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Emmanuel Guillot

Journaliste et auteur, j’ai étudié deux ans les Lettres modernes à l’Université d’Aix-en-Provence avant de suivre une formation à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris (ESJ).
En 1996 je débute en tant que secrétaire de rédaction dans un magazine d’insertion des travailleurs handicapés avant de m’orienter vers la critique de jeux vidéo, aussi bien sur PC que sur console. Mon parcours m’a conduit notamment à devenir chef de rubrique du magazine PC Team. Mon premier livre, un recueil de nouvelles de science-fiction, a été publié chez lulu.com : http://www.lulu.com/content/234548
 

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Derniers commentaires

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    Par Emmanuel Guillot (xxx.xxx.xxx.248) 12 août 2009 13:15
    Emmanuel Guillot

    @Morice : détrompez-vous, Monsieur, le livre numérique n’est plus un échec. Le Kindle se vend bien. Si ce n’avait pas été le cas, si le livre numérique n’avait eu aucun avenir comme vous en êtes convaincu, Amazon n’aurait pas développé à coups de millions de dollars le Kindle 2, ni Sony son lecteur PRS. M. Morice, vous avez vu la taille du stand Sony au dernier salon du livre de Paris ? Vous avez vu les mises en place dans les Fnac ? Des sociétés comme Plastic Logic ne se seraient pas créées. La société française Bookeen n’aurait pas mis au point le Cybook Opus (d’ailleurs déjà en rupture de stock) après avoir sorti le Cybook. Du baratin ? Je ne dis rien ? Allez visiter les sites, M. Morice : http://www.bookeen.com/ebook/ebook-... Ce sont des faits. C’est la réalité, que vous le vouliez ou non.

    Par ailleurs, les statistiques sont souvent trompeuses. 90% des gens ouvrent moins d’un demi-livre par an, certes, mais quel est le pourcentage de ceux qui allument leur lecteur MP3 ? Ne sous-estimons pas les geeks. Le jour où vous aurez un lecteur d’e-book à une soixantaine d’euros, la plupart des geeks voudront l’acquérir, et ils entraîneront avec eux tous ceux qui savent faire un petit calcul mental : avec 10 livres libres de droit et donc gratuits, lisibles dans des conditions de confort équivalente à celle du papier, si on met en moyenne le livre papier à 6 euros, ils auront déjà remboursé leur lecteur. Et ils pourront aussi accéder aux livres audio et écouter de la musique. C’est pourquoi il est si important que le prix des lecteurs, actuellement élevé, baisse, et cela prendra encore un peu de temps. Mais cela arrivera, c’est inéluctable.

    Autre public touché, les amoureux de littérature ou de romans, ceux qui existent et ceux qui le deviendront. Les anglophones, ceux qui trouvent que les éditeurs français ont parfois tendance à mal traduire les livres anglo-saxons, ou à tronçonner les gros pavés, ceux qui explosent leur budget à chaque salon du livre. Il y en a, j’en ai rencontrés. Ceux qui veulent lire les dernières sorties avant tout le monde. Regardez les chiffres de vente en France des versions anglaises d’Harry Potter sorties avant leur traduction, vous aurez une idée du marché.

    Mais ce qui me conforte le plus quant à l’avenir de l’e-book et à la crainte qu’il fait peser sur les grands éditeurs, c’est encore les réactions très tranchées de certaines personnes dès qu’il en est question. Si le livre électronique n’avait rencontré que l’indifférence, là je me serais posé des questions sur son avenir.

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    Par Emmanuel Guillot (xxx.xxx.xxx.248) 11 août 2009 23:15
    Emmanuel Guillot

    Je réponds ici à votre dernier commentaire sur mon article.

    Il y a déjà eu une forte évolution avec l’émergence d’Internet, qu’à l’époque j’ai ressentie comme négative puisque cette émergence est venue concurrencer fortement le métier de journaliste dans la presse jeux vidéo que j’exerçais (à tel point qu’il m’a fallu opérer une reconversion).

    J’ai lu l’article ci-dessus et je comprends vos craintes concernant la puissance accrue des grands acteurs que sont Google ou Amazon, par exemple, qui vont bénéficier de l’inévitable émergence des lecteurs e-book (il faudra à mon avis attendre encore 4 ou 5 ans pour avoir du matériel vraiment abordable en France, le temps que la demande pour les écrans à base d’encre électronique ralentisse un peu et surtout, que l’offre et la production s’accroissent). On peut effectivement craindre un "totalitarisme technologique", de la même manière que l’on s’est aperçu qu’Amazon, par exemple, respectait très peu les éditeurs et les réglementations et tentait d’imposer ses propres règles, notamment concernant le prix du livre.

    Vous avez bien raison d’appeler les éditeurs et auteurs à préparer le futur et à s’organiser, la période est en effet cruciale. Néanmoins, on ne construit pas l’avenir sur des craintes, mais sur un projet. Quel qu’il soit, celui-ci devra bien sûr tenir compte des forces en présence et des rapports de force, mais il devra se fonder sur une vision et non sur de simples réactions à ce qui peut apparaître aujourd’hui comme une menace. Mais oui, pas mal de métiers risquent bien de devoir s’adapter ou disparaître. Il faudrait à mon avis tenir des sortes d’états généraux avec pour thème les évolutions du métier du livre, et qui réuniraient tous les acteurs en présence dans leur diversité.

    En espérant que les auteurs, perpétuellement fragilisés par leur individualisme, ne soient pas une nouvelle fois la dernière roue du carosse.

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    Par Emmanuel Guillot (xxx.xxx.xxx.248) 11 août 2009 18:26
    Emmanuel Guillot

    Oui. Qu’il se nomme "libraire" ou "éditeur", l’auteur aura en tout cas toujours besoin d’un relais pour faire passer son livre auprès du public. Et si l’éditeur fait réellement son travail de direction littéraire, il peut difficilement être remplacé. En revanche, cette machine ouvre des perspectives, quand on sait la part que prennent par exemple les distributeurs (13% du prix du livre pour Calibre, par exemple, là où les auteurs touchent 8 à 10% en règle générale...).

  • vote :
    Par Emmanuel Guillot (xxx.xxx.xxx.248) 11 août 2009 13:19
    Emmanuel Guillot

    Si c’est le cas, vous avez raison bien sûr. J’avais cru voir quelque part que les libraires pouvaient l’acquérir pour 80 000 dollars, mais j’avoue ne pas avoir regardé dans le détail les conditions de vente ou d’impression.

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