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Etienne Parizot

Astrophysicien au CNRS, spécialiste des rayons cosmiques et de l’astrophysique des hautes énergies. Publie régulièrement des articles de vulgarisation dans des magazines scientifiques ou sur Internet (physique générale, astrophysique, mathématique, informatique...).

Tableau de bord

  • Premier article le 27/12/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires


  • Etienne Parizot 14 février 2006 20:56

    Prof de philo pendant 38 ans ? Et vous n’avez toujours pas appris à dialoguer ? Pauvre Socrate !

    Puisque vous ne savez ni écouter ni lire, je n’alimenterai pas davantage votre banal égo malhonnête. C’est maintenant très clair, car ce n’est pas la première fois : vous êtes un troll. Adieu !

    PS : les autres auront sans doute noté que je n’ai jamais dit que le jugement de l’insultant devait primer sur celui de l’insulté ! J’ai dit que le jugement de la société devait primer !


  • Etienne Parizot 14 février 2006 18:54

    Bravo à Soheib Bencheikh !

    Sylvain Reboul, il est doublement difficile de discuter avec vous, car non seulement vous persistez à avancer banalité sur banalité (sur lesquelles nous sommes tous d’accord, évidemment), mais en plus vous ne répondez pas aux commentaires qui vont sont adressés.

    Vous nous disiez tantôt « la loi réprime toute incitation publique à la haine religieuse et raciale ». Merci Monsieur, nous ne savions pas ! Maintenant, c’est « La laïcité n’est pas le refus des religions, mais le refus de voir la religion accaparer le pouvoir politique ». Merci encore, nous l’ignorions ! Ou bien « la loi de 1905 oblige l’état laïque à garantir le respect de toutes les croyances religieuses (et anti-religieuses) ainsi que liberté de culte. » Vraiment, merci, cher professeur ! Bla bla, bla bla, etc... « Et si vous ne croyez à ma volonté de lutter contre la croyance religieuse... » : mais ce n’est pas votre volonté ou votre moi qui est en cause. Donnez-nous plutôt un argument, quel qu’il soit !

    (Je passe aussi le « faites un tour sur mon site »... Méfiez-vous de vous-même. Je sais que c’est involontaire, mais vous êtes la définition même d’un troll ! À bon entendeur, salut !)

    Mais je vous répondrai tout de même d’un mot, puisque vous parvenez finalement à dire quelque chose : « vous pensez probablement que ma lecture de la caricature représentant Mahomet comme un terroriste est subjective ; or, ce que je pense n’est pas le problème : elle ne peut être interprétée autrement en l’état (Mahomet= musulmans=terroriste) par la grande majorité des musulmans et c’est leur interprétation qui compte et non la vôtre ou la mienne. »

    Non, non et non ! Cette affirmation - « c’est leur interprétation qui compte et non la vôtre ou la mienne » - est justement ce qui ne peut en aucun cas être accepté. Un jour, un pauvre hère s’est mis à hurler après mois et à me menacer parce que j’avais marché sur un morceau de trottoir qu’il jugeait sien. Il disait que je le savais très bien, et que nous tous (je n’étais pas le premier, apparemment) le savions parfaitement : c’est même pour ça que nous le faisions ! Un autre jour, un homme s’est fait tué par un mari qui croyait qu’il faisait des avances à sa femme : il venait simplement de ramasser un stylo tombé de sa poche ! C’est vraiment l’interprétation du mari qui compte ?

    Ce que vous dites est totalement insensé, excessivement dangereux et absolument inacceptable ! Ce qui compte, c’est l’interprétation de la société !


  • Etienne Parizot 13 février 2006 20:06

    Sylvain, votre message en quatre points me paraît relever avant tout de la malhonnêteté intellectuelle. En êtes-vous conscient ? Peut-être. Ou peut-être pas. Dans ce second cas, je me permettrai de répondre à vos affirmations que je trouve soit erronées, soit totalement hors de propos :

    1) Votre premier point est d’une telle évidence qu’il est presque insultant de le rappeler dans cette circonstance. Évidemment que la loi punit l’incitation à la haine ! Encore heureux ! Mais si pour vous « critiquer une croyance » équivaut à « incitation publique à la haine religieuse et raciale et aux injures qui portent atteintes à la dignité de personnes », je crains que nous ne parvenions même pas à échanger nos points de vue ! Percevez-vous la malhonnêteté de ce glissement de sens parfaitement caricatural ?

