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Eric

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  • Par Eric (---.---.---.172) 13 juin 2012 10:36

    Le premier tour des élections législatives a confirmé la sanction de la Présidentielle : le centre est atomisé et le Centre indépendant souhaité par François Bayrou et le MoDem est voué à l’impuissance.
    Engagé en politique peu après le vote de la motion d’indépendance de l’UDF défendue par François Bayrou, je ne peux que regretter cet échec incontestable.
    Les cinq années de sarkozysme ont aggravé tous les clivages de notre pays, y compris politiques. Existe-t-il réellement encore une place pour les modérés ? On ne peut qu’en douter.
    Aujourd’hui, l’UMP, après avoir domestiqué les Centristes et s’être droitisée, s’ouvre à la droite nationaliste. Le poids électoral de la machine UMP s’est confirmée et le Centre est désormais aux ordres. Combinée à un FN en pleine ascension, elle est largement majoritaire dans la sociologie politique de notre pays.
    La gauche, pourtant minoritaire, l’a emporté grâce à un concours de circonstances, mais affrontée aux crises et à une droite de plus en plus forte, « décomplexée » du traumatisme de l’Etat français et n’hésitant plus à prôner l’exclusion, à fustiger l’étranger, à se vautrer dans la démagogie, le mensonge et le populisme, elle ne pourra bientôt que s’incliner. Ou bien succomber aux sirènes mélenchonistes, chant du cygne d’un roman national qui voudrait renaître.
    Et le Centre dans tout ça ? Comme disait Adolphe Thiers à l’endroit de Mac Mahon « il devra se soumettre ou se démettre ».
    Quant à l’idée, selon laquelle il faudrait propulser des personnalités de la société civile, réputée indépendante à l’égard du système corrupteur de la politique, faire d’eux les nouveaux leaders du Centre indépendant de Bayrou, parce qu’elles ne feraient pas de carrière politique, qu’en penser ? Renouveler la démocratie par une forme d’aristocratie voire de ploutocratie n’est-ce pas un peu paradoxal ? On se doterait de personnalités connues pour leur carrière dans le monde économique, peut-être intellectuel, suffisamment riches pour considérer avec un souverain mépris les indemnités des élus (plus de 5000€ mensuels pour un Parlementaire), les donneraient peut-être au parti, et consentiraient à conduire le bon peuple du « centre-centre » si ce dernier se laissait faire de bonne grâce.
    Certes, la politique ne devrait peut-être pas en démocratie être un métier. Toutefois, sauf à réserver l’exercice des responsabilités aux plus fortunés (ce qui est déjà en grande partie le cas), il n’y a guère d’alternative. La carrière politique exige au reste une prise de risque, que François Bayrou expérimente en ce moment pour lui-même, l’obligation de tenir, l’obligation de faire campagne auprès de ses électeurs pour les convaincre de continuer à lui faire confiance. C’est cela la démocratie avec tous ses travers. C’est cela « le pire système à l’exception des autres ».

    Rêvons si vous voulez d’une alternative indépendante qu’un cataclysme ou une révolution imposerait.

    Mais évitons de grâce de souhaiter une alternative portée par des patrons philanthropes, des dames patronnesses ou des médiacrates, par des anges de la politique, qui n’éprouveront même plus le besoin de convaincre qui que ce soit de la justesse de leurs propositions.

    La Société civile peut avoir quelque chose de rafraîchissant en politique. Elle n’exclut pas nécessairement la corruption du système.







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