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Dominique Lacroix

Dominique Lacroix

Présidente de la Société européenne de l'Internet (IES France).

Sauf mention contraire explicite, je m'exprime sur AgoraVox à titre personnel.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/03/2008
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique







Derniers commentaires



  • Dominique Lacroix Dominique Lacroix 17 février 2010 13:06

    Digit a écrit :

    « 

    DL : « Si vous contestez qu’existe un pouvoir US sur l’Internet, il me semble difficile de discuter. »

    « Non, je ne conteste pas qu’il existe un lien entre le gouvernement américain et internet.
    Effectivement, si on regarde le mode de fonctionnement officiel de l’ICANN, le gouvernement américain y est représenté, et c’est le seul. Mais ça ne lui donne, dans la pratique, que très peu de pouvoir : il peut essayer d’infléchir les prises de positions de l’ICANN, mais ça doit se faire publiquement, et être ensuite accepté par tout le monde, par tous les administrateurs système et réseau de la planète, en France comme en Chine, par FDN comme par Orange. Si on trouve une règle qui convient à autant de monde, alors il y a fort à parier qu’elle laisse assez peu de place aux envies des politiques locaux...

    ==> DL : Vous prenez pour argent comptant une fable de communication qui met en scène un nouveau système de « Nations unies virtuelles » où les US auraient une voix parmi les autres.

    Vous faites l’impasse sur tous les biais, notamment sur la présence massive des entreprises US dans les instances de normalisation et de gouvernance.
    Vous faites l’impasse sur la force du pouvoir du fait accompli, de l’état de fait.
    Vous faites l’impasse sur les problèmes linguistiques.
    Vous faites l’impasse sur les pouvoirs exorbitants et unilatéraux de surveillance des réseaux permis aux pouvoirs US, officiels et officieux. Et en cas de conflit, sur les pouvoirs asymétriques de coupure des accès.

    DL : « Évacuation du politique par l’alibi technique. Encore. »

    Votre article ne decrit pas bien le fonctionnement de l’ICANN, et donne une fausse impression au lecteur... Et effectivement, l’aspect technique a de l’importance...

    ==> DL : Décrire le fonctionnement de l’ICANN n’est pas l’objet de cet article.
    Sur l’ICANN, j’évoque les défauts de la procédure de contrôle exposée au regard des prétentions affichées (engagements sur transparence, responsabilité, intérêt général).
    Et je propose une lecture linguistique des propos récents de Rod Beckstrom.

    Sur le fonctionnement de l’ICANN, au lieu de vous en tenrir à la fable du story telling, peut-être auriez-vous avantage à lire des points de vue critiques de juristes américains ?
    Par exemple sur ICANN Watch : http://www.icannwatch.org/articles/09/11/06/2116203.shtml

    DL : "Et je dis qu’en continuant de nier la souveraineté des peuples, comme le fait Rod Beckstrom dans son interview par l’AFP, ce sont les dirigeants US qui provoquent les schismes."

    Je ne pense pas que cela soit le seul faite des US, quand on regarde ce qui se passe actuellement en France avec HADOPI, LOPPSI, et dans d’autres pays, on se dit que la souverainete du peuple n’est pas une priorite pour nos politiques. Je vous rejoint sur ce point.
    La neutralité du réseau, me semble
    être la notion fondamental, en terme de libertés ! »

    DL : Ne dérivons pas le sujet. Quand on vole, on ne peut pas prendre pour excuse qu’un autre vole aussi. C’est une règle fondamentale de droit.

    Quant à la « neutralité du réseau », c’est un slogan. Pour se comprendre, il me semble nécessaire de définir précisément de quoi on parle.

    Un réseau peut-il êre neutre quand la majeure partie de ses infrastructures est contrôlée par une partie, et gérée dans la plus grande opacité ?

    Un réseau peut-il être neutre quand sa périphérie y paie plus cher que son centre pour une connectivité de moindre qualité ?

    Il me paraît dangereux de déclarer « défendre la neutralité du réseau » comme si c’était un acquis, qui serait nouvellement mis en cause. Alors que, par construction, il est structurellement non neutre : topologies, accès, contrôle etc.

    Si on parle de l’interdiction qui devrait être faite d’inspecter les contenus, alors oui, demandons-nous qui aujourd’hui, dans le monde, pratique la Deep packet inspection ?
    Et les États ne sont pas les seuls tentés...

    Si on parle de l’interdiction qui devrait être faite aux opérateurs de privilégier les contenus qu’ils distribuent par rapport aux échanges de bout en bout entre usagers, oui, on peut toujours essayer de s’opposer à l’instauration de réseaux à plusieurs vitesses, à plusieurs niveaux de qualité...



  • Dominique Lacroix Dominique Lacroix 15 février 2010 22:19

    Merci à tous pour vos contributions, même celles avec lesquelles je suis en désaccord.

