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edivincison

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  • edivincison 13 avril 2008 23:09

    Cher M. Rosnay,

    Il appert que votre article n’a suscité que de rares commentaires, de surcroît non pertinents.

    Je crois que la leçon que vous devriez en tirer est qu’Agoravox, tel qu’il est compris par ses lecteurs et commentateurs, n’est pas une salle de classe où l’on s’attend à recevoir des leçons.

    A moins que vous n’ouvriez une Ecole de visionnaires où l’on enseigne l’avenir...

    D’entrée en matière, vous partez de l’idée préconçue qu’un système complexe ne peut être appréhendé par l’intelligence individuelle. Je m’inscris en faux contre cette affirmation, en tout cas au stade de l’introduction à la notion de complexité.

    En ma qualité d’inventeur, j’ai été très tôt confronté à la nécessité de distinguer entre des solution plus complexes et des solutions simplement plus compliquées. L’inventeur (c’est-à-dire celui qui fait l’inventaire de l’état de la technique à la recherche de combinaisons inédites de solutions existantes) a toujours tendance à s’attarder d’abord sur des combinaisons plus compliquées dont le rendement, hélas, laissera généralement à désirer.

    Pourquoi une solution plus compliquée n’assure-t-elle pas un rendement global plus élevé, voire accuse parfois un déficit de rendement ? Parce qu’il ne suffit pas, en l’occurrence, qu’un système soit plus compliqué, ce surcroît de complication doit être accompagné d’une augmentation du niveau de qualité de l’ordre structurel. Autrement dit, plus on augmente la complication d’un système en vue d’en augmenter la valeur intrinsèque, plus il est nécessaire d’accroître le niveau d’ordre structurel qui le caractérise, c’est-à-dire sa qualité d’organisation et/ou d’ordonnancement.

    Voilà comment j’imagine, par exemple, une introduction générale au chapitre des systèmes complexes.



  • edivincison 11 avril 2008 20:35

    Cher M. Rosnay

     

    L’énergie, après tout, n’est qu’un moyen mis au service de la vie et par conséquent du libre mouvement qui en est la caractéristique la plus fondamentale (même l’arbre enraciné se "téléporte" par ses graines qui contiennent son code génétique et sont transportées par la voie des airs ou dans l’intestin d’êtres vivants libres).

     

    Avant d’examiner le phénomène de la "longue traîne" par rapport à l’énergie, il conviendrait donc d’y regarder de plus près au niveau plus fondamental de la mobilité.

     

    Vous mentionnez certes le tourisme, mais en mettant l’accent "longue traîne" sur les services annexes. Pourtant, en considérant la mobilité au sens strict, on constate que la "tête" en est actuellement constituée par les transports collectifs (train, avion, paquebot) et la "longue traîne" essentiellement par l’automobile. Or cette dernière n’est pas ce garant de libre mobilité individuelle que l’on est tenté de croire, car elle ne fonctionne que grâce à une infrastructure qui fait clairement partie de la "tête", à savoir le réseau routier qui appartient à l’Etat (lequel ne construit des routes que là où il souhaite ou tolère que les automobilistes puissent circuler).

     

    Pour débarrasser la mobilité individuelle dans sa partie "longue traîne" de toute dépendance d’un élément de "tête", il faut bel et bien songer à un véhicule utilisant un support de trafic librement disponible pour tout un chacun.

     

    Or ce support ne peut être autre que l’espace aérien, et le véhicule correspondant l’avion personnel à décollage et atterrissage vertical (pour le rendre indépendant de cet autre élément de "tête" qu’est l’aéroport) !

     

    Cette réflexion sur la "longue traîne", appliquée à la caractéristique la plus fondamentale de toute vie qu’est la mobilité individuelle, nous fait entrevoir le statut vers lequel évoluera immanquablement l’énergie en tant que moyen pour permettre cette mobilité, à savoir vers l’autarcie énergétique individuelle.

     

    Hélas, je crains que nous soyons très loin de voir les lobbies idoines (gouvernements complices compris) renoncer à leur pouvoir de nous tenir en otages au bout de leurs réseaux de distribution…

     

    Quant à la mobilité individuelle, un fait d’actualité ouvre des perspectives passionnantes : la Commission des transports de l’Union européenne vient de qualifier l’aviation légère de "berceau de l’aviation" (l’aviation individuelle du futur, s’entend) et préconise un soutien déterminé à l’essor de cette branche (que j’appelle personnellement "le géant qui dort").

     

    Il est un autre fait qui permet tous les espoirs : l’état de la technique en la matière est en effet tel qu’un projet d’aéromobilité individuelle massivement popularisée serait d’ores et déjà parfaitement réalisable.

     

    A titre prophétique, j’aimerais annoncer en conclusion une tendance irréfutable amorcée par l’essor de l’informatique populaire ayant permis la libre circulation et l’accessibilité individuelle des informations à l’échelle planétaire via l’Internet et le PC (le Personal Computer, ou l’ordinateur personnel) : ce réseautage virtuel des individus dans ce qui est d’ores et déjà devenu un village global virtuel, va immanquablement être suivi d’un réseautage physique global grâce au PA (le Personal Aircraft, ou avion personnel).

     

    Après le PC – qui engendre parmi les internautes un besoin irrépressibles de se rencontrer réellement – le PA rendra possible ces rencontres qui constituent le seul but véritablement humain du progrès technique !







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