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eratosthène

Normalien. Je suis plutôt intéressé par la politique et l'économie. J'écris aussi quelque nouvelles littéraires.
 

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  • Premier article le 26/10/2009
  • Modérateur depuis le 02/11/2011
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Derniers commentaires

  • Par eratosthène (---.---.---.124) 1er juin 2012 09:30

    "J’ai voulu acquérir un bon du trésor (aujourd’hui-même). Mon banquier a fait une drôle de tête et il a dit que ce n’est pas possible. Je lui ai demandé de creuser la question, il a promis de se renseigner. Je compte sur lui.« 

    Des obligations publiques sont présentes dans toutes les assurances-vie.

     » Quant à la création abusive, vous en avez peur si elle provient d’une éventuelle banque centrale étatique, sans voir que le privé se vautre dedans (Helicopter Ben Bernanke avec ses Quantitative Easings, et même Draghi en décembre). Bref, rien d’honnête ne justifie l’art104 du traité de Lisbonne (descendant de la loi de 1973) ni l’indépendance de la BC."

    C’est vrai que les périodes d’inflation dans les années 20 et les années 70 n’ont jamais existé.
    Extrait d’un mail que j’ai fait pour répondre à ce sujet :

    1. Sur la création monétaire : halte aux remèdes, il n’y a pas de miracle en économie

    Vous plaidez pour que la banque centrale européenne fasse une avance monétaire à l’État. Ce faux miracle a déjà été utilisé dans le passé et n’est qu’un leurre. Je vais vous expliquer pourquoi.

    Ce qui fait la valeur de la monnaie, c’est sa rareté et c’est pour ça que les gens travaillent dur pour l’obtenir.
    Si on augmente la masse monétaire pour un nombre fixe de biens, les prix vont nécessairement augmenter.
    Cette augmentation des prix l’inflation correspond à une baisse de valeur de la monnaie. Aujourd’hui, j’achète moins de choses avec un euro qu’il y a un an.
    Cela s’est déjà produit dans l’histoire des pays européens lors de la première guerre mondiale où les belligérants ont financé la dette publique par création monétaire. Le pays qui a eu le plus recours à cet outil était l’Allemagne qui a d’ailleurs connu une hyper-inflation en 1922-1923. Aujourd’hui, le Zimbabwe connait le même problème.
    En Europe, le Royaume-Uni qui a misé aussi sur la création monétaire connait une inflation proche de 5%.
    Le financement monétaire de la dette se traduit par de l’inflation. C’est en quelque sorte une austérité qui ne dit pas son nom. Pour que l’État puisse rembourser des dettes qui ont moins de valeur du fait de l’inflation, votre pouvoir d’achat et votre épargne diminuent.
    La monnaie est une avance à l’économie, elle permet donc de financer l’activité économique. Une banque commerciale peut accorder un crédit à un de ses clients par un simple jeu d’écriture.
    Une entreprise ou un individu n’a pas toujours les fonds pour commencer son activité d’où la nécessité d’emprunter.
    Le crédit est générateur d’activités et donc de la croissance économique.
     Les crédits font les dépôts. La banque privée pourra alors se refinancer au près de la banque centrale.
    Elle a une vrai activité qui mérité d’être rémunérée, elle est un intermédiaire entre les prêteurs et les emprunteurs.
    La banque :

    • réduit l’asymétrie d’information. "Les prêteurs individuels ne peuvent donc pas clairement identifier la qualité des emprunteurs dont on peut craindre qu’ils cherchent à enjoliver la qualité de leurs projets ; aussi, pour consentir un financement direct (par exemple, de type obligataire), les prêteurs sont incités à gonfler les taux d’intérêt d’une importante prime de risque. En revanche, les intermédiaires financiers peuvent plus facilement surmonter les problèmes informationnels rencontrés sur les débiteurs (grâce notamment aux relations suivies qu’ils entretiennent avec eux) et ils sont mieux à même de contrôler l’utilisation des fonds prêtés ; ils présentent eux mêmes d’excellentes garanties de la solvabilité à l’égard de leurs déposants [NDLR : beaucoup moins vrai avec la crise]. Au total, les intermédiaires financiers (dont les banques) surmontent à moindre coût qu’ils réalisent et facilitent en définitive les financements externes" C. Descamps, l’analyse économique en questions, Vuibert p. 176 . La banque permet une baisse des coûts de transaction entre individus à capacité et à besoin de financement.

    • mutualise les risques. Elle répartit le risque résiduel entre l’ensemble des déposants.

    • transforme des prêts à court terme en prêts à long terme. Comme le dit Jacques Généreux lui-même dans son introduction à l’économie, page 87 : "Les institutions financières assurent ainsi la nécessaire transformation des ressources à échéance courte en emplois à échéance longue, transformation selon laquelle une part essentielle des investissements ne pourrait être réalisée". Les ménages épargnent à court terme et les entreprises empruntent à long terme. C’est justement cette transformation qui nécessite une création monétaire pour combler le manque entre l’épargne et l’investissement.

