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Eliot

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  • Eliot 6 octobre 2007 13:31

    Ce que j’ai trouvé sur un site tintinophile sur l’étoile mystérieuse...

    "L’Etoile mystérieuse est surtout marquée par l’incursion du fantastique dans l’œuvre d’Hergé. Incursion qui n’est sûrement pas sans rapport avec la situation concrète de la Belgique occupée. Ne pouvant choisir ses sujets dans l’actualité sans tomber sous les coups de la censure, Hergé était à la recherche de thèmes aussi éloignés du quotidien que possible. Et quoi de plus apolitique que la recherche d’un météorite !

    Pourtant, ce récit est loin d’être aussi détaché de la réalité qu’on pourrait le supposer. Souvent dans les situations totalitaires, c’est par le biais d’une métaphore que le présent se trouve évoqué. L’Etoile mystérieuse ne fait pas exception à la règle et ce n’est pas forcer le sens de l’album que de lire dans les premières pages une description figurée de la guerre qui sévissait alors de manière particulièrement cruelle partout à travers le monde.

    Mais dans la Belgique occupée de 1941, les publications étaient l’objet d’un contrôle sévère. Hergé va donc s’employer à éviter tout problème avec la censure : les savants qui participent à l’expédition du F.E.R.S. sont tous membres de pays de l’Axe où de pays d’une stricte neutralité, alors que l’expédition concurrente arbore dans la première édition de l’album le drapeau américain. Les méthodes pour le moins déloyales utilisées par les rivaux du F.E.R.S. amèneront d’ailleurs Hergé pour la réédition de 1954 à remplacer le drapeau américain par celui plus discret de l’état du Sao Rico, pays fictifs imaginé pour la circonstance.

    Hergé regretta toujours deux choses à propos de cet album. La première est le nom du financier qui patronne l’expédition Peary : Blumenstein, aux fâcheuses connotations juives. Voulant transformer ce nom, Hergé décida de le remplacer par un autre d’apparence anodine : bollewinkel, ce qui en bruxellois signifiait une petite boutique de confiserie. Pour le rendre plus exotique, il l’orthographia Bohlwinkel. Manque de chance, il devait découvrir plus tard que ce nom était également un véritable patronyme israélite."

    Après, soit c’est la vérité soit c’est de la pure hypocrisie...







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