• dimanche 19 mai 2013
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
 

Expat2011

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description
 

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 46 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Cet auteur n'a pas encore publié d'article

Derniers commentaires

  • Par Expat2011 (---.---.---.26) 5 août 2012 10:41

    excusez moi, mais qu’est-ce que le fait d’avoir un interlocuteur qui connait mon entreprise et peut m’aider à me développer à l’international a à voir avec le code du travail ? 

  • Par Expat2011 (---.---.---.26) 5 août 2012 10:38

    Ben non, ce n’est pas utopique, ça existe. ... toutes les grandes banques ont des conseillers clientèles pour les PME, et notamment pour celles qui travaillent à l’international.


    il fut un temps où les Allemands, grâce aux subventions,étaient les maîtres du marché de l’énergie solaire, et o`u les entreprises allemandes allaient vendre produits et savoir faire hors d’Europe, notamment en Chine, et en Amérique Latine. 

    Quand vous travaillez sur des chantiers dont le coût est de plusieurs dizaines de millions d’euros, que vous êtes une entreprise de 250 ingénieurs, que êtes chef de file d’un projet de construction, d’un site de production d’énergie solaire et vous faites travailler des dizaines voir plus de sous-traitants, vous n’avez pas les 30, 40 ou 50 Mio d’euros sur votre compte pour garantir que vous allez pouvoir payer vos sous-traitants et faire en sorte que le chantier marche et donc tienne les délais. Surtout si vous avez 2,5, 10 chantiers dans le monde. 

    Donc l’acheteur, l’état ou la ville dont vous avez obtenu le marché vous demandent des garanties bancaires à hauteur du montant de l’investissement. Ce sont les banques qui accordent les garanties. Ça a un prix puisqu’en fait les banques agissent en gros comme une compagnie d’assurance, en cas de pépin. Donc pour avoir à vos côtés une banque qui va se déclarer prête à délivrer à l’acheteur une garantie, une caution d’un montant de plusieurs dizaines de Millions d’euros, prête à payer à votre place en cas de problème, vous passez un contrat avec la banque, qui accepte de vous donner son aide moyennant un prix. 

    Si en face de vous à la banque, vous avez un gus qui ne vous connait pas, ne connait pas la situation de votre entreprise, son histoire, son produit, ses liquidités, ses résultats, ses hypothèques ou non, l’actionnariat etc etc vous n’aurez pas de caution, pas de garantie de la banque.

    Et dans ce cas, vous ne remplissez pas les conditions pour aller vendre votre marchandise hors de chez vous, donc vous changez de métier ... Fonctionnaire par exemple. 

    Et là , je ne parle que de petits chantiers, mais quand vous avez des chantiers comme la construction d’un hôpital ou d’une gare ou d’un aéroport, ce ne sont pas des 10zaines, mais des 100taines de Mios d’euros que la ou les banques doivent garantir. Sur des dizaines de chantiers dans le monde ... demandez à Bouygues ou Hochtief les sommes qu’ils paient chaque année en garanties bancaires, c’est vertigineux de notre côté de la table, mais sommes toutes pas grand chose en face des investissements qui se chiffrent en milliards.

    Donc vouloir séparer les deux activités est une ânerie en terme de compétitivité et d’efficacité. 

    Par contre, bien d’accord pour qu’actionnaires principaux - ceux qui font le tour de table - et conseil d’administration des banques soient soumis à des règles de responsabilité personnelles plus strictes. Et que quand on assiste à des manipulations évidentes des marchés, comme celle du Libor/Euribor, tout ce petit monde se retrouve, et pas seulement les lampistes, devant un tribunal. 

    Et que les sanctions financières soient suffisamment dissuasives pour qu’on assiste à une certaine moralisation de la branche. 

    mais ça ne peut se faire que dans un cadre juridique clair, qui soit suffisamment équilibré pour que l’activité commerciale et industrielle des uns et des autres ne soit pas détruite. 
  • Par Expat2011 (---.---.---.4) 2 août 2012 18:06

    Le problème n’est pas tant de mettre en place le Glass-Steagall Act, qui n’est plus adaptée à la situation du systême bancaire international. 