    Un commentaire, parmi d’autres intéressants, me paraît à retenir, celui de vilistia :

    « En ce moment la planète Terre a rendez-vous avec elle même... »

    Si Internet devait avoir un sens, ce serait, je crois, celui de permettre une prise de conscience universelle de cette question et d’y apporter des réponses.
    Si son usage majeur était de remplacer les guerres conventionnelles par les cyberguerres, de façon à y déplacer les opportunités de pouvoir et d’investissements rentables, je ne verrais pas son intérêt.
    Nous sommes tout de même scotchés des heures chaque jour derrière des machines.
    Nous aurions sans doute mieux à faire...

    @+, Dom



  • Dominique Lacroix Dominique Lacroix 15 février 2010 22:06

    David, deux choses me gênent dans votre réponse :

    « Du mien, de point de vue, l’internet n’est pas un espace de liberté ni un droit mais un médium(ia) offert au monde que nous pouvons utiliser par la bienveillance de certains. L’Incann n’est certainement pas parfait mais j’ai de grands doutes sur quoi que ce soit qui puisse être « mieux », surtout venant des gouvernements quels qu’ils soient. Mais il n’est pas « dénié » de proposer.

    Je ne sais pas à qui « appartient » l’internet, peut-être même que cette question n’a pas de sens pour cet outil.  »

    1/ « offert au monde » : cela donne l’impression qu’il y aurait un généreux donateur qui aurait offert Internet au monde. Beaucoup de gens pensent en effet que les US ont offert Internet au monde.
    Cette idée, fausse à mon sens, leur donnerait une légitimité pour le gouverner.

    2/ « cet outil » et même « un médium » : ces expressions me paraissent réductrices.
    Internet est beaucoup plus. Au moins déjà un ensemble de dispositifs socio-techniques, des représentations, des règles induites, des topologies, une organisation de gouvernance, fût-ce de fait etc.

    En économie de réseau, un réseau a d’autant plus de valeur que nombreux sont ceux qui l’utilisent. Ce sont eux qui en créent la richesse. Si le réseau a vocation universelle, comme c’est le cas d’Internet je crois, alors c’est un bien public.
    Il lui faut donc une gouvernance de bien public. Et qui ne soit pas biaisée par des topologies et des règles de gouvernance qui organisent ou consacrent des prérogatives de fait.



  • Dominique Lacroix Dominique Lacroix 13 février 2010 21:54

    Digit a écrit :

    « Vos propos ne sont pas les mêmes, et bien mince alors, si je reprend votre première phrase :
    "L’association californienne qui détient de fait le pouvoir suprême sur les adresses Internet, l’ICANN, est très décriée de par le monde."

    Maintenant, Jacques Myar (lien : http://www.assemblee-nationale.fr/1...) :
    "
    Si vous connaissiez le fonctionnement d’Internet, vous sauriez que les DNS sont sous souveraineté américaine et que ce n’est pas acceptable."

    Excusez-moi, du peu mais je trouve que le message est assez similaire (sans vouloir ajouter de mauvaise foi à la votre) ! »

    Si vous contestez qu’existe un pouvoir US sur l’Internet, il me semble difficile de discuter.
    C’est un fait, un constat. Et c’est bien le seul point commun de mon article avec M. Myard.

    Je parle de la réforme en cours de l’ICANN, de sa crédibilité, de liens juridiques et de réalités contestées par des organisations états-uniennes elles-mêmes : Patriot Act, backdoors dans les routeurs Cisco etc.

    Et je dis qu’en continuant de nier la souveraineté des peuples, comme le fait Rod Beckstrom dans son interview par l’AFP, ce sont les dirigeants US qui provoquent les schismes.

    J’ajoute que l’affaire Google-Chine vient à point nommé : on agite le chiffon du cyberterrorisme et l’on se donne le rôle du chevalier des libertés, après tant de compromissions. Prendre cela pour argent comptant serait avoir la mémoire courte et être bien naïf !

    « Pour conclure, parler de l’ICANN c’est bien, en comprendre la problématique technique c’est mieux (ce qui ne semble pas être votre cas). »

    Évacuation du politique par l’alibi technique. Encore.

    « La vrai menace croyez-moi est dans l’ACTA (et les européen sont de la partie). »

    C’est un autre sujet. Ceci n’empêche pas cela.



  • Dominique Lacroix Dominique Lacroix 13 février 2010 19:21

    David Meyers a écrit :
    « L’internet n’est pas à vous par le seul fait que vous payez votre abonnement. Sa conception, son fonctionnement, sa « philosophie » est très éloignée des critères mercantiles de l’OMC.

    Ce n’est pas parce qu’on vous donne le privilège de l’utiliser que vous en êtes soudainement propriétaire, même si vous mettez en ligne des sites avec vos programes Quetcha flambant neufs. »

    Puisque vous vous présentez comme un ancien, je croyais précisément que la philosophie initiale d’Internet était de placer le pouvoir en bout de ligne. Ce qui ne me semble plus le cas depuis longtemps.

    Et vous me déniez le droit d’en parler, au motif qu’il ne m’appartient pas ?

    Mais à qui donc appartient Internet ? Et qui a le droit d’en parler ?







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