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Enotero

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  • Enotero 11 novembre 2013 14:53

    @ Croa (« les allemands : Ils savent tous parler anglais »)

    Je demande à voir... A mon avis, cela fait partie des « mythes » ou des « représentations mentales », digne des lancers de vipères par hélico, des mygales dans les yucas, ou de la rumeur d’Orléans. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’un truc se répète à l’infini que c’est vrai.
    .
    Je suis persuadée que dans la partie ouest de l’Allemagne (ex-RFA), plus on a un niveau d’études bas, moins on est capable de parler anglais (comme presque partout dans le monde).
    Dans la partie est (ex-RDA) c’est encore pire.

    D’après une étude de 2001 (et cela n’a pas dû bouger beaucoup depuis, on trouvait un peu plus d’un tiers des Allemands interrogés estimant parler anglais. (cf le tableau dans ce billet de Mediapart :
    http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-c/251012/les-moulins-vent-et-le-storytelling

    Moi qui ai (un peu) voyagé en Allemagne, je n’ai pas constaté que « tous » les Allemands parlent anglais. J’ai même remarqué qu’au bas de l’échelle sociale, il n’est pas rare de tomber sur des gens incapables de communiquer dans la langue impériale...

    Le problème c’est qu’on est embarqués dans des mécanismes complexes d’auto-justification, liés à ce qu’on veut montrer de soi (défendre l’anglais c’est marquer son appartenance aux groupes dominants), et que tout cela nuit grandement à l’analyse rigoureuse de la situation.


  • Enotero 1er juin 2013 20:20

    Brisefer, le lien vers votre « site » à côté de votre pseudonyme, ne fonctionne pas, car il y a « agoravox » en trop dans l’url...
    Au lieu de http://www.resoeco.blogspot.fr/&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ; ça envoie vers http://www.agoravox.fr/resoeco.blogspot.com
    (je n’ai pas trouvé si on peut envoyer des MP aux rédacteurs ici)


  • Enotero 28 mai 2013 16:48

    Asp a écrit :
    « 200 000 personnes qui parlent espéranto de façon compréhensible, selon les estimations communes. Parmi ces personnes, environ 20 000 le parlent assez bien pour pouvoir l’enseigner. A supposer qu’il y ait parmi elles une personne sur dix réellement désireuse de faire ainsi carrière comme prof de langue en Europe (ce qui me semble généreux, car un espérantiste bien souvent une vie en dehors de l’espéranto), on obtient quelques 2 000 profs d’espéranto. Pour former l’Europe entière, c’est peu, »

    PAS DU TOUT, Asp !
    D’abord je ne sais pas d’où vous tirez vos 200 000 personnes, qui me font penser aux estimations de manifestants par la police (« 3000 selon la police, 20 000 selon les syndicats »)  smiley . C’est sans doute bien plus, la « fourchette » habituelle tournant plutôt autour du million (et si on compte la Chine, le Brésil, rien d’étonnant). Mais, dans ce cas, on s’en tape. D’abord, dans un premier temps, on ne traite que de la France. Il paraît que des pays ont amorcé des choses intéressantes ici ou là, mais ce n’est pas de ça qu’on parle pour le moment.

    Je comprends l’irritation de Thierry Saladin à votre égard, en effet vous êtes, depuis des années, tellement acharné à mettre en pièces toutes les argumentations en faveur de l’Eo qu’on se demande si vous avez été traumatisé sur le plan linguistique, ou si vous êtes stipendié par le British Council pour faire de la désinformation. Mais bref, passons. Après tout, un adversaire tel que vous permet de peaufiner les arguments et de forger un éventail de réponses, donc, en y réfléchissant bien, vous êtes utile.

    En tous cas, ici vous négligez plusieurs facteurs et raisonnez comme si l’Eo était une langue « difficile » dont l’apprentissage serait long et délicat, ce qui n’est justement pas le cas, BIEN AU CONTRAIRE ! Mais vous êtes probablement aveuglé par votre amour pour l’anglais, qui est sans doute proportionnel au temps que vous avez passé à l’apprendre.