    2) Le préambule de votre deuxième point fait également insulte à tous les lecteurs d’AgoraVox : « il est fallacieux de prétendre que tous les musulmans à travers leur prophète sont des terroristes ; ». Évidemment !!! Comment parvenez-vous à lire ne serait-ce qu’un soupçon d’une telle absurdité ignoble dans les propos tenus ici ??? Vous estimez que « c’est ce que proclame ouvertement la caricature qui montre le prophète avec une bombe sur la tête ». Mais reconnaissez au moins que ce n’est là que votre interprétation. Ce n’est clairement pas la mienne, ni évidemment celle du rédacteur en chef de l’hebdomadaire Shahine (qui ne pourra malheureusement pas le confirmer directement, puisqu’il est en prison pour la raison que nous savons !). Encore de la malhonnêteté, donc. D’ailleurs, vous soupçonnez peut-être que votre analyse est subjective, puisque vous admettez qu’on pourrait en avoir une autre, et demandez : « faites nous une analyse sémiologique de ces caricatures et dites nous ce que vous y voyez ». Pardon, je ne suis pas sémiologue, mais je pense qu’il n’est pas si difficile de proposer l’interprétation suivante (qui me paraît en tout état de cause la plus naturelle) : comme le font tous les dessins presse depuis toujours, ce dessin synthétise un aspect partiel de la réalité en grossissant le trait : comme certains posent des bombes au nom de Mahomet et prétendent que celui-ci appelle à une guerre sainte pouvant se livrer notamment au moyen d’attentats, est-il si absurde de représenter cette situation en armant directement le Prophète d’une bombe ?

    3) Dans votre troisième point, vous dites « qu’il est absurde de confondre le droit de critique argumenté avec le droit à la caricature insultante non argumentée et, qui plus est, adressée sans discernement à tous les musulmans ». Là encore, la confusion n’a jamais été faite, et je conteste absolument qu’il y ait là une insulte adressée sans discernement à tous les musulmans. Comment expliquez-vous alors que certains ne se soient pas sentis insultés ? Mais tout dépend peut-être de ce que vous appelez insulte. Quand on dit « les hommes politiques sont des idiots corrompus », on peut dire que c’est explicitement insultant, et que ça vise sans discernement toute la classe politique. Mais bon... je dois entendre ça vingt fois par jour...

    4) Dans votre quatrième point, vous notez que « si cette instrumentalisation est efficace, c’est que ces caricatures sont un magnifique cadeau qu’on leur a fait. » Bon. Et vous concluez quoi ?


  • Etienne Parizot 11 janvier 2006 20:26

    Merci à Tatiana pour ce beau texte !

    (Avant d’y réagir, je voulais demander courtoisement à Sylvain : s’il vous plaît, laissez-nous un peu tranquille avec votre Dieu. Partout où je lis vos commentaires sur AgoraVox, et quel que soit le sujet, il n’est question que de Dieu, d’oppression religieuse, de carcan inquisitorial, de Dieu encore, et encore et encore. Que vous ayez un problème avec Dieu est une chose - et nous compatissons tous, puisque cela vous ronge manifestement -, mais nous n’y sommes pour rien, d’accord ? Détendez-vous, nous somme dans une société laïque, qui de surcroît entend absolument le rester. Vous êtes parvenu à trouver dans le texte de Tatiana une référence à Dieu, et vous avez bondi dessus comme un affamé, prétextant bien sûr que c’était donc elle qui avait lancé la question, mais vous ne vous êtes même pas aperçu que le texte parlait de tout autre chose, et que si le mot Dieu apparaît en effet, c’est en passant et pour dire justement que « croire en Dieu c’est croire en l’homme, et peu importe en qui l’on croit si l’on croit », c’est-à-dire très explicitement que la question de la croyance en un Dieu n’est pas le propos, puisque même pour un croyant, c’est la croyance en l’homme qui est importante ici. C’est un texte humaniste - très beau, d’ailleurs ! -, sur l’Homme et la Dignité Humaine, la liberté et la responsabilité !!! Comment êtes-vous parvenus à nous refaire à nouveau le coup de la société laïque en danger ??!!)

    Cela dit, je tiens à m’excuser auprès de Tatiana de polluer ainsi les commentaires sur son article. Je le trouve d’une grande justesse et d’une grande utilité.

    En particulier, contrairement à ce qui a été dit, je n’y ai vu nulle trace « d’opposition entre la démarche scientifique à l’humanisme ». Ce n’est pas la science qui a été visée, mais l’approche de type « ingénieur des ponts et chaussées » (je trouve génial de se référer à Léonard de Vinci de cette façon ! Bravo !), coupée de la dimension humaine, poétique et philosophique de la vie.

    Une question que pose Tatiana est « sommes-nous réellement, véritablement concernés par la transformation de cette société » ? C’est en effet capital ! Est-ce vers cela que nous tendons de toutes nos forces ? Est-ce ce qui nous anime, au fond ? Utilisons-nous nos outils, nos connaissances, pour aller dans ce sens ? Ou bien nous contentons-nous de trouver le moyen de trouver notre place dans ce monde, en faisant ce que nous savons faire et en tentant simplement de ne pas trop créer de problèmes autour de nous ?

    En tant que scientifique, justement, je trouve cette question extraordinairement pertinente. Bien sûr, la science n’est ni bonne ni mauvaise. Bien sûr elle n’est qu’un outil dont on peut se servir comme ceci ou comme cela. Bien sûr elle est neutre en elle-même. Mais justement ! Voulons-nous nous contenter de cette neutralité ? Ou bien allons-nous commencer à considérer qu’elle peut être mise au service d’un monde meilleur. Et ceci est valable dans tous les domaines, bien sûr. La connaissance est une merveille en elle-même. Mais pour l’humaniste, elle est aussi un outil au service d’une cause vaste et universelle !

    Voulons-nous œuvrer pour cette cause, renouveler l’impulsion humaniste et aider le travail des utopistes descendus dans l’arène ?


  • Etienne Parizot 10 janvier 2006 13:29

    Non non, jerikojerk, je pense que vous vous méprennez sur la notion d’ordinateur quantique (même si ce n’est qu’un aspect de la question, que certains chercheurs en IA ne considèrent d’ailleurs pas forcément comme capital).

    Vous dites : « 60 nanos c’est pas quantique, ça ? ou c’est trop gros ? parce que c’est la finesse de gravure d’un µprocesseur à l’heure actuelle. L’architecture du processeur est toujours là même, Von Neumann revu par intel compatible 86x. Et pas fumeusement quantique. »

    Effectivement, les microprocesseurs auxquels vous faites allusion ont un fonctionnement tout ce qu’il y a de classique. Mais le comportement « quantique » ou « classique » d’un système physique n’est pas lié de manière rigide à sa taille. De nombreuses expériences ont mis en évidence des comportements quantiques (intrication d’états) sur des échelles de plusieurs kilomètres !!! On est bien loin des 60 nanos dont vous parlez...

    C’est lorsque vous dites « L’architecture du processeur est toujours là même » que vous faites fausse route. Bien sûr, un ordinateur quantique est basé sur un concept totalement différent, et en particulier les « processeurs » associés ne peuvent pas être comparés à ceux que nous connaissons aujourd’hui.

    L’idée est que les bits d’information, les « états binaires », en physique classique, sont soit 0, soit 1, comme le savez bien sûr. Dans le cas d’un « bit quantique », si vous interrogez un état binaire donné, la réponse sera toujours soit 0, soit 1, mais si vous ne l’interrogez pas, le bit peut se trouver dans une infinité d’états distincts ! C’est bien sûr très étrange, pour une pensée classique, mais c’est ainsi : l’état du bit quantique peut consister en un « melange » quelconque de 0 et de 1. À chaque fois que vous voulez connaître la valeur de ce bit, il vous donnera comme réponse, soit 0, soit 1. Jamais une valeur intermédiaire. S’il est dans un état mélangé à 20% de 0 et à 80% de 1, disons, alors il ne vous répondra pas « 0,8 », mais vous aurez 20% de chances qu’il réponde « 0 », et 80% de chances qu’il réponde « 1 ». C’est ainsi. Et il est absolument impossible de prédire le résultat. C’est véritablement non-déterministe. Voilà ce qu’est la mécanique quantique, et voilà pourquoi la notion d’ordinateur quantique est radicalement nouvelle, impossible à rapprocher des machines de Turing ou des processeurs dont vous parlez. En combinant des bits de ce type, il est possible de mener de nombreux calculs en même temps, sur tous les états classiques possibles sous-jacents, en faisant simplement évoluer l’état quantique qui les « combine ». En le faisant de manière astucieuse (c’est ça, l’algorithmique quantique), on peut faire des choses impossibles classiquement (comme factoriser un nombre premier en temps polynomial).

