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Fanny

Ingénieur retraité

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  • Premier article le 14/04/2015
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  • Fanny (---.---.---.124) 3 décembre 2014 16:26

    Soral est peut-être un dissident durable. Lui-même a des doutes à ce sujet, quand il évoque son « sacrifice ». Mais il ne sera jamais un leader politique. C’est un « artiste » qui dîne avec Dieu et couche avec le diable.

    Peuples/élites : l’Histoire est faite par des minorités, moins de 10%. Le peuple suit, et toujours dérouille.

    NOM : les plus grandes banques mondiales sont chinoises (n°1 mondial Industrial and Commercial Bank of China, N°2 China Construction Bank). Leurs dirigeants sont chinois. Certes, la Chine forme de grands pianistes classiques (ou de grands banquiers), mais ils n’ont pas encore l’aura des plus grands pianistes occidentaux, souvent juifs. Vous avez raison sur un point : nos « pianistes » sont actuellement en concert en Ukraine. Mais l’Est de l’Ukraine préfère le boïan et la balalaïka. En attendant que les amateurs de grosse caisse ne se réveillent et mettent tout le monde d’accord.

    Sionisme/mondialisation : Daesh vise un nouvel Empire Ottoman, Israël vise le Grand Israël. L’Etat catholique de Soral fait sourire (le sourire de Georges Brassens). Malraux avait raison sur le XXIème siècle. Mais business et religions resteront-ils grands amis,comme aux USA ? En attendant, les USA bombardent pour définir une frontière entre Daesh et le Grand Israël, avant de gérer le business entre ces deux entités.

  • Fanny (---.---.---.147) 1er décembre 2014 21:31

    Les limites de la dissidence, et partant de Soral.

    Le « système », c’est le business plus la trique en cas de révolte, point à la ligne.

    C’est la rentabilité, le retour sur investissement, le payback financier. Plus un bras armé surpuissant pour le contrôle, et pour la conquête de nouveaux territoires. Le reste est marginal.

    Le principe élémentaire du système est simple : l’investisseur emprunte à une banque, la banque imprime les billets et se fait rembourser le prêt avec intérêt. L’investisseur gagne de l’argent sur l’écart entre la rentabilité de son investissement et le taux du prêt. A priori, rien de diabolique, c’est notre quotidien quand on achète un studio pour le louer en vue de notre retraite. Mais de grandes religions ont perçu le danger, il y a de cela mille ou deux-mille ans.

    Pourquoi Saddam Hussein et Kadhafi ont été tués ? Parce qu’ils ont menacé le dollar, instrument central du système protégé par son bras armé. Pourquoi Poutine est dans le viseur de l’OTAN ? Parce qu’il menace le dollar, parce qu’il résiste à voir toute l’Ukraine vendue au business sans limites et à son bras armé, au business avec minimisation du contrôle par l’Etat (selon la norme du Traité Transatlantique).

    Qu’est-ce qui est source de profit ? C’est, entre autres, la « dissidence » au sens large. La dissidence est en effet source d’innovations, donc de profits. Innovations techniques (de loin le plus important, un inventeur ou chercheur est une sorte de dissident), financières, sociétales (GPA…), musicales, littéraires, idéologiques (à la condition de ne pas menacer le business dans son principe de fonctionnement, de ne pas toucher à l’argent).

    Le « système » récupère tout à son profit, et génère la croissance mondiale. Même si dans ce processus certains (nous) perdent des billes alors que d’autres en gagnent (a priori plus nombreux).

    L’avenir de la dissidence est d’être récupérée par le système. Les Soral (l’article l’analyse finement *), Chouard, Robin, Dieudonné et Cie, d’authentiques leaders charismatiques, opiniâtres et courageux, se feront peut-être un jour des « couilles en or ». En tout cas, ils le méritent si on les compare à la médiocrité ambiante (contradiction du système : son besoin de contrôle promeut des médiocres). Pour Zemmour, dissident politico-idéologique de talent que le système parvient tant bien que mal à gérer, c’est déjà fait (les « couilles en or »). Dieudonné est un cas à part car son immense talent lui permet de gagner de l’argent dans une posture dissidente et provocante : il sera intéressant d’observer la suite de son parcours (le système cherche fiévreusement une réponse adaptée à son cas particulier, en tentant de le dépouiller, en mobilisant la toute-puissance répressive de l’Etat instrumentalisé par le système).

    Ce constat désabusé dénie toute vocation révolutionnaire à la dissidence politique/idéologique, et la décrit à la limite comme un carburant, parmi d’autres, d’un système qui se veut durable, mais qui redoute en même temps la survenue d’une crise menaçant sa survie. Mais une crise fatale ne serait sans doute pas le produit de la dissidence à proprement parler, «  l’espoir d’abattre l’Empire » ne peut reposer sur la dissidence mais sur d’autres facteurs tels que : pénurie des ressources non renouvelables étouffant le profit, effondrement de la finance mondiale, effondrement écologique, guerre mondiale... Gare cependant, le système s’est doté de « gardes nationales » prêtes aux répressions les plus féroces : la dictature est une alternative probable en cas d’effondrement.

    On peut toutefois reconnaître, en plein accord avec l’auteur de l’article, un grand mérite à la dissidence : elle éclaire la réalité et ses enjeux, permet de mieux l’évaluer et la comprendre en soulevant la chape de plomb du mensonge, de l’enfumage permanent auquel se livre le système via la maîtrise de tous les canaux de communication mainstream. La dissidence contribue ainsi à la santé publique, à l’équilibre mental des citoyens, en permettant de respirer dans un monde qui devient irrespirable. C’est là une autre contradiction du système : au nom des libertés individuelles s’installe progressivement une société totalitaire (version soft dans les pays riches), celle qui doit gouverner l’homme conformé aux normes mondiales du système, l’homme seul, isolé, coupé de sa culture et de son histoire, l’homme réduit à l’état exclusif de source de profits, en d’autres termes une marchandise parmi d’autres.

    *Je serais plus critique que l’auteur de l’article (excellent par ailleurs) sur un point concernant Soral, sur son appréciation du rôle du peuple juif et de son élite dans l’histoire. Ce peuple fut souvent à « l’avant-garde », que ce soit en bien ou en mal (philosophie, capitalisme, bolchévisme …). Il l’est aujourd’hui en sciences, musique classique, colonisation … Si la musique classique était l’œuvre du diable, les juifs seraient diabolisés, tant ils sont représentés parmi les pianistes, les violonistes les plus brillants. Cette hypothèse est évidemment absurde, mais démontre par l’absurde l’erreur de Soral sur son appréciation de l’élite du peuple juif. Il amalgame sans discernement. BHL n’est pas Attali, qui n’est pas Zemmour, qui n’est pas Chomsky, qui n’est pas Shlomo Sand … Il devrait toujours préciser qu’il critique l’élite politique d’extrême droite israélienne qui rêve de nettoyage ethnique, et ses nombreux soutiens en Occident, en France tout particulièrement. Quant à son amalgame sionisme/mondialisation, c’est très discutable.

  • Fanny (---.---.---.97) 17 novembre 2014 12:53

    « c’est le moment de se rassembler pour retrouver l’indépendance et la souveraineté, et reprendre nos affaires en main... »

    Bien d’accord, nous sommes des millions à le penser. Cela ne dispense pas de faire un état des lieux. De constater que notre avenir est davantage dépendant des péripéties et contradictions du duopole USA/Chine que des initiatives de nos syndicats. Vous-mêmes citez le Dollars, et donc l’économie mondiale, en tant que paramètre à surveiller. Quant à l’économie des USA, ça va, ça vient. Quand elle sera vraiment très délabrée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, il se passera des choses importantes, à coup sûr. Mais personne ne sait dire quoi.

  • Fanny (---.---.---.97) 16 novembre 2014 23:35

    Le monde du travail a été écrasé par les oligarchies. L’accélération du processus de mondialisation, la disparition de l’URSS et la conversion de la Chine, la mise en concurrence des prolétaires des pays pauvres avec ceux des pays développés furent les temps forts et l’instrument de cette défaite. Le processus n’est pas achevé et va sans doute se poursuivre avec la disparition progressive des classes moyennes occidentales (objectif : le salarié précaire à 1000 €/mois). La CGT n’y peut rien tant le rapport de force capital/travail est défavorable au travail. Elle ne peut qu’accompagner le mouvement en essayant de sauver quelques meubles (la SNCF,…). Chacun sent bien qu’une action radicale, type grève illimitée, ne conduirait qu’au désastre. La relative passivité de la Grèce et de l’Espagne démontre que les peuples ne voient pas d’alternative, pas d’issue. Ils savent qu’ils ont été vaincus. Les oligarchies peuvent continuer sans risque de tout rafler à leur profit, ce qu’elles font sans vergogne, avec bonne conscience et les slogans qui vont bien (les droits de l’homme, la démocratie au nom de quoi elles engagent des guerres locales meurtrières). Seule une rupture du processus actuel au plan mondial pourrait changer la donne. Nul ne sait la prévoir aujourd’hui. L’écrasante supériorité militaire des USA et l’équilibre de la terreur, la croissance et donc l’enrichissement des pays en développement nous préservent pour l’instant d’un affrontement direct entre grandes puissances. La guerre de 14/18 a mis fin à la mondialisation de la seconde moitié du XIXème siècle. Rien n’indique pour le moment que le processus de mondialisation du XXIème siècle soit menacé. L’Histoire réserve cependant des surprises, rarement agréables. 

  • Fanny (---.---.---.66) 21 octobre 2014 13:59

    Formidable Zemmour. Il trace la frontière entre deux humanités qui ne se comprennent pas, qui se haïssent. Celle des Pouchkine-d’Anthès, celle des grognards de Napoléon d’une part (il reste encore qqes exemplaires de cette humanité là parmi nous), et celle des « Yes Sir - OK Sir » d’autre part. Ainsi que la frontière entre les paysans-prolétaires - qui criaient « Vive l’Empereur » il y a deux siècles de cela, avant de mourir au combat : ils ne sont plus rien aujourd’hui - d’une part, et les gardiens de leurs comptes en actions CAC40 d’autre part (ceux-là font l’actualité). Ces derniers sont conscients d’être des « lopettes » égocentriques, d’où leur haine, mais peut-on leur reprocher de préférer « lopette » à « viande hachée » (ou jambe coupée à la scie après avoir avalé un litre d’alcool) ? Le problème est que les « lopettes » ont invité chez nous - pour le bien du CAC40 - des millions de prolétaires venus d’Afrique, dont certains sont encore en état de crier « Vive mon Prophète » avant de mourir. Pétain est bien loin, Zemmour s’en moque, ça n’est pas son propos : il dénonce simplement la manipulation sur la préférence nationale = Shoah. L’Histoire s’annonce passionnante.

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