    D’abord F Grin fait remarquer qu’avant d’enseigner l’espéranto (à grande échelle), il faudrait faire une information des citoyens, car (dit-il en substance), ce sont l’ignorance et les préjugés qui provoquent le rejet de cette langue. Mais ce « dégonflement » des préjugés peut coïncider avec les premières initiations à l’école (ou même reposer sur elles).

    Donc au départ, l’initiation n’est pas prévue pour amener les enfants à parler « couramment » l’espéranto, mais pour développer leurs compétences linguistiques, les préparer à aborder une 2ème puis une 3 ème langue étrangère sans crainte ni complexes, comme dans le programme britannique « Springboard to languages » (je vous conseille la vidéo présente dans la page d’accueil). Je ne détaille pas les processus par lesquels l’initiation à l’Eo joue un rôle propédeutique, car le lecteur favorablement diposé trouvera l’info sur la Toile, et vous, en adversaire résolu de l’Eo, vous ne vous donnerez pas la peine d’en tenir compte (sauf pour venir ferrailler)

    Rappelons-nous les réticences d’une partie des gens envers l’informatique dans les années 80.  Il y avait à peine 1 prof sur 100 ou 200 qui savait s’en servir, ou même en avait envie. Trois décenies plus tard, qui n’avait pas son ordinateur personnel ??? Bien sûr, tous les profs ne s’y sont pas mis en même temps, il y a eu des pionniers, mais ça a fini par prendre.

    En ce qui concerne les profs, il n’est pas question, comme vous le dites, de « faire carrière » dans l’enseignement de l’Eo. Etant donné la rapidité d’apprentissage de l’’Eo pour quiconque parle déjà un peu une ou deux langues étrangères, il est facile d’initier des profs des écoles et des profs de secondaire. Inutile qu’ils parlent « parfaitement » l’Eo avant de démarrer. Car une des particularités de cette langue est que ni l’accent tonique, ni la prononciation, ni la grammaire et pas même le vocabulaire etc... ne comportent les difficultés qui justifient, pour d’autres idiomes, un sérieux entraînement.

    D’abord, recrutement de volontaires (200 ou 300, peut-être plus, sur toute la France), qui vont suivre un stage intensif d’une semaine. Ce sont bien sûr des personnes qui ont déjà un statut d’enseignants. Ils s’ajouteront aux enseignants déjà espérantistes, qui ne peuvent pas « officiellement » enseigner l’Eo pour le moment.
    Ensuite, ces personnes vont continuer leur formation en autonomie, grâce à la multitude d’outils qui existent (au choix : Lernu, le I-Kurso, Gerda malaperis le film et le texte, pourquoi pas « Assimil », ou le guide de poche etc etc...). Ces gens vont apprendre presque en même temps que leurs élèves, ce qui ne posera aucun problème, car ils auront toujours « la longueur d’avance » suffisante. (*)
    Les enfants eux-mêmes commenceront avec plaisir grâce notamment à la vidéo Mazi en Gondolando, ainsi qu’au matériel édité par l’association « Springboard 2 languages » qui anime un programme d’initiation aux langues via l’espéranto en GB (hé oui !!!).
    Je peux témoigner qu’un enfant de 4 ans de mon entourage, à qui on propose régulièrement le visionnage de « Mazi », devient capable de comprendre « passivement » la totalité de l’histoire, et commence à répéter les dialogues au bout du 6 ou 7 ème visionnage.
    Avec l’utilisation de « Mazi », si les gamins jouent et rejouent ensuite les saynettes, l’un dans le rôle du « méchant » Korvaks (ce rôle vous irait très bien, Asp !!! smiley ), l’autre dans le rôle du roi, de Karlo, les filles dans celui de Silvja, etc... on peut avancer très vite. Ils peuvent regarder la vidéo sur la Toile, chez eux. Ce serait même une prescription de « travail de renforcement »... Le pied !!

