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EDG-E

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Un blog, quelques articles sérieux et pas mal de blabla.
Juste pour dire.

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  • Premier article le 27/01/2009
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Derniers commentaires



  • EDG-E EDG-E 22 février 2009 20:12

    Déjà merci de vos multiples interventions, peut-être preuve de l’intérêt que vous portez à ce domaine qu’est la psychiatrie.

    Plusieurs choses :

    - Nous n’avons que très peu de neurotransmetteurs différents. Les 4 principaux (dopamine, sérotonine, noradrénaline et gaba) sont impliqués dans les transmissions synaptiques des neurones appartenant aux zones des émotions, mais pas seulement : c’est tout le cerveau qui est innondé des ces 4 molécules en permanence. Si un psychopathe en était dépourvu, comme vous semblez l’affirmer, son cerveau ne fonctionnerait tout simplement pas... C’est, je crois, le plus beau coup des labo de nous avoir fait croire à tous en le pouvoir extra-ordinaire des neurotransmetteurs : ils conditionneraient notre vie psychique entière ! Mais réflechissons 2 secondes : si je manque de sérotonine, pourquoi est-ce que ce manque n’intervient qu’au niveau de ce qu’ils appellent "la zone des émotions" ? Pourquoi mon cortex frontal, mon cervelet, les neurones de mon tube digestif...etc... n’en manquent-ils pas eux aussi ?

    - Mais admettons que tout s’explique par les neurotransmetteurs... Ne peut-on pas penser qu’une dépression par exemple soit secondaire à un vécu qui, par son impact sur notre tissu nerveux (en perpétuelle intéraction avec l’environnement et en perpétuel remaniement), modifie la sécrétion sérotoninergique et noradrénergique ? Un dépressif a des périodes de sa vie où (sans traitement) il n’est pas dépressif. Un psychotique a des périodes de sa vie où (sans traitement), il n’est pas délirant ni dissocié. C’est donc que même s’il existe des anomalies innées, certaines conditions permettent d’y pallier. L’étude de ces conditions et de celles qui favorisent l’apparition des "symptomes" s’appelle la psychopathologie, et aucune étude neurophysiologique ne permettra de répondre à ces questions parcequ’elles n’abordent pas le problème à la même échelle.

    - Je ne sais pas dans quelles conditions vous avez été consulter, mais probablement que vous étiez en souffrance psychique et que vous demandiez de l’aide au corps psychiatrique. Je crois que notre rôle n’est ni d’apporter de réponses toutes faites (car d’une part, on ne vous connait pas, et d’autre part, on n’a pas la science infuse ni la vérité absolue sur ce qu’il faut être ou ne pas être, faire ou ne pas faire), ni de vous maintenir dans l’illusion d’une vie sans souffrance. Encore une fois, je vois la psychiatrie comme une science profondément humaine et l’humain c’est en grande partie du ressenti. A l’inverse de ce que préconnisent les labo, notre mission il me semble est d’aider les hommes et es femmes qui viennent nous voir à accepter leur ressenti et à y faire face, à développer une manière d’être au monde compatible avec le monde et avec leur propre nature.



  • EDG-E EDG-E 22 février 2009 19:44

    Je réponds : ah.

    J’aurais bien ajouté un "pourquoi ?" mais peut-être est-ce trop compliqué...



  • EDG-E EDG-E 22 février 2009 19:42

    Je suis tout à fait d’accord avec ça : pourquoi systématiquement opposer la biologie à l’approche psychanalytique ? On n’est pas à la même échelle, on ne parle pas de la même chose.
    Or la psychiatrie est une science humaine à mon sens, elle devrait se situer au niveau psychologique et non au niveau biologique. Or beaucoup de mes confrères prennent le fait que de nombreux schizophrènes aient une IRM cérébrale altérée pour un argument contre les théories psychanalytiques de la psychose... Ce sont deux échelles distinctes qui ne peuvent s’opposer pour la simple raison qu’on n’est absolument pas sur le même terrain !







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