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Droplight

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  • Droplight 2 août 2007 11:07

    Cet article a ça de dangereux qu’il utilise des arguments très convaincants, anti-sarkozystes de surcroît, donc tout pour (me) plaire !... Or, dans le fond, je ne suis pas d’accord avec cet article, qui mélange tout et brouille les pistes...

    Je ne vais pas prendre le temps ici de lancer un débat bien ficelé, avec des contres-arguments bien pesés, mais permettez-moi quand même de soulever quelques questions, ou quelques points sur lesquels je suis en désaccord...

    1/ Deneb, dans cet article, vous ne ne dissociez pas « la culture » et son « support » Bien sûr, je suis d’accord avec vous sur le fond, parce que j’ai bien compris, navigant dans le sujet depuis plusieurs années, que c’est du support que vous parlez quand vous évoquez la gratuité. Cependant, dire « la culture » pour désigner un CD par exemple est pour le moins ambigu et si on s’en tient au premier degré, ou plus simplement, pour les néophytes, carrément dangereux...

    2/ « le premier souci de l’artiste est-il d’ordre économique ? Se dit-il : »Je vais pouvoir bien en vivre, de cette idée que je suis en train de mettre en œuvre«  ? ou se dit-il : »Voici une idée que je trouve belle et j’ai hâte de pouvoir la partager avec d’autres humains«  ? Qu’est-ce qui tue la culture : le partage ou le mercantilisme ? » Oulala, que cette phrase me fait bondir ! Deneb, avez-vous seulement rencontré des artistes avant d’écrire ça ???? Non, la motivation de l’artiste n’est ni mercantile, ni économique, évidemment, mais prôner la culture gratuite en s’appuyant sur cet argument, c’est tout simplement assassiner la culture ! (Et je ne parle même pas du fait que les artistes ont besoin de manger et de dormir, bref, de gagner leur vie). La création artistique a un coût, elle coûte même très cher. Le public ne doit pas simplement être un consommateur qui prend ou jette les spectacles, les concerts, les expos, les festivals, etc... Afin de pouvoir faire prendre conscience au spectateur de la valeur du spectacle, et par extension du travail de l’artiste, afin de faire respecter la culture et la reconnaissance sociale des artistes, il est nécessaire de responsabiliser le spectateur en le faisant participer (financièrement par exemple, les autres modes de participation restant à inventer) au processus de création culturelle... L’expérience l’a démontré, les spectacles gratuits sont ceux où le spectateur va et vient, irrespectueux au possible, sans le moindre soucis ou plus exactement la moindre conscience du travail de l’artiste, ni la moindre reconnaissance de son métier... Evidemment, je parle là du spectacle vivant... Et je n’ai pas le même point de vue concernant les supports que peuvent être le CD ou le DVD... La question est cependant très complexe, et ne peut pas être débattue sans soulever une prise de conscience collective du fonctionnement du circuit financier du CD. Je suis encore très loin de tout comprendre, mais quelques points cependant commencent à s’éclaircir dans mon esprit. Par exemple je pense que de dire « dans l’industrie culturelle, un artiste ne touche qu’une petite partie du profit qu’engendre son œuvre, une très grande partie allant aux intermédiaires » n’est pas tout à fait juste... Effectivement, c’est le cas pour les grosses maisons de disques, les majors que sont par exemple Universal, Barclay, etc... Mais (très) nombreux sont les artistes (pas en variété, évidemment, donc pas la majorité de ceux qui sont diffusés sur les ondes FM), qui passent par de petits labels indépendants... La différence en terme de retombées financières pour l’artiste est grande... (Je ne saurais malheureusement pas en exposer le ratio)... Et la question mérite réflexion... Cependant, en terme de circulation, de partage et d’échange, la gratuité est exemplaire et irremplaçable, précisément pour les artistes de ces labels indépendants, souvent moins connus...

    Mon point de vue aujourd’hui, fort de ces constats mais non immuable, est que OUI, la gratuité des « supports » (quel terme paradoxal quand on parle de fichiers numériques !) me paraît nécessaire dans la société dans laquelle nous vivons, et NON, elle ne me paraît pas nuire aux artistes (sauf peut-être aux monstres type Jonnhy ou Céline Dion, mais à vrai dire, je m’en fout !) car elle apporte circulation et reconnaissance (donc potentialité de diffusion et de concerts) aux artistes qui pourraient souffrir de ne plus vendre leurs albums...

    Quant à la troisième question soulevée dans votre article, je ne suis pas assez informée pour me permettre d’en juger... Même si a priori, je suis plutôt d’accord... (quoique je ne suis pas sure que le rapport avec le reste de l’article soit pertinent)... Je m’abstiendrai donc de commentaires...

    Mais avant de clore cette prise de position, je tiens à revenir sur l’objet de mon désaccord : NON, la culture ne doit pas être gratuite, NON, la culture ne se réduit pas à ses supports de diffusion... A bon entendeur !







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