    Pour beaucoup de petites et moyennes entreprises - pour ne pas parler des gros machins qui de toutes façons ont besoin du schéma de la banque intégrée parce que par essence ces gros machins travaillent à l’international - avoir un seul interlocuteur qui connait bien les dossiers de l’entreprise, ses possibilités, ses finances, ses besoins en garanties bancaires internationales, en liquidités en monnaie étrangère, en avance de fond en monnaies étrangères pour éviter des catastrophes si on se laisse embarquer dans la gestion du cash-flow au gré des variations des taux de changes, avoir donc un seul interlocuteur, en l’occurrence une seule banque ou plusieurs banques mais avec un seul chargé de clientèle par établissement bancaire, c’est aujourd’hui vital.

    Et de toutes façons, ceux qui ont une énergie criminelle trouveront toujours un moyen de continuer de plumer les autres, les petits. Il faut donc laisser les choses en l’état, mais que le législateur se décide enfin à prévoir de mettre en taule ceux des responsables de banques qui se livrent à des magouilles que tout le monde connait. Si par exemple l’Angleterre poursuivait pénalement le patron de la Barclays, et qu’on puisse prévoir qu’en cas de fraude avérée comme dans le cas tout récent de la manipulation des taux Libor-Euribor, les principaux actionnaires, pas les petits qui part définition siègent rarement au CA ou au Directoire, soient eux aussi dans le collimateur de la justice, ça irait déjà mieux.

    D’autre part, il faut se résoudre à accepter qu’une banque, même too big to fail, puisse être mise en faillite, et que dans ce cas, au lieu de l’aider, ce sont les dépôts et les épargnes des individus et des entreprises qui n’y peuvent rien qui sont protégés par les états, pas les responsables, qui comme n’importe quel gérant d’entreprise, serait responsable sur ses biens propres. Ça en ferait réfléchir un paquet. Les traders aussi, si on leur appliquait la même potion. 

    De même, un Etat, comme une entreprise peut faire faillite. Et dans ce cas, on devrait appliquer les mêmes règles que quand une entreprise fait faillite. Et si la faillite est frauduleuse, prison. 

    Les Suisses, à ce titre, appliquent ce systême : si un canton a des problèmes financiers, ou fait faillite, c’est son problème. Aides toi, le ciel t’aidera... conséquence : le niveau d’endettement de la Suisse et surtout de ses collectivités est bien mieux maîtrisé que partout ailleurs, et la responsabilité des élus est passée à la loupe, Rares sont les élus qui ruinent une collectivité territoriale qui sont réélus. 

    Pour le reste, nous ne vivons plus en 1929, les choses ont changé et c’est bien là la grossière erreur de ceux qui croient que le plan Roosevelt 2012 va marcher. 

    La vérité sera comme toujours au milieu du gué : de la rigueur, parce que nous n’avons pas le choix, il faut résorber cette dette immonde dans laquelle nous nous vautrons tous depuis plus de 50 ans en Europe et aux USA, et une combinaison de projets, d’investissements, mais aussi de flexibilité du marché du travail, une refonte du systême fiscal et social . Le dosage est difficile. 

    Et il faudra bien un jour aborder la question des fraudes interfrontalières. Dans certains secteurs d’activités, comme la culture par exemple, certains pays continuent de payer les artistes en espèces si ils le souhaitent. C’est le cas de l’Allemagne, qui une fois la retenue à la source prélevée, accepte que les organisateurs de spectacles paient les artistes en espèces. Résultat, les étrangers de certains pays, notamment ceux du Cub Med, rentrent chez eux et ne déclarent rien. Or dans la majorité des cas, ils sont redevables chez eux d’un complément d’impôt. Et donc à la fin, les Allemands, ou la France qui n’accepte aucun paiement en espèces des artistes, se retrouvent à payer pour soutenir des pays dont certaines catégories de citoyens, riches et moins riches, fraudent allègement le fisc ...

    Ce qui pend au nez de tout le monde, c’est que le fédéralisme aidant, l’Europe vienne contrôler les gens dans leurs pays d’origine. 
  • Par Expat2011 (---.---.---.190) 7 juillet 2012 23:47

    clair net et précis, et je crains malheureusement que vous n’ayez raison !

  • Par Expat2011 (---.---.---.190) 7 juillet 2012 17:14

    @civis1


    bravo, j’approuve totalement votre analyse. 

    « Deux préoccupations retiennent l’attention :
    - qu’injustice ne soit pas faite tant à l’accusé qu’à ses possibles victimes sans perdre de vue que Hormis les faits accidentels, rien ne se passe sans que quelqu’un y ait intérêt.
    -que cette affaire ne signe pas l’avènement d’une police des moeurs cherchant procuration dans un retour de l’ordre moral liberticide. »

    Parfaitement exprimé. 
Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération