• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Eric_M

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 1 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Eric_M 8 juin 2007 14:43

    Bonjour, Où est le problème ? Dans un état de droit, quiconque s’estime diffamé a le droit de saisir la justice pour réclamer réparation. Après, que la justice tranche dans un sens ou dans un autre est une autre histoire. Il y a toujours une partie gagnante et une partie perdante. Mais le principe de s’adresser à la justice pour trancher un contentieux est la marque d’un état de droit.

    Ségolène Royal a saisi la justice car elle s’estime diffamée par le livre « la femme fatale ». C’est son droit. La liberté littéraire n’est pas en question. Mais cette liberté est bornée par les limites du respect des personnes. Et c’est bien le travail de la justice que de dire où sont ces limites. Cela se fait au cas par cas. Cela ne fera pas jurisprudence et n’empêchera pas un autre auteur de critiquer Ségolène Royal pour d’autres raisons. Si Ségolène Royal s’estime à nouveau diffamée, elle portera à nouveau plainte et ainsi de suite, nous avons la chance d’avoir une justice, il faut s’en servir !

    Il en est de même dans le cas présent. L’opus Dei en tant que personne morale s’estime diffamée et demande à la justice de trancher le débat, je ne vois pas où est le problème. C’est le risque que prennent auteurs et éditeurs en écrivant sur d’autres personnes, physiques ou morales, et c’est d’ailleurs une part intéressante de leur métier que de se situer souvent à la frontière entre critique et diffamation. Les uns y verront une critique nécessaire, les autres une diffamation excessive, la justice doit permettre justement un débat serein sur le fond du problème. C’est d’ailleurs souvent une source de ventes et de profit pour les éditeurs que d’être convoqués par la justice, bien souvent, ils n’en sont pas vraiment malheureux... Qu’ils gagnent ou qu’ils perdent, ils y trouvent d’autant plus de lecteurs...

    Je pense que c’est en réalité un faux problème, inhérent au métier de l’écriture et de l’édition. Souhaitons un débat intéressant portant sur le fond et que le meilleu gagne, la justice en sortira grandie. L’Etat de droit a besoin de ce genre de débat.







Palmarès