Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile

Fanny

Ingénieur retraité

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 128 0
1 mois 0 1 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires

  • Par Fanny (---.---.---.51) 11 mai 01:39

    Cet article ne s’intéresse pas à la réalité, mais aux limites d’un débat acceptable. Question importante car brider le débat au-delà du nécessaire conduit à la violence. Zemmour, dans des termes maladroits, décrit une réalité connue de tous, à commencer par notre police qui se sent désarmée face à un phénomène qu’elle ne parvient pas à maîtriser (dont la délinquance des enfants, souvent d’origine étrangère), et jusqu’aux Chinois qui ont décidé de protéger leurs touristes en France. Il suscite ici un débat de forme, plus que de fond.

    Sur le fond, la réalité qui suscite ce débat mériterait d’être mieux connue. Je me pose personnellement une question : quelle proportion des femmes françaises ou étrangères résidant en France, de plus de 18 ans, acceptent de rentrer seules chez elles à 23h30 après une séance de cinéma ? 99% ? 50% ? 10% ? Je n’en ai aucune idée. Et cette ignorance pose problème, dans une société qui se prétend sur-informée. Sur une question aussi élémentaire, nos médias censurent (la question n’est jamais posée). Cette censure peut susciter des craintes infondées et l’adhésion à des discours alarmistes amplifiant celui de Zemmour. A moins que nos médias ne jugent absolument nécessaire de dissimuler la réalité, auquel cas il faudrait se demander pourquoi.

  • Par Fanny (---.---.---.51) 10 mai 01:04

    @Le Kergoat

    Il est cocasse que vous citiez Karol Wojtyla, un parmi les vecteurs les plus efficaces de la percée de l’euro-atlantisme vers l’Est, au nom de l’indépendance et de la liberté. Je ne lui jette pas la pierre, la contrainte économique et politique extérieure (euro-atlantique et mondialiste) étant certainement préférable à la contrainte administrative et policière extérieure (celle de l’URSS), en particulier pour son pays, la Pologne. Ceci dit,  il a raison, il ne faut pas avoir peur si nous voulons être libres, malgré les nombreuses menaces qui pèsent sur nous, mais surtout sur nos enfants et petits enfants…

    Quant à la concurrence de nouveaux pouvoirs mondiaux effaçant progressivement la pesanteur d’un monde unipolaire, avec la montée des économies émergentes, tout ceci est bien réel. Mais je crains que cela n’entraîne un resserrement des rangs dans le camp euro-atlantiste, dans un climat d’affrontement entre pôles, qui rendra encore plus improbable une parole française indépendante et fidèle à sa vocation. 

  • Par Fanny (---.---.---.51) 9 mai 01:42

    Je rebondis sur votre dernière phrase : « au final, c’est nous qui choisissons nos dirigeants ».

    Formellement, cette assertion est juste. Mais l’est-elle vraiment ? Imaginons un instant que la France, ses électeurs, veuillent renouer avec une politique authentiquement gaulliste, ou du moins très différente du mainstream UE-USA en vigueur. Le pourrait-elle ? Je ne le pense pas. Le référendum sur la Constitution de l’UE a marqué les limites de notre pouvoir démocratique. Nous évoluons au sein de l’Europe et de l’Alliance Atlantique dans un système de relations tellement complexes et contraignantes qu’un changement d’orientation paraît inimaginable, sauf à nous précipiter dans l’inconnu : sanctions économiques, isolement, diabolisation, menaces diverses. Nous aurions tôt fait de rentrer dans le droit chemin. Mais cela ne se produira pas, le système de démocratie oligarchique dans lequel nous évoluons ayant suffisamment de moyens de pression financiers, médiatiques, policiers pour nous éviter ce genre d’aventure. Et si malgré tout les Français persistaient, c’est leur vote qui serait tenu pour nul, comme ce fut le cas pour la Constitution de l’UE. Nous vivons en fait sous un régime de liberté surveillée, limitée, et somme toute relativement confortable, ce qui lui permet de durer.