    Bien sur, la création monétaire est limitée et donc les crédits pour respecter l’objectif d’inflation (2% pour la BCE).
    D’ailleurs, elle peut aussi augmenter les réserves obligatoires des banques commerciales pour diminuer la masse monétaire en circulation. La facilité avec laquelle les banques de second rang se procurent de la monnaie fiduciaire détermine leur capacité à attribuer des crédits.
    S’il y avait une circulation permanente, le système serait tout simplement stationnaire (pas de croissance économique) et beaucoup plus difficilement régulable par la BCE.

    Cependant, la Banque Centrale Européenne (BCE) a déjà vu la taille de son bilan explosé notamment en raison de la prise en charge d’obligations publiques. Je vous invite à lire cet article :
    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/28/restructuration-de-la-dette-grecque-le-role-de-la-bce-en-question_1635871_1581613.html
    Pourtant, ce n’est qu’une partie des dettes des États en difficulté qui ont été pris en pension. Si la BCE prêtait à tous les États de l’UE, son bilan exploserait encore plus et la création monétaire aussi d’où une inflation qui serait très forte.
    Pour en savoir plus sur la BCE, je vous conseille ce dessin animé :
    http://www.ecb.int/ecb/educational/pricestab/html/index.fr.html
    C’est à destination de jeunes élèves mais je le trouve plaisant et instructif.

    « (en 2010, PPA pologne à 0,76 et PPA france 1,17 - pendant que le cours était à 1,34) »

    Depuis quand la Pologne est dans l’euro ?

    ", l’ensemble des pays autour de la zone euro avaient dévalué sur une période de 18 mois : pays de l’est, d’afrique du nord, livre britannique. "

    Le Royaume-Uni n’a pas vu d’amélioration du solde de sa balance commerciale et la baisse des exportations s’explique par la baisse de la conjoncture. Moins de demande, cela fait moins d’exportation.

  • Par eratosthène (---.---.---.124) 1er juin 2012 09:19

    Le libre-échange, source de tous les maux ? Mais bien sur ...
    30% du PIB vient des exportations et vous voulez revenir sur les échanges.
    Autre élément, saviez-vous que la France est un des pays qui attire le plus d’investissements directs étrangers dans le monde ?

  • Par eratosthène (---.---.---.124) 1er juin 2012 09:19

    Je crois parfaitement à ce que j’écris et le but de celui-ci était de défendre Jean-François Harel.

  • Par eratosthène (---.---.---.168) 31 mai 2012 20:44

    Déjà, tout le monde peut prêter à l’État.

    Ensuite, la banque privée emprunte de la monnaie fiduciaire auprès de la banque centrale.
    Plus précisément, elle vient se refinancer. C’est à dire que lorsqu’elle accorde un crédit, elle crée de la monnaie scripturale et elle va avoir besoin de monnaie fiduciaire pour financer le clearing (ou compensation) de ses échanges avec les autres banques.
    Je suis une banque A, je prête 1000 euros à un client. Je crée 1000 euros de monnaie scripturale sur compte (des chiffres sur ordinateur). Le client dépense son crédit, 800 vont à ma banque et 200 vont à d’autres banques. Je vais avoir besoin de 200 euros en monnaie fiduciaire à échanger. Pour cela, je vais me refinancer sur le marché interbancaire. Je peux me refinancer au près de la BCE sur ce marché en mettant en pension mon actif, c’est à dire le crédit auquel j’ai procédé.
    La création monétaire est une avance à l’activité économique. Vouloir la déconnecter du crédit n’a pas de sens, car on créerait de la monnaie sans que ce soit lié à l’activité économique.

    "Dans la mesure où la différence politique et économique que nous avons avec l’auteur se chiffre à environ 1500 milliards d’euros (soit les intérêts déjà payés depuis 1973), je pense que les autres différences plus ou moins marquées sont secondaires.« 

    Sauf que tout le monde peut prêter à l’État. Si je place mon épargne dans des bons aux trésors, je ne vois pas pourquoi je ne serais pas remboursé. Il y a des millions de titres publics dans les assurances-vie des ménages d’ailleurs.
    L’intérêt n’est rien d’autre que la rémunération du prêteur.
    Pensez que l’on aurait pu créer innocemment de la monnaie est une escroquerie car c’est oublier l’inflation générée par la monnaie. Certes, t’as pas besoin d’impôt pour rembourser les intérêts par contre tu mets en place un info sournois, l’inflation qui permet de dévaloriser la monnaie et permet à l’État de rembourser avec une monnaie de singe.

     »Nous ne sommes pas d’accord sur le montant des écarts de compétitivité, l’auteur considérant les relations bilatérales et moi les situations de concurrence multilatérales, il y aurait beaucoup à dire mais rien qui atteigne un tel enjeu."

    Tu n’as avancé aucun chiffrage sérieux. Sauf que c’est dommage, on peut chiffrer des écarts de compétivité. Il existe quelque chose qui s’appelle la parité de pouvoir d’achat :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Parit...
    C’est à dire que le bien coûte le même prix dans les deux pays.
    Au niveau macro, on calcule le rapport des niveaux des prix. Et on obtient 1,20.

    Pour Grignon, il ferait mieux de prendre des cours sur la création monétaire.

  • Par eratosthène (---.---.---.168) 31 mai 2012 20:26

    Le sujet a été abondamment traité par les historiens et le procès de Nuremberg a clairement montré les atrocités nazies.
    Va faire un tour à Auschwitz et à Oradour-Sur-Glane et tu comprendras.







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