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  • Par didier (---.---.---.78) 3 avril 2012 19:37

     

     Vous etes bien naïf de parler de justice raisonnablement indépendante en matiére de santé publique en France quand on regarde ce qui se passe depuis l’affaire du sang contaminé. Quant aux vaccins c’est encore pire. Ainsi :

    Quelques rappels s’imposent :


    1/ Comment s’est terminé en France le procès du sang contaminé ? Par un non lieu.


    2/ En 1991, des parents de victimes de l’hormone de croissance portent plainte. Le procès ne commencera que le 6 février 2008, 18 ans après le premier décès. Entre temps, le principal accusé, le professeur Jean-Claude Job, est mort. Il y a eu 3 relaxes et 3 peines légères. Qu’est-il advenu de ces condamnations ? Pourtant ils avaient « traité » un millier d’enfants dont beaucoup sont morts.


    3/ dans les années 1990, la justice italienne condamne à plusieurs années de prison Francesco de Lorenzo, ministre italien de la Santé, ainsi que Paolo Cirino Pomicino, ancien ministre du budget, et le professeur Julio Poggiolini qui était à la tête de la Direction du médicament, pour corruption dans le scandale de la vaccination hépatite B. D’autres membres du Ministère de la santé (au moins une soixantaine) sont eux aussi condamnés pour fautes graves qualifiées de « mafieuses » par le Giornale per la protezione della salute. Dans les mêmes années, de nombreuses plaintes ont été portées devant la justice française. Qu’en est-il advenu ? Les malades sont morts depuis longtemps. L’instruction piétine. Les familles attendent toujours. Doivent-elles s’attendre, elles aussi, à un non lieu ?


    4/ En septembre 2004, cinq familles portent plainte devant la Cour de Justice de la République contre trois ministres : Philippe Douste-Blazy, Bernard Kouchner et François Mattéi (qui dirige aujourd’hui la Croix-Rouge). Ils ont tous les trois des responsabilités dans la gestion de la vaccination hépatite B.
    Il y a eu cinq morts consécutives à ce vaccin. Qu’a fait la Cour ? Elle a refusé de recevoir les plaintes.


    Et pourtant, ce n’est pas une mince affaire puisque le professeur Bégaud, haut responsable de la pharmacovigilance en France, écrivait dans le rapport de la mission officielle d’expertise du 15 février 2002  : "Il s’agit d’une des plus grandes séries d’effets indésirables recueillis par la pharmacovigilance depuis sa naissance en1974« .


    Qui a été à ce jour mis en examen ?

    Les deux laboratoires fabricants en 2007, soit 10 ans après les premières plaintes. L’Afssaps a-telle été mise en examen ? Non.

    Les autres organismes chargés de la santé publique  ? Non.

    Les responsables du Comité technique des vaccinations  ? Non.

    Les responsables politiques ? Non.
    Qui a été jusqu’à présent condamné ? En janvier 2008, par la 9ème cour d’appel de Paris, une avocate en charge des plaintes de nombreuses parties civiles, heureusement rétablie dans son honneur et dans ses droits par la Cour européenne des Droits de l’Homme en 2011.


    Quelqu’un connaît-il un seul procureur français à l’origine de poursuites contre ces hauts délinquants ? Ce sont toujours les individus qui portent plainte quand ils en ont les moyens. Et s’ils ne les ont pas, ils ne disposent même pas de la possibilité de s’associer à d’autres dans des actions de groupe, comme cela se fait aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.
    Sait-on qu’au contraire tel ou tel procureur se permet de bloquer des dossiers pour entraver l’instruction ?


    Même la justice marocaine est plus rapide que la justice française puisqu’elle n’a mis que 6 ans à condamner un fabricant de vaccin hépatite B pour la très grave et définitivement invalidante maladie d’un très jeune enfant.
    Alors questions : pourquoi nos juges sont-ils aussi impuissants ? De qui reçoivent-ils leurs ordres ? Pourquoi, en France, est-il impossible de porter plainte pour homicide, même involontaire, quand il y a eu mort ? Pourquoi est-on réduit à ne poursuivre que pour des délits beaucoup moins graves, telle la publicité mensongère ? Pourquoi si peu de responsables poursuivis ?

     Ce témoignage provient de Lucienne Foucras qui début février 2012 réagissait en comparant la justice italienne (condamnation à 16 ans de prison des hauts responsables du scandale de l’amiante par un tribunal de Turin.) et la justice française devant le scandale de l’amiante

    Si vous souhaitez d’autres démonstrations pour montrer cette situation de déni de justice en matiére de santé publique voir, entre autre, sur médiapart

    La défaite organisée de la santé publique 4 février 2012 | Médiapart | Par Michel de Pracontal









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