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Emmanuel Guillot

Journaliste et auteur, j’ai étudié deux ans les Lettres modernes à l’Université d’Aix-en-Provence avant de suivre une formation à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris (ESJ).
En 1996 je débute en tant que secrétaire de rédaction dans un magazine d’insertion des travailleurs handicapés avant de m’orienter vers la critique de jeux vidéo, aussi bien sur PC que sur console. Mon parcours m’a conduit notamment à devenir chef de rubrique du magazine PC Team. Mon premier roman de science-fantasy, Le Souffle d’Aoles, est à commander sur mon site : http://emlguillot.free.fr/
 

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Derniers commentaires

  • Par Emmanuel Guillot (xxx.xxx.xxx.248) 1er mai 2010 15:07
    Emmanuel Guillot

    Je suis d’accord, il ne s’agit pas de faire l’autruche, juste de prendre de la distance. En école de journalisme, on apprend à faire de "l’incitatif" à "vendre" son papier au rédacteur en chef afin de pouvoir le vendre au public. On est complètement dans une démarche commerciale, dès le début.

    Et effectivement, à force de parler de négatif, on finit par aimer ça. L’œil pétille, on devient cynique, on se met à cultiver un goût pour le morbide... On devient défaitiste : forcément, comment croire au positif quand on valorise à ce point le négatif ? Les journalistes sont les premières victimes de la manière dont ils traitent les informations, même si ce sont des victimes consentantes.

  • Par Emmanuel Guillot (xxx.xxx.xxx.248) 30 avril 2010 23:37
    Emmanuel Guillot

    Je ne suis sûr que d’une chose, c’est que je ne sais rien. Il est vrai que le canular n’était pas d’Orwell mais d’Orson Welles. Mais justement, c’est parce que je ne sais rien que j’ai besoin de savoir.

    Donc, s’il y a des études qui ont déjà été menées et qui concernent la relation médias/consommation de psychotropes, même si ces études prouvent l’innocuité absolue des médias, tant de par les sujets qu’ils développent (puisque, rappelons-le, les rédacteurs en chef interviennent aussi bien sur les choix de sujets que leur hiérarchisation) que par l’angle développé ou les mots employés, que par le choix des images ou des témoignages, que par les choix, aussi, effectués au montage, je serais curieux, en effet, de pouvoir les consulter. N’hésitez pas à m’envoyer les références...

  • Par Emmanuel Guillot (xxx.xxx.xxx.248) 29 avril 2010 20:30
    Emmanuel Guillot

    Enfin, quand je dis "retirer leur biberon", je voulais plutôt dire : leur permettre d’ouvrir un peu les yeux pour qu’ils fassent d’eux même le choix de retirer le biberon de leur bouche.

  • Par Emmanuel Guillot (xxx.xxx.xxx.248) 29 avril 2010 20:27
    Emmanuel Guillot

    "mais qui vous dit que les rythmes de travail des français d’en bas n’en sont pas et beaucoup plus responsable ? qui vous dit que les rapports sociaux dans le monde professionnel n’en est pas plus responsable ? qui vous dit que le lobbying incessant des visiteurs médicaux chez les médecins n’en sont pas responsable ?"

    La réponse est simple : les médias viennent toucher les gens chez eux, quand ils se lèvent le matin, le soir, pendant leur temps de repos. Bref, quand ils sont désarmés. On ne va pas tout leur mettre sur le dos, mais ils constituent une caisse de résonance, un facteur aggravant de stress qui existe déjà par ailleurs, et même un provocateur de stress là où il n’existe pas.

    Souvenez-vous par exemple de la blague d’Orwell à la radio disant que les extra-terrestres avaient débarqué. Et de la réaction du public.

    L’argument bisounours, l’infantilisation, on peut aussi le retourner en se disant qu’il s’agirait plutôt de retirer aux gens leur dose de biberon d’info quotidienne pour, au contraire, les rendre un peu à eux-mêmes et leur permettre des jugements un peu plus adultes. Ça éviterait peut-être qu’ils élisent certaines personnes qui jouent sur la peur pour obtenir des votes...

  • Par Emmanuel Guillot (xxx.xxx.xxx.12) 29 avril 2010 17:09
    Emmanuel Guillot

    A ce sujet la lecture des Nouveaux chiens de garde, de Serge Halimi, reparu en 2005, reste toujours une saine lecture.

    Mais je rappelle que l’objet de l’article n’était pas d’évaluer le degré d’indépendance (ou de servitude, puisque c’est sans doute le terme le plus approprié) des médias, mais bien de se doter d’un outil pratique pour aider les gens à prendre du recul par rapport aux médias. Il apparaît bien au regard des commentaires que la première étape serait de prouver scientifiquement l’impact des médias sur la population.

    Par exemple, en prenant une population consommatrice d’antidépresseurs, et en évaluant si la coupure, la déconnexion de la sphère informationnelle engendre une surconsommation d’antidépresseurs ou le contraire, ou bien s’il n’y a aucun changement notable. S’il n’y a aucun changement, je veux bien reconnaître que je me suis trompé.

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