    Tout cela pour dire que ça pourrait se faire très vite et à très peu de frais.
    Il est à peu près certain que 5 années seulement de ce programme entraîneraient peu à peu l’adhésion de plus en plus de gens, par faire « tache d’huile ». Chaque année, on pourrait intégrer (pour la France) une cinquantaine de nouveaux profs volontaires.
    En réalité, ce qui serait visé pendant la première décennie, ce serait moins d’obtenir de « bons » locuteurs d’espéranto, des virtuoses de la langue auxiliaire équitable, que de faire que de plus en plus de gens comprennent ce dont il s’agit, et soient de mieux en mieux disposés, finissant peu à peu par convaincre leur entourage.

    Si c’était un pays comme la France qui faisait cette démarche, alors il est presque certain qu’un autre pays suivrait, puis un autre, entraînant une réaction en chaîne...

    -----------
    NB * Franck Lepage, dans sa conférence gesticulée sur l’éducation, explique très bien qu’après la 2e guerre, au début des « 30 glorieuses », on avait besoin de beaucoup de gens dans toutes sortes de métiers, et qu’on les a formés très vite, « sur le tas ». Ils n’en n’ont pas été moins efficaces pour autant !


  • Enotero 28 mai 2013 16:06

    @Julien : « Je suis contre l’impérialisme américain, mais je pense qu’il faut effectivement avoir la même langue pour toute la planète »

    Heu... Au fait, attention ! Votre phrase est ambigüe. Non pas « la même langue » (ça peut laisser supposer la disparition des autres), mais « une langue commune » ou encore « une langue auxiliaire commune »


  • Enotero 28 mai 2013 16:02

    @Jatfan (et Thierry Saladin par la même occasion)
    "Il y avait une étude qui était sortie sur la perception de la langue anglaise, en gros moins les gens pratiquent l’anglais plus ils sont persuadés que c’est la solution universelle.« 

    Ce n’est pas une »étude« à ma connaissance... Il me semble que j’ai entendu Claude Piron dire quelque chose du genre dans une de ses 10 mini-conférences  »Les langues : un défi« ... (cf les liens en bas de cette page)
    J’ai entrepris de les transcrire, donc je vous dirai cela quand j’aurai terminé.
    .... Pas mal de boulot par ailleurs.  smiley

    En tous cas, on peut regarder l’interview de Reinhard Selten ... en ligne sur Youtube (cliquer ici pour la version sous-titrée en français) et je me suis promis de traduire les extraits de Mickael Parkvall tirés de son bouquin sur les »mythes linguistiques« cités sur Libera Folio ( »esperanto ne estas plene funkcianta lingvo«  et » Ĉiuj ja scias la anglan ?« , et pas mal d’autres trucs !!!...
    -------------------------------------
    En ce qui concerne le fait de fantasmer sur l’anglais quand on ne le pratique pas, je n’en sais rien. Pour ma part, je verrais le clivage plutôt au niveau des classes sociales. Les bourgeois proportionnellement  »misent« plus sur l’anglais, et lui font plus confiance que les classes laborieuses, qui expriment une sorte de résignation... Mais je peux me tromper.

    En réalité il y a tellement de facteurs qui entrent en ligne de compte, qu’il est difficile de savoir pourquoi souvent, des gens assez intelligents et sympas par ailleurs n’ont aucune vision critique sur cette omniprésence de l’anglais.

    Ce qui est certain, c’est que l’opinion publique a été conditionnée depuis des décennies à accepter le  »T.I.N.A« linguistique (rappellez-vous, Thatcher disait »There Is No Alternative" au sujet de l’économie néo-libérale, eh bien ça va de pair avec l’Ordre Mondial en anglais)







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