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Fredon

Je suis retraité journaliste (La Marseillaise) et habite le Var depuis 32 ans. J’ai trois enfants et sept petits-enfants. Partage les idéaux du communisme dans son acception marxiste, donc humaniste. Souhaite le prolongement et l’élargissement du Front de Gauche, dans le respect de ses composantes. Ainsi que l’essor du mouvement social pour une alternative au libéralisme par la voie démocratique, en France, en Europe et dans le monde.
 

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Derniers commentaires

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    Par Fredon (xxx.xxx.xxx.216) 8 février 08:15

    @oncle archibald
    Le propos de madame Sampéré n’est pas de considérer que tout est blanc dans les écoles publiques et noir dans les écoles privées, catholiques ou pas.
    Pas plus que de brocarder une religion en particulier.
    Mais d’attirer l’attention sur une réalité qui porte préjudice à la qualité de l’enseignement public et par conséquent aux enfants, en premier lieu des milieux populaires, le sous-financement de l’Education nationale qui se traduit par la suppression de postes donc la surcharge des classes et de mauvaises conditions d’enseignement et la possibilité pour d’autres de bénéficier d’un enseignement privé sous contrat, confessionnel ou non, financé par les deniers publics, indépendamment de toute carte scolaire et pas nécessairement meilleur d’ailleurs !
    Cette dualité organisée par la droite se trouve encore renforcée par la volonté de Sarkozy de favoriser l’enseignement privé au détriment de l’école publique, pour des raisons économiques et idéologiques.
    Il ne s’agit nullement de remettre en question la liberté de conscience qui implique entre autre, le droit de pratiquer la religion de son choix.
    C’est la laïcité qui est bafouée, elle repose sur la séparation des Eglises et de l’Etat, l’Etat ayant l’obligation d’assurer à tous les enfants jusqu’à 16 ans un enseignement gratuit et obligatoire, le même pour tous, sous son seul contrôle. Donc sans qu’il soit soumis à l’influence d’une religion ou d’une quelconque idéologie.
    La liberté pour des parents de créer des écoles parallèles ne pouvant se concevoir, pour un laïque, que hors de tout financement public.
    Telle n’est pas la situation en France, cinquante ans après la la loi Debré qui légalisait le financement public des écoles privées sous contrat d’association sur les mêmes bases que les écoles publiques.
    La loi Carle du 10/12/08 va encore plus loin : elle instaure la parité de financement pour les écoles privées accueillant des élèves hors de leur commune de résidence par le biais d’un chèque éducation imposé aux communes de résidence !
    Une semaine plus tard, la République française et le Vatican signaient un accord sur l’enseignement supérieur, entré en vigueur le 1er mars 2009, qui prévoit "la reconnaissance mutuelle des périodes d’études, des grades et des diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité compétente de l’une des parties."
    Que devient l’indépendance de l’Etat ? Et l’indépendance des religions par rapport à l’Etat ?
    Que devient la laïcité ?
    Madame Sampéré a rappelé l’article 1 de la loi de 1905 :"La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte." On en est assez loin. En revanche on se rapproche de la loi Falloux de 1850 !
    Un recours en Conseil d’Etat a été engagé par de nombreuses associations laïques qui demandent l’abrogation des lois Debré, Carle et de l’accord Vatican-Kouchner.
    Faudrait-il laisser faire et ne pas affronter cette réalité ?
    René Fredon

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    Par Fredon (xxx.xxx.xxx.152) 27 janvier 11:55

