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etpuisquoi

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  • etpuisquoi 25 juin 2008 13:01

    J’ajoute que je ne ne suis pas relu (pan sur le bec), donc, pardonnez moi pour les fautes.

    Etpuisquoi



  • etpuisquoi 25 juin 2008 12:55

    Bonjour. Excellent article. Quelle belle démonstration du faux partage entre fiction et réalité en soi. Bravo.

    J’en reviens au bac : c’est une blague. Le niveau est nul. Pour ne pas obtenir son bac, puis une licence, par exemple, dans une filière littéraire dans une université de province, c’est simple, il faut le faire exprès, ou bien abandonner en cours de route. L’abandon ne signife d’ailleurs bien souvent pas une absence de niveau, fut-il très faible, mais la conscience rapide de l’impasse dans laquelle un jeune s’est fourvoyé. Dis autrement : le jeune étudiant comprend vite que le monde de la fac n’estt pas pour lui et qu’il perd son temps. Et son argent. Un petit tour, donc, et puis s’en va.

    Le niveau est si mauvais que la première année ne compte quasiment pas : elle sert à réduire les effectifs selon une sorte de méthode curieuse : c’est une sélection molle, une sélection par la passivité. On attend que les élèves s’arrêtent d’eux-même tout en feignant, parfois, de le déplorer. Et la machine tourne. Il y a une raison assez glauque qui explique parfois cette attitude : si les élèves étaient réellement orientés, c’est-à-dire prévenu de ce qui les attend, alors certains U.F.R pourrait risquer de fermer leurs portes par manque d’effectifs. Certaines sections, comme lcele de philosophie, n’ont parfois que de 100 à 200 élèves inscrits en première année. Il en reste une dizaine ou une vingtaine en maîtrise. J’ai connu deux élèves, aujourd’hui, enseignant vacataires, qui ont échoués au capes de philosophie à deux et trois reprises. L’un avait un DEA de philo, l’autre un Doctorat en histoire de l’art et un D.E.A de philo également. Cherhcerh l’erreur.

    Pour obtenir une licence, il suffit de ne pas lâcher, de suivre mollement les cours : personne n’a intérêt à faire qu’une majorité échoue tant que cette majorité se présente aux examens. Je peux affirmer que n’importe qui peut obtenir une licence très facilement. J’en ai moi même fait amèrement l’expérience. Cette amertume provient du fait qu’aucune fierté ne vient agrémenter la réussite de l’élève (à moins qu’il soit très naïf), pusique son diplôme ne repose sur rien, qu’il n’estime quasiment rien. J’affirme qu’il est difficile de passer un BTS ou un BAC professionnel aujourd’hui que de décrocher une licence dans les filières littéraires. J’ai repris mes études à 25 ans, après avoir passé un DAEU (a) (diplôme d’accès aux études universitaire) et après avoir stopper ma scolarité à 17 ans lors d’un bep minable.

    Lorsque je suis entré à l’université en section de philosophie, j’ai constaté avec effaremment que le chargé de cours qui avait pour mission de nous "préparer" à cette rentrée durant une quinzaine de jours (présentation de la discipline, examens orals écrits notés) me considérait ainsi que quelques autres élèves (une poignée, 5 ou 6) comme les élèves les meilleurs. Nous étions donc considérés comme étant de ceux qui avaient toutes leurs chances pour mener à bien notre projet d’étude. Cette sélection officieuse, bien sûr, s’est déroulée durant des petits entretiens individualisés. Ainsi donc, après avoir repris depuis seulement une année mes études, je dépassais la grande majorité de mes camarades qui venaient tous de terminer le lycée. J’affirme que j’étais à la fois stupéfais et écoeuré : stupéfais de constater que n’importe qui pouvait réussir très facilement, en suivant juste le rythme de la machine universitaire, mais écoeuré à l’idée que la sélection se fasse de cette façon : en fourbe. Je peux ajouter que j’ai aussi découvert avec amusement qu’un semestre à l’université dure entre 2 et 4 mois et demie, que certains amphis contiennent jusqu’à 800 élèves, que les examens sont parfois des QCM, que les élèves dans leur grande majorité n’ouvrent que très peu de livres, que le commentaire de texte n’est pas un exercice relativement maîtrisé par la plupart, sans parler de la dissertation., que les volumes d’heures de cours impartis sont ridiculement bas (au mieux 8 à 10 h/semaine), que les exigences officielles sont délirantes et ne correspondent pas du tout au réel particulier de l’université, que le jeune étudiant est littéralement livré à lui-même n’intègre pas un enseignement qui procèderait par palier, mais doit faire semblant de tout connaître, etc...Sans parler de la volonté de ne jamis aborder la question financière.