  • Par Fanny (---.---.---.51) 2 mai 01:33

    Le pouvoir d’achat ne cesse d’augmenter depuis des décennies, selon l’INSEE, pendant que le peuple ne cesse depuis quelques années d’avoir l’impression de s’appauvrir, ou du moins d’être en voie d’appauvrissement. En effet, un jeune ouvrier avec femme au foyer et un gosse s’en sortait il y a 50 ans. Pas aujourd’hui : sa femme doit travailler pour que le ménage fonctionne au plus juste. Le confort a certes augmenté : chauffage électrique plutôt que charbon, ascenseurs, médecine de bon niveau ayant globalement progressé, temps de travail diminué, vacances plus longues, équipements domestiques et voitures modernes, vacances par avion sur un autre continent (pour les mieux dotés)… Ces progrès ne sont pas négligeables, et se traduisent par un allongement très important de la vie, mais il faut pour bénéficier de tout ça deux salaires au lieu d’un, avec risque de chômage pour l’un des deux (ou les deux dans le pire des cas). Quid de l’avenir ? Difficile à dire. Il n’y aura pas de ménages à trois, et donc trois salaires (en dépit des récents « progrès » sociétaux) et il n’est pas question de faire travailler ses enfants. Quand on apprend que les salaires en Ukraine tournent autour de 300€/mois, il y a lieu de s’inquiéter, notre pays ne disposant pas de richesses naturelles (mais ses infrastructure et équipements, son climat et sa géographie assez exceptionnels et ses salariés assez efficaces). Le coût de l’énergie sera très important pour le niveau de vie, mais difficile à prévoir. Il me semble que l’argent, la richesse iront de plus en plus aux entreprises et leurs propriétaires, aux salariés les plus instruits pouvant se vendre au plan international, au monde de l’argent (banque, finance), aux parasites (les intermédiaires, les politiques), le reste de la population, soit la grande majorité des Français, devant vivoter/survivre avec l’équivalent de 1000 à 1500 € par mois (pas nécessairement ces chiffres, mais leur équivalent en pouvoir d’achat actuel). Un ménage à 2000 à 3000€/mois de pouvoir d’achat, c’est, je crois, le modèle qui attend nos enfants, du moins la plupart d’entre eux. Quand le médecin lambda et l’ingénieur lambda seront à ces niveaux de salaires, notre société ressemblera alors un peu à une URSS évoluée (les Commissaires européens figurant le Politburo), la grande majorité ayant de quoi vivre/survivre, mais guère plus. Et cela, dans une hypothèse plutôt optimiste (ou pessimiste, comme je le souhaite vivement) ? 

  • Par Fanny (---.---.---.124) 17 avril 22:23

    Quelques chiffres globaux sont cités, ici ou là, mais rarement commentés et expliqués.

    Un commentaire de cet article cite la richesse mondiale : 1,2 millions de milliards de dollars, ou sans doute le double. Existe-t-il une carte du monde qui indiquerait la répartition de ces richesses, un livre qui détaillerait leur composition ?

    Les dérivés (l’économie casino) porteraient sur 700 mille milliards de dollars. Est-ce purement virtuel, ou rattaché quand même pour partie à des biens réels ? Allez savoir… Société Générale et BNP seraient pas mal placées au casino : 50 mille milliards et 30 mille milliards respectivement. Si ces chiffres sont réels, on comprend que Hollande soit l’ami des banques, plutôt que leur ennemi.

    La France a environ 2 mille milliards d’euros de dette. Chiffre à confronter au patrimoine des Français qui serait de 6 mille milliards (logement compris), et à la richesse totale de la France (en comptant les églises, le château de Versailles…) : 12 mille milliards d’euros. En un mot, il suffirait de ponctionner le tiers du patrimoine des Français pour rembourser la dette (mais les créditeurs de la dette deviendraient propriétaires des logements des Français, un peu comme aux US en 2008). Comme Bruxelles a prévu la possibilité de ponctionner les comptes bancaires des particuliers, l’épargne élevée des Français expliquerait peut-être le faible taux d’emprunt de l’Etat français sur les marchés…

    Tout ceci sous réserve, ces chiffres étant glanés au gré d’articles et de commentaires par un non économiste.

    Piketty intéresse les USA pour une raison évidente : la stagnation de la classe moyenne américaine a débuté bien avant chez nous, avec la captation de la croissance par la minorité des riches.