    @Demesure
    Je ne vous suis pas : j’ai lu, comme tout le monde, de nombreuses informations concordantes dans la presse et sur internet faisant état de la mise au point du président du GIEC, Rajendra Pachauri reconnaissant "la regrettable erreur" qui avait été commise sur la probabilité de la disparition des glaciers de l’Himalaya à l’horizon 2035 ainsi que sur la division par 5 des glaciers de montagne dans le monde. Sans que le GIEC remette en cause les conclusions générales du 4è rapport de 2007. Il ne précise plus de date quant à une éventuelle disparition des glaciers himalayens mais souligne que les pertes massives et généralisées des glaciers devraient s’accentuer au cours du 21è siècle.
    Selon le Sunday Times, le glaciologue autrichien Georges Kaser chercheur à Innsbrück qui avait relu le document en question, dit l’avoir fait remarquer sans que les auteurs ne réagissent.
    Le ministre indien de l’environnement, Jairan Ramelst déclarait, le 19 janvier que "la politique alarmiste du GIEC n’était pas fondée sur une once de preuves scientifiques".
    Je vous avoue ne pas avoir vérifié l’authenticité de toutes ces informations, ni la fiabilité des traductions ? D’autant que le GIEC les confirmait en ordonnant une enquête et en les regrettant. Je ne crois pas avoir inventé les glaciers de montagne.
    Je n’avais pas signalé, dans un premier temps, l’information selon laquelle le laboratoire crée par R. Pachauri aurait reçu 2,5 millions d’euros de subventions européennes plus un fonds américain parce que n’ayant pas, là encore, le moyen de le vérifier et parce que je considère que le problème posé dépasse ce genre de polémique.
    L’objet de mon papier était justement de montrer qu’on pouvait être manipulé donc en toute bonne foi lorsque des informations contradictoires circulent qu’on n’est pas en situation de vérifier quand on n’est pas spécialiste d’une science. Cela n’empêche pas de se poser des questions. D’autant qu’il n’y a rien, à priori, que de plus normal que les chercheurs confrontent leurs travaux...en toute indépendance. Là est la question.
    RF

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    Par Fredon (xxx.xxx.xxx.93) 12 janvier 18:32

    @ddacoudre

    En relatant le succès du premier meeting du Front de Gauche et ses objectifs : ancrer la gauche bien à gauche à l’occasion des Régionales de mars, j’ai tout à fait conscience que cela ne plaise pas à tout le monde. A droite, cela va de soi, à l’extrême droite, plus encore mais aussi à gauche, que ce soit celle qui a gouverné et suscité tant de déceptions au point d’être absente du second tour de la présidentielle en 2002 parce que trop de concessions ont été faites au capital au détriment du monde du travail...pour faire court.
    Mais aussi à l’extrême gauche repliée dans une protestation qui se veut radicale mais demeure inopérante car renvoyant tous les autres partis dans le camp de la "collaboration de classes", et drapée dans une sorte de pureté révolutionnaire qui la voue à l’isolement.
    La démarche du Front de Gauche est, en ce sens, innovante puisqu’elle propose un rassemblement des forces qui, issues des courants traditionnels de la gauche mais ayant tiré les leçons des échecs récents des expériences négatives de ces dernières années, entend non pas se contenter d’une alternance qui ne change rien au fond des politiques qu’elles soient impulsées par la gauche ou par la droite (privatisations, déréglementations, acquis sociaux laminés...en un mot soumission aux critères libéraux).
    Mais une démarche sur un contenu en rupture avec ces critères, qui mette l’économie au service des hommes et non l’inverse qui se traduit, avec le libéralisme, par la privatisation des fruits du travail et la socialisation des pertes.
    C’est plus facile à dire qu’à faire vu l’état des consciences, comme le rappelle Christian Delarue et la méfiance légitime qui s’exprime chez ceux qui sont de plus en plus nombreux à ne pas pouvoir boucler les fins de mois et à ne pas croire en un avenir meilleur.
    Et ce n’est pas le moment de leur dire qu’on va "raser gratis" ! Telle est l’équation à résoudre : il n’y a d’issue à la crise du système capitaliste qu’en étant convaincu qu’on n’est pas condamné à subir un système aussi inégalitaire et qu’on peut en sortir si on décide de s’unir et de lutter pour que la dignité de tous les hommes soit prise en compte.
    C’est du moins le sens que je donne à ce qui pourrait n’apparaître que comme un slogan quelque peu archaïque : "une gauche de combat et de rassemblement".