    Ainsi, j’affirme que le niveau moyen du bac n’existe pas : les élèves de première et seconde année, servent de chair à canon pour pemettre le maintien d’un sytème d’un élitisme saugrenu. Pourquoi donc tout le monde devrait avoir le bac ? Pourquoi 100 élèves, par exemple, doivent passer entre une et trois années pour que l’institution puisse élire quelques individus dont un ou deux, peut-être, deviendront professeur s après un capes ou une thèse ?. Il serait bien plus souhaitable que l’attention soit porté sur ces élèves là en premier lieu sans que cela suppose que l’on prône alors un quelconque inégalitarisme. Car, en réalité, ce gâchis dessert aussi la majorité d’élève qui se retrouve avec un deug ou une licence en lettres modernes, en philo, ou en socio, sans que ces dîplômes ne leur serve à quelque chose de concret. Mais si l’université, dans ce cas, doit seulement servir à founir une culture à une majorité, pourquoi donc alors maintenir l’exigence de diplômes ? D’une épreuve finale ? Chacun en effet peut vouloir se cultiver, et assister à des cours : c’est un progrès énorme d’une civilisation que de permettre cela. Mais pourquoi laissez croire que chacun pourrait ou devrait prouver sa valeur par l’obtention d’un diplôme véhiculant une aura intelectuelle ? C’est absurde. Et bon nombres d’élèves, blasés déjà par leurs années de lycées, savent que leurs diplômes ne reflètent que ce que chacun veut croire à leur sujet.

    J’en reviens maintenant aux sujets du baccalauréat en section littéraire : j’évoque seulement deux sujets qui ont été donné aux élèves en philo. Le premier sujet est celui-ci :la perception peut-elle s’éduquer ? J’ai constaté que ce sujet, pour bon nombre de professeurs et la majorité des élèves passait pour un sujet très difficile. C’est consternant. La classe de lettres aurait-elle pour vocation de stériliser la pensée ? De rendre idiot par une éducation curieuse l’intelligence moyenne d’un élève ? Comment, après 14 à 15 laborieuses, années de scolarité un humain peut-il soit ne pas comprendre une telle question ou en démontrer la vacuité, soit ne pas pouvoir en déduire un problème ? Le plus comique est de se eprésenter l’intensité de la réflexion d’une classe qui passe le Bac : un élève peut avoir passé la majeure partie de son existence à l’école et douter du fait que sa perception ait pu être éduqué ? On croit rêver. L’élève éprouve des diffcultés à comprendre que l’éducation forme des représentations ? Sans comentaires...

    Le second sujet est "Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?". Ce qui m’a frappé, c’est la lectures de la réaction quasi-unanime des élèves par rapport au sujet posé. En substance, cette récation consistait à prendre acte de l’idée qui’l existe, en philosophie, au niveau de la terminale, des sujets spécifiques pour les filières litéraires, économiques et sociales, ou scientifiques. Ainsi, ce sujet a été considéré par les élèves de lettres comme étant un sujet inapproprié pour eux. Un sorte de mystère insondable. Une sorte de question obscure que leur culture ne leur permettait pas du tout d’aborder, au contraire du "scientifique" (fliière S). En fait les mots "scientifique" et "vivant" ont tout bloqué : la possibilité de penser, de se servir de ses cours ou de ses lectures, ou de son expérience propre. En quoi réfléchir aux difficultés, par exemple, que peut rencontrer une équipe de biologistes pour tenter de connaître le vivant est-il une entreprise si incroyablement difficile ? Je trouve cette réaction curieuse, car elle suppose que les disciplines sont comme séparés à coup de hache.

    Etpuisquoi







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