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Fanny

Ingénieur retraité

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Derniers commentaires

  • Par Fanny (---.---.---.66) 25 juin 15:20

    J’ai passé le bac math’elem il y a un demi siècle. Découvrant le sujet de maths de terminale S sur Internet, je me suis amusé à le faire. Premier constat : les programmes ont un peu (un peu) débordé sur la math sup de mon époque, en ajoutant en plus les probabilités. Deuxième constat : le niveau de difficulté me paraît comparable à ce que j’ai connu autrefois au bac. Il n’y a pas de baisse de niveau, au moins pour ce qui concerne les sujets. Les problèmes posés demandent de bien connaître les cours et d’être capable d’un peu de réflexion, d’improvisation et de variations autour du programme de l’année. Le problème du tétraèdre n’allait pas de soi (calcul de EM2, M étant paramétré). L’analyse avec la suite Un était plus près du cours, ainsi que les solutions de l’équation Z4… J’ai eu du mal avec les probas, que je n’ai jamais vraiment étudiées : là aussi, il faut réfléchir un peu, sans se tromper. En résumé, pour bien réussir cette épreuve, il fallait une très bonne compréhension du programme de l’année, qui est d’un niveau un peu au dessus de ce que j’ai connu autrefois. Cela me paraît justifié vu l’environnement technologique actuel, qui demande des gens de bon niveau scientifique si l’on veut rester dans le jeu face aux Coréens, Japonais, Chinois, Allemands.... 

  • Par Fanny (---.---.---.66) 16 juin 10:52

    @Fifi


    « Mettre en concurrence tous les salariés d’Europe et du monde, en voilà une idée qu’elle est bonne ! »

     

    Oui, et nous avons perdu une grosse tranche de notre industrie du fait d’un défaut de maîtrise des mécanismes de la mondialisation. La concurrence doit être strictement encadrée et gérée politiquement, ainsi que les migrations économiques. Quand l’industrie automobile française s’est trouvée confrontée à la concurrence japonaise dans les années 80, des mécanismes de régulation de l’ouverture des frontières ont été mis en place, et Renault a finalement pu survivre et s’allier avec Nissan. Rien de cela n’est au programme de nos politiques : notre responsabilité est d’avoir élu des gens sans vision, des irresponsables.

     

    Cela dit, le train de la mondialisation ne s’arrêtera pas (malgré les grèves des agents de la SNCF -).  L’ingénieur ukrainien à 300 € verra son salaire augmenter, et l’ingénieur français à 4000 € verra son salaire baisser. C’est triste pour nous, mais c’est moins dramatique que les guerres qu’ont connues nos aïeux. Nos oligarchies s’enrichissent tout en programmant notre appauvrissement, mais ne nous envoient plus au casse pipe : c’est déjà ça.

     

    Dans ce contexte, la SNCF a intérêt à être confrontée à la concurrence allemande, italienne, espagnole. La refuser, c’est signer sa disparition à terme (son démantèlement, son rachat par d’autres …). Comme nos politiques n’ont aucune stratégie face à la mondialisation (Montebourg ne fait que de la communication), aux syndicats d’en inventer une, sinon ils connaîtront le sort de la sidérurgie… Le repli sur soi, la seule défense des positions acquises est aujourd’hui suicidaire.

  • Par Fanny (---.---.---.66) 16 juin 00:46

    Service public/privé : débat empoisonné. L’histoire (l’URSS) et mon expérience professionnelle m’ont convaincu qu’il faut un minimum de concurrence. Employé toute ma vie d’une entreprise d’abord nationale, puis devenue privée et confrontée à la concurrence internationale, j’ai vécu une lente et forte évolution positive au plan technique, gestionnaire et même moral : confrontée à une rude concurrence, l’entreprise fut obligée d‘évoluer, de nommer les plus efficaces aux postes importants, qui doivent ensuite faire leurs preuves. Cela entraine de la mobilité à tous les niveaux, et c’est la vie. J’aimerais que les employés de la SNCF puissent conserver leurs avantages sociaux justifiés (pas ceux hors d’âge, et pas forcément les voyages gratuits pour le mari de la soeur de la grand-mère -)), et qu’ils fassent l’expérience motivante de la concurrence. Ils seront alors plus heureux comme salariés (la concurrence accroît la compétence, le respect de soi, la fierté en cas de succès), et leurs clients certainement plus satisfaits. Toute la difficulté est de créer les conditions d’une concurrence juste et équilibrée. Ce devrait être le premier objectif des hauts responsables de la SNCF et des politiques. Sans quoi, la SNCF risque de connaître le sort de la SNCM (où la CGT vient de déposer un préavis de grève à partir du 24 juin…)

  • Par Fanny (---.---.---.123) 24 mai 04:19

    @Rensk

    Vous avez sans doute raison. La presse suisse n’est certainement pas non-alignée. Mais dans le détail, elle me paraît plus respectueuse des faits que la nôtre, un peu plus équilibrée. Selon certains, la raison en serait la vocation plus littéraire que journalistique de nos chroniqueurs. Le moindre article devient une sorte de plaidoyer pour ses idées (en fait celles du propriétaire du canard). 

  • Par Fanny (---.---.---.123) 24 mai 02:16

    @Rensk

    Si vous êtes Suisse, je me dois d’amender ou de préciser mon post. Certains journaux suisses pratiquent un journalisme de qualité, en tout cas d’un niveau supérieur à ce que l’on peut lire en France. C’est vrai pour les journaux généralistes, mais aussi (c’est là que je l’ai découvert) dans la presse spécialisée. Le Suisse d’une manière générale est à l’opposé du frimeur. Il observe avec recul, intervient modestement en simulant un zeste de naïveté, sans avoir l’air d’y toucher. Au bout du compte, on se rend compte qu’au-delà de cette attitude qui déroute un peu, c’est très réfléchi et plutôt assez fin. 






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