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    Par Fredon (xxx.xxx.xxx.56) 7 janvier 13:49

    « Nous les sceptiques » : réponse à Jean-Michel Bélouve

     

    Je fais partie de celles et ceux qui ont trouvé suspect le matraquage autour des certitudes énoncées par le GIEC sur le réchauffement climatique anthropique entraînant en France un courant incluant pratiquement toute la classe politique autour de cette pensée unique de « l’urgence à sauver la planète » sous peine de catastrophes irréversibles.

     

    Et je me suis étonné de voir que « tous » les scientifiques étaient convoqués pour confirmer cette pseudo évidence sous peine d’apparaître comme de fieffés conservateurs voire des négationnistes pour ceux qui tentaient de faire entendre un autre son de cloche.

     

    Là-dessus nous sommes d’accord, il y a convergence et je pourrais souscrire à une partie du constat que vous faites, notamment concernant les gesticulations de qui l’on sait converti à la nouvelle religion verte qui nous promet, moyennant quelques sacrifices dont seraient épargnés les plus gros pollueurs, de devenir les maîtres du climat.

     

    Cependant, à y regarder de plus près, nous divergeons fortement sur l’analyse et sur les motivations politiques qui la sous-tendent. Rien d’étonnant.

     

    Je crains que votre défense de l’Etat de droit et votre souci de l’égalité entre les citoyens, comme votre hostilité à toute mesure contraignante vis-à-vis des pollueurs historiques -qui découlent de l’appropriation privée des ressources de la planète depuis des siècles et du système de production, le capitalisme-, ne cachent votre volonté de faire durer le plaisir même s’il faut bien, au moins dans les mots, concéder quelques dispositions de nature à prendre en compte les problèmes d’environnement qui ont pris une dimension gravissime.

     

    Pour dire cela, je m’appuie sur le fait que vous êtes un membre très actif d’un think tank célèbre, l’institut Hayek dont votre fils, Vincent Benard est le directeur. Ce qui est, bien entendu, tout à fait votre droit et n’a rien de choquant.

     

    Comme il est du mien de considérer que ce groupe d’influence mondialement organisé ne professe pas des intentions que je qualifierais de progressistes, bien au contraire. Puisque, dans le prolongement du programme développé dans « la constitution de la liberté » de Friedrich von Hayek, édité en 1960, on y trouve un plaidoyer ardent pour les déréglementations, les privatisations, les réductions des aides au chômage, aux subventions pour le logement social, pas de contrôle des loyers, pas de sécurité sociale solidaire, pas de redistribution par la fiscalité…le moins d’Etat possible, juste pour veiller à la défense du droit sacré de propriété (celui d’exploiter surtout).

     

    Je résume bien sûr mais je ne crois pas trahir la démarche d’ensemble qui a eu de prestigieux adeptes parmi les gouvernements ultra conservateurs des Etats-Unis, d’Angleterre, au Chili, en France et ailleurs. Pas moins de sept prix Nobel, dont Milton Friedman, Maurice Allais et Hayek lui-même. Tachtcher, Reegan entre autres s’en réclamaient. Chez nous Raymond Aron, Alain Madelin incarnent les valeurs issues des théories d’Adam Smith et sans cesse actualisées.

     

    Il s’agit d’un courant de pensée largement influent depuis près d’un demi siècle avec lequel il est intéressant de se confronter aujourd’hui, compte tenu des expériences faites, de l’état du monde et de la planète, des causes de la plus grande crise économique et financière contemporaine qui a tout de même quelque rapport avec le mode de production dominant.

     

    J’ajoute que le gouvernement de Sarkozy est très inspiré par cette doctrine, de toute évidence, mais il semble qu’il ne va pas encore assez vite et assez loin ?

     

    Quand je lis, dans votre dernier commentaire qu’il s’agit « d’une stratégie qui consiste à démanteler l’industrie occidentale au profit de l’industrialisation du tiers-monde », pour déplorer le montant des aides revendiquées par les pays les plus pauvres qui ne leur seront d’ailleurs pas fournies, je me dis que « la haine de l’occident » (titre d’un livre de Jean Ziegler) n’est pas prête de s’atténuer.