    Sinon, vous soulevez une question relative aux algorithmes qui n’est pas liée au problème du quantique ou du classique. Vous dites : « on développe très difficilement un algorithme dont on ne connait pas le résultat ». Mais ce n’est pas cela. Le résultat, on le connaît, c’est l’architecture exacte de l’algorithme qu’on ne connaît pas. Et détrompez-vous, ce n’est pas du tout difficile à mettre en œuvre : on le fait très couramment dans un nombre croissant de domaines ! Prenons l’exemple de la reconnaissance de visage à partir de photographies. Pour simplifier, disons que l’ordinateur a accès aux pixels de l’image, et qu’il peut les combiner selon un algorithme donné au départ, qui lui fournit une réponse : c’est « untel » ! Son algorithme vaut ce qu’il vaut, et au départ, il se trompe très souvent. Mais l’idée va être de le modifier en fonction des réponses. Par exemple, à chaque étape, suivant qu’il s’est trompé ou qu’il a donné la bonne réponse, il modifie les connections entre les portes logiques qu’il met en œuvre - et ceci peut fort bien se faire de manière aléatoire. Si une modification (« mutation ») le fait se tromper plus souvent, elle est rejetée. Si au contraire elle conduit à un meilleur taux de réussite, elle est conservée, et on continue. Cela vous fait sans doute penser à une évolution « à la Darwin », et vous ne serez donc pas étonné qu’on parle parfois « d’algorithmes génétiques ».

    Bref, tout ça pour dire qu’après une phase d’apprentissage, l’ordinateur ne se trompe pratiquement plus (et s’il se trompe encore, on continue - d’ailleurs, les hommes aussi se trompent !). Il a donc « évolué » jusqu’à mettre en œuvre un algorithme très performant, dont on connaît le résultat, mais dont on ignore la structure ! On pourrait bien sûr regarder « à l’intérieur de la machine » pour voir comment elle s’y prend en fait (et on le fait parfois), mais si on travaille avec des milliards de connexions (ou des milliards de milliards !!!), ce n’est absolument pas envisageable, et même si ça l’était, cela ne nous donnerait aucunement une « explication » ou une « compréhension » du mode de fonctionnement - de la même manière que « décrypter » une séquence d’ADN ne nous explique pas comment elle fonctionne. (Ou comme vous l’avez noté avez raison, « à partir de l’atome on ne peut pas prévoir le comportement d’un seul element ».)

    Enfin, vous dites : « Je me défausse sur une question philosophique, à quoi sert-il de batir des outils qui ne font pas ce qu’on leur demande ? »

    Étrange question, dans ce contexte. D’abord, les outils tels que celui mentionné plus haut font effectivement ce qu’on leur demande. On ne sait pas comment ils s’y prennent au juste, c’est tout. Ensuite, quand on ne sait pas trop quoi demander, ou qu’on demande des choses absurdes, il peut y avoir un grand intérêt à avoir un outil qui ne fait tout à fait ce qu’on demande. Il arrive TRÈS souvent de demander des choses absurdes quand on programme, n’est-ce pas ? Si vous avez déjà débuggé un code, vous savez qu’il peut être très irritant de voir à quel point la machine fait en effet très exactement ce qu’on lui demande, et pas ce qu’on avait « évidemment » l’intention de lui demander... smiley Et enfin, pourquoi toujours parler d’outils ? Une façon de répondre à votre question serait d’en poser une autre : « pourquoi faire des enfants » ?

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