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Fred William Dewitt

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  • Premier article le 03/07/2007
  • Modérateur depuis le 31/07/2009
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Derniers commentaires


  • Fred William Dewitt Fred William Dewitt 31 octobre 2009 10:25

    Les deux pieds dedans.


  • Fred William Dewitt Fred William Dewitt 21 août 2009 19:24

    Je peux pas j’ai poney.


  • Fred William Dewitt Fred William Dewitt 21 août 2009 18:59

    Bonjour,

    Je suis affligé de votre critique (j’ai falli tomber dans le panneau d’écrire ma propre critique en retour). Certes on peut ne pas aimer un film de Tarentino et encore moins le personnage qu’il incarne. Mais un critique cinéma à mon sens devrait savoir preuve de retenue et comprendre pourquoi autant de gens aiment le style et d’autant plus le film.

    J’ai aimé ce film. J’y ai trouvé une leçon de cinema, pas de cinema classique mais de création cinématographique. La liberté de ton et de réalisation apporte un fraicheur inespérée, peut être salvatrice face à l’attendue critique du cinéphile de nouvelle vague qui ne sait pas trouver dans ce cinema, le rajeunissement qu’il a connu d’antant.

    Le scénario est très bien construit. Non il ne tiens pas sur une page, mais il a la particularité d’être ancré dans le dialogue. Les scènes sont très longues, dans chaque particule du dialogue (en anglais, français, italien et allemand, un délice pour les oreilles de passer à cette richesse linguistique dans un seul film, la critique d’ailieurs « Vous les américains vous ne savez que parler anglais ? » est pleine de sens). La dialogue pose des brick ça et là convergent vers un moment de tension qui se construit lentement. Le spectateur voit tout, mais ne sais jamais comment ça va se terminer. La richesse du suspens se trouve grandi, on est presque dans la pièce avec les gens, on decrypte chaque mot, chaque grimace, tentant de comprendre la future issue, en vain. C’est très agréable.

    J’aime pas dire « la référence à » mais c’est obligé avec ce réalisateur. J’ai vu beaucoup de référence au terrible film « Requiem pour un massacre », notamment avec la mort d’Hitler. Analogie qu’on peut faire avec bien d’autre moment. La scène du cinema est evidement une copie de l’idée d’une chambre a Gaz (dans le même film cité, la mise en feu d’une église est mise en scène de la même façon).

    Tarentino semblent avoir abordé beaucoup de symbolisme allemand, comme dans les films de Fritz Lang, le petit film de Dreyfus (joué par mélanie laurent), cette scène donne des frissons à mon sens parce qu’elle est comme les scènes, c’est un long cheminement où jamais le spectateur ne peut deviner l’issue.

    La violence est un exutoire, le film également. Brad Pitt joue admirablement avec son accent terrible de Redneck. Christopher Waltz est admirable également, le prix qu’il a reçu pour l’interprétation est largement mérité.

    Je ne sais pas ce qui gène les gens dans ce film, on est loin d’un blockbuster. Il y a énormément de subtilité qui échappe visiblement à notre critique. Tarentino transgresse la bien séance cinematographique pas uniquement en reécrivant l’histoire, mais aussi en refusant le conventionnel des personnages.

    Si la violence est montré comme un film de série B, elle n’est que le reflet du spectateur qui la regarde. Aussi la mise en abime du film que les acteurs regarde dans le cinema retraçant l’acte héroïque du nazi dans « la fierté de la nation » est très parlante. Vous êtes ce publique, venant enfin voir une guerre mondiale au happy ending, vous venez vous divertir, vous laissez emporter pour quelque temps. Ce n’est pas un divertissement au final, mais bien une transgression. Pas une transgression provocatrice, mais une remise à plat des règles du cinema. Je pense que le festival de cannes est friand des films de tarentino parce qu’ils sont justement des anti-films de cannes.

    Pour le jeu d’esprit, j’ai dit à un proche ceci : « Tu vas voir, ce film c’est comme une fille que tu sais très séductrice, au début tu iras la voir plein de mépris du genre »tu te prend pour qui« , et puis au fur et à mesure tu comprendra pourquoi elle est irrésistible sans même voir comment ». Encore faut il rester à l’écoute, il me semble monsieur le critique que vous vous êtes laissé allé à votre réponse émotionnelle sans avoir pris le temps de digérer, voir de faire une seconde vision.

    Tarentino à la particularité de savoir monter une pression qui nous est connu. Le problème de la confiance : me croit il ? voit il mon jeu ? va t il m’arreter ? déjà bien entamé dans kill bill, chose que dans les films français on a tendance à vite comprendre. Comme un loup, il attend vos déconcentration pour vous frapper au moment ou vous y attendez le moins.

    La photo est très belle, les costumes sympathiques, et ce film n’a que faire que ce soit bien comme il faut, après tout ce n’est pas le but. Pour moi , le but réside dans le sublime dans la transgression et la mise en abime du spectateur dans son propre imaginaire. Celui ou on peut tout changer avec des personnes très complet en terme de répondant.

    Je finirai vous disant que je n’ai pas trouvé ce film parfait. Votre critique me pousse à le défendre, et très honnêtement, j’aime également penser que je peux m’en delecter seul finalement, c’est bien plus intime. Je n’ai pas aimé la réutilisation de plan et même de musique déjà employé dans kill bill. Je n’ai pas aimé le jeu du noir, copain de mélanie laurent dans le film. Je n’ai pas aimé certain plan séquence qui m’ont semblé « fanzy ».

    J’ai aimé le culot, j’ai aimé l’expérience, l’envie de vouloir faire ce qu’on veut tant que ça tiens la route et qu’on trouve des gens pour l’apprécier.

    Peut être une touche narquoise, je pense que lorsqu’une personne se ose à dire dans sa critique : « et je ne suis pas le seul à le penser », c’est qu’il y a bien des problème dans la motivation même de sa critique.

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