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etienne

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  • etienne 12 octobre 2009 16:09
    Le contraste entre le calme, la pertinence et la maitrise du dossier de la part de Y. Michaux, et les fulminations délirantes de A. Finkielkraut est saisissant : il lève les yeux au ciel, ne tient pas en place, on pense qu’à tout moment il va s’arracher les cheveux...
    Les lecteurs d’Acrimed ou du petit essai intitulé « La position du penseur couché » savent depuis longtemps que Finkielkraut « excelle régulièrement dans les propos péremptoires, les falsifications éclairées et les amalgames fulgurants. » (Acrimed)

    Ma thèse est que cet « intellectel », professeur à Polytechnique comme l’indique la video, ce titre étant la justification principale de son invitation, est simplement devenu fou.

    G. Orwell a très bien montré que l’exercice d’une fonction purement intellectuelle ou professorale, a priori favorable à l’énonciation de propos rationnels, ne préserve pas de la folie ou du délire, bien au contraire : en isolant l’intellectuel du monde ordinaire, cette fonction peut le priver de ce qu’il appelle le « sens commun » (common sens). A. Finkielkraut me semble être la figure même de ce que dénonce Orwell, sachant que, sur le plan psychiatrique, le délire est d’autant plus puissant qu’il est articulé sur une pensée apparemment cohérente. Le caractère autistique de cette pensée auto-référentielle n’est pas sans lien avec le l’exercice prolongé d’animateur d’une émission sur France Culture, dont le dispositif consiste grossièrement à écouter Finkielkraut dialoguer avec lui-même...

    La structure paranoïaque du discours de Finkielkraut apparaît d’autant plus facilement qu’elle est transparente : il annonce d’entrée qu’il « a peur », et fini l’entretien complètement effondré, comme s’il venait d’apprendre l’imminence de la fin du monde.
    Or de quoi M. Finkielkraut a-t-il peur ?
    De la « meute » des internautes qui s’expriment souvent anonymement et massivement sur la Toile...autant dire l’exercice pur et simple de la liberté d’expression.

    Cette homme, comme tous les aliénés, est devenu incapable de dialoguer, c’est-à-dire de se confronter à la pensée de l’Autre, ce qui est la définition même d’un esprit fou ou délirant.
    Ce qui est remarquable aussi est que le fait que sa « pensée » soit au service d’une idéologie - en l’occurence plutôt réactionnaire si l’on en croit ses positions passées- n’importe même plus : tel un prophète maudit, il n’énonce plus rien de compréhensible, et lui même ne sait même plus contre quoi il lutte ou pour quelle cause il se bat. Il transparait finalement de ces images la figure d’un homme en grande souffrance psychique...et l’on a juste envie de le raccompagner gentiment chez lui pour qu’il prenne son médicament.

    On peut légitimement se demander pourquoi cet homme est encore invité dans les studios de radio ou sur les plateaux de télévision, et la réponse se trouve simplement dans la logique journalistique implacable de l’audience : c’est un bon client.

    La « neutralité » du journaliste Demorand est en ce sens exemplaire du syndrome du faux débat : on juxtapose à égalité deux locuteurs, dont l’un tient un discours posé et réfléchi, et l’autre des prophéties délirantes, et l’on laisse l’auditeur pour seul juge...

    Si justement, les formes d’expression libre sur Internet prennent autant d’ampleur, c’est parce que nous sommes simplement de plus en plus nombreux à être plus que lassés de ce spectacle lamentable que nous donnent aujourd’hui les agents qui détiennent le monopole de la production de l’idéologie dominante, mettant en scène en permanence l’illusion du débat démocratique.







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