagnement scolaire pour les AVS.

    Je ne peux pas laisser passer sans réagir ce texte faussement compatissant qui tend en fait à remettre les handicapés derrière de hauts murs où personne ne les voit et où tout le monde fait semblant de penser, hypocritement, qu’ils y sont plus heureux qu’en étant acceptés et intégrés parmi les autres. Utilisez donc votre plume et votre énergie à exiger de l’Etat les moyens adaptés à un accueil correct des handicapés à l’école, comme ça se fait en Suède, en Italie, au Canada par exemple.

  • Par dave31 (xxx.xxx.xxx.17) 23 octobre 2010 12:38

    Ce "point de vue" n’est absolument pas théorique. Il relfète :

    - mon propre vécu
    - celui de dizaines de familles que je connais personnellement
    - le constat des grandes associations de parents d’enfants handicapés (Fnaseph, Unaisse, Autisme France, Association des Paralysés de France, UNAFAM, UNAPEI).

    Si on mettait votre gosse à la porte de l’école alors qu’il y a droit, vous seriez le premier à "exiger sans arrêt". Qu’espérez vous ? Que les parents d’enfants handicapés vont laisser bafouer les droits de leurs enfants et hypothéquer leur avenir, sans rien dire ?

    Quant aux cas sociaux, je n’ai jamais dit le contraire, je me contente juste de vous faire remarquer, comme dit dans l’article, que dans le cas de "mon père me frappe" ou "je suis élevé par ma soeur", l’enfant a sa place à l’école jusqu’au bout et personne ne la lui conteste. Alors que dans le cas de "je suis malentendant", "je suis trisomique" ou "je suis autiste" on part d’entrée de jeu du principe faussement "généreux" que "le pauvre petit, il serait bien mieux dans un endroit spécialisé" (endroit qui en général n’existe pas).

    Le but de cet article est de briser le silence coupable et l’auto-aveuglement, votre réaction montre qu’il y a encore du chemin à parcourir.
  • Par dave31 (xxx.xxx.xxx.30) 22 octobre 2010 17:00

    La moquerie et la cruauté entre adolescents n’est pas spécifique contre les handicapés mais contre tous ceux un peu différents du moule. C’est peut-être simplement une triste certitude pour les handicapés qui auront peu de chances d’y échapper.
    Et alors ? Est-ce une raison de les priver de cette chance ?

    Si mon enfant, non handicapé, se fait moquer à l’école, dois-je le déscolariser et lui faire l’école à la maison pour le "protéger" ? Pourquoi se poser la question et vouloir surprotéger uniquement les handicapés ? C’est leur faire du tort et arriver à l’inverse du but d’inclusion dans la société.

    La cruauté et la bêtise font partie de la vie et les handicapés devront apprendre, comme les autres, à y faire face. On ne peut pas les parquer à vie à Disneyland et leur couper toute chance de trouver leur place dans la société sur ce motif.

  • Par dave31 (xxx.xxx.xxx.30) 22 octobre 2010 13:57

    Je connais très bien la méchanceté des adolescents, et il n’y a pas besoin d’être handicapé pour la subir. Il suffit d’être un peu trop gros, un peu trop maigre, un peu trop bon élève, un peu trop "pas dans la norme" pour la subir. A vouloir surprotéger les handicapés on court le risque de les empêcher de trouver leur place et leur voie.

    Il ne s’agit pas d’acharnement, mais bien de leur donner une chance de s’intégrer. Je connais une maman dont la fille a des problèmes auditifs et aussi une vue très dégradée. Au nom de quoi l’aurait-on sortie du système classique (alors que certains enseignants n’auraient pas demandé mieux) ? Il suffit de la laisser s’asseoir au premier rang et de la laisser aller à des séances d’orthophonie...

    Je signale aussi le cas des autistes. Un autiste a au départ un handicap social. En les regroupant entre eux, comment voulez vous qu’ils apprennent les règles de vie en société ? C’est les condamner à ne pas progresser. A l’inverse quantités d’études à l’étranger démontrent les bénéfices immenses tirés par les autistes d’une scolarisation en milieu ordinaire, d’autant qu’une bonne partie des autistes a les moyens intellectuels de suivre une scolarité classique.

    Après, il est clair que pour un handicap physique très lourd, une AVS ne suffira pas forcément. Je ne suis pas "pour intégrer tout le monde à tout prix en milieu ordinaire". Je connais aussi un enfant dysphasique qui était en échec en CP et qui reprend pied grâce à une structure spécialisée en dysphasie. Mais chaque enfant a des besoins différents et il y a quantité de handicapés qui ont besoin d’une scolarité en mileu ordinaire plus que d’une hypothétique "structure spécialisée" (votre lien montre bien le peu d’établissements de cette fondation d’ailleurs). Refuser à tous cette chance est criminel. Toute la panoplie de solutions doit être mise en oeuvre, et c’est le sens de la loi de 2005.

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