     

    Il ne s’agit pas d’ailleurs de démanteler l’industrie occidentale, il s’agit d’économiser les ressources, de prendre en considération l’environnement et pour cela, je le pense, de changer de mode de production pour produire propre, pour partager les ressources et les connaissances  en respectant le droit de tous les peuples au développement. Ce qui suppose notamment, la maîtrise publique du crédit, la définition des biens communs de l’humanité qui ne doivent pas entrer dans les rapports marchands. La dictature du tout marché a fait son temps et suffisamment de ravages.

     

    Il faudra écorner le droit de propriété –sans tomber dans l’étatisme, encore moins dans le totalitarisme- beaucoup plus réglementer et contrôler les mouvements de capitaux, le crédit, faire entrer la démocratie dans les entreprises,  organiser les solidarités, les complémentarités plutôt que la concurrence…Et bien d’autres choses encore. Tous les modèles ont échoué : un autre monde est à inventer.

     

    Le débat n’est pas clos, je souhaite qu’il ait lieu à visage découvert.

     

    René Fredon

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    Par Fredon (xxx.xxx.xxx.83) 31 décembre 2009 12:44

    @Jean-Michel Belouve

    Je ne sais pas si le conseil constitutionnel a pris une décision strictement juridique : le non respect du droit à propos d’une taxe à ce point inégalitaire ou s’il a pris en compte le contexte politique plus général de l’inefficacité d’une telle mesure, donc de son impopularité ?
    Je penche pour la deuxième hypothèse tout en sachant que les membres du conseil constitutionnel diront qu’ils ne se placent que sur le plan juridique.
    Le bouclier fiscal qui permet des dégrèvements scandaleux aux plus riches ferait-il partie des dispositions "égalitaires" ? La fiscalisation des indemnités de sécurité sociale versées aux accidentés du travail n’est-elle pas aussi choquante parce que particulièrement inégalitaire ? L’Etat reprend d’une main une partie des compensations sociales perçues alors que ces personnes ont un gros manque à gagner qui peut durer longtemps !
    On pourrait multiplier à l’infini ou presque les exemples d’atteintes à l’équité sociale, à la dignité des personnes "du bas de l’échelle sociale", de plus en plus nombreuses avec de moins en moins de revenus.
    Pour revenir à la taxe carbon..isée, je constate que les formations, outre l’UMP, qui en avaient défendu le principe tout en critiquant les modalités : le MODEM et les Verts, en rajouteraient même une couche en suggérant au gouvernement de généraliser la taxe et d’en doubler le montant, en y incluant la consommation d’électricité ! Le PS qui avait saisi le conseil constitutionnel revendiquait "un dispositif juste et efficace".
    Seuls le PCF et le PG, représentés au parlement, sont hostiles à toute taxe carbone supplémentaire. Cette taxe doit surtout être payée par les consommateurs de carburants qui n’ont le plus souvent pas le choix. Or la TIPP (2/3 du prix de l’essence) payés par eux, est encaissée par l’Etat et ne sert que très peu à la réduction des pollutions émises par les véhicules, elle n’a guère eu d’incidence dissuasive sur la demande de carburant.
    On ne réussira pas, de mon point de vue, à concilier gestion sociale et développement écologiquement compatible avec le système capitaliste, pollueur historique, ou tout autre système productiviste.
    De même il va bien falloir se résoudre à reconsidérer la question de l’incidence du CO2 émis par l’homme sur le climat, sur laquelle il n’y a aucun consensus scientifique malgré l’éteignoir qu’une certaine pensée unique a tenté de mettre sur le sujet.
    Cela n’affaiblit en rien la nécessité de s’attaquer à toutes les pollutions qui envahissent notre quotidien, menacent les espèces vivantes et la santé publique.
    Autrement dit repenser les conditions de la production, la finalité de l’économie, la place des hommes et leurs droits dans les entreprises, la définition des biens communs non marchands, la maîtrise publique du crédit et des banques...parmi bien d’autres problématiques.
    Il y a beaucoup de grain à moudre pour le débat citoyen.

    René